[Mis à jour : 27/04/2026] Perdre son emploi peut être un vrai coup de massue, encore plus si vous vous faites licencié(e). La question se pose alors de savoir : avez-vous droit au chômage ? Qu’il s’agisse d’une faute simple, grave, lourde ou encore d’un rupture de votre contrat pour raison économique, le chômage suite un licenciement est possible. Mais des conditions sont à respecter. Explications.
Il est important de clarifier une idée reçue : pour percevoir l’ARE, vous devez avoir fait l’objet d’une privation involontaire d’emploi. Cela signifie que si vous quittez votre poste de votre propre initiative sans motif légitime, vous ne serez pas indemnisé. En revanche, si vous vous faites licencié, vous pouvez avoir droit aux allocations chômage.
Beaucoup de salariés pensent à tort qu’une faute grave les empêche de toucher leurs allocations. Mais c’est faux, même en cas de faute grave ou lourde, vous conservez vos droits au chômage. L’administration considère que vous avez perdu votre emploi contre votre gré, peu importe le motif invoqué par l’employeur dans la lettre de licenciement.
Attention : si une faute grave ne bloque pas le chômage, elle vous prive en revanche de vos indemnités de préavis et de votre indemnité légale de licenciement versées par l’entreprise.
En France, tous les modes de rupture du contrat de travail à l’initiative de l’employeur ouvrent droit aux allocations. L’allocation chômage peut donc vous être versée dans les situations suivantes :
Techniquement, on ne parle pas de « licenciement » pour un CDD mais de rupture anticipée ou de fin de contrat. Vous touchez le chômage si votre employeur met fin à votre contrat avant le terme prévu, ou si le contrat arrive à sa date de fin normale.
Pour un CDI, le droit au chômage est effectif dès lors que la procédure de licenciement est terminée et que vous êtes inscrit comme demandeur d’emploi. C’est le cas le plus fréquent qui permet de bénéficier d’une protection sur le long terme selon votre ancienneté.
Pour que votre dossier soit validé par France Travail, vous devez impérativement respecter certains critères en 2026 :
Le calcul de l’ARE repose sur votre Salaire Journalier de Référence (SJR). Ce salaire est établi à partir de vos revenus bruts des deux ou trois dernières années. France Travail compare ensuite deux méthodes et retient la plus avantageuse pour vous :
Le montant de votre chômage n’est pas moins élevé ou plus élevé parce que vous avez été licencié.
La durée d’indemnisation est proportionnelle à votre durée de travail passée. En 2026, les règles de durée maximale sont les suivantes :
Non, en règle générale, ce n’est pas au salarié de rembourser les sommes perçues. Si le Conseil de prud’hommes juge que votre licenciement est abusif ou nul, il peut ordonner à l’employeur de rembourser à France Travail tout ou partie des allocations que vous avez touchées entre votre licenciement et le jugement.
Cette mesure vise à sanctionner l’employeur indélicat. Pour vous, cela n’impacte pas votre reste à vivre, car vous avez déjà perçu ces sommes au titre de votre protection sociale.
Outre l’allocation chômage, vous avez droit à plusieurs compensations financières versées par votre entreprise lors du solde de tout compte :
Vous bénéficiez également de la portabilité de votre mutuelle et de votre prévoyance d’entreprise gratuitement pendant une durée maximale de 12 mois, à condition d’être indemnisé par France Travail.
Après un licenciement, la première étape indispensable est de vous inscrire sur France Travail dès le lendemain de votre dernier jour de contrat. N’attendez pas de recevoir tous vos documents papier, car la date d’inscription détermine le début de vos droits.
Ensuite, rassemblez votre attestation employeur, votre dernier bulletin de salaire et votre RIB.
En réalité, quasiment tous les types de licenciements donnent droit au chômage. Seule la démission ou l'abandon de poste (assimilé à une démission) vous privent des allocations. Quel que soit le motif de licenciement invoqué par l'employeur, France Travail vous versera vos droits si vous remplissez les conditions de durée d'affiliation.
Oui, on touche le chômage après un licenciement, car il s'agit d'une rupture du contrat de travail subie par le salarié. Pour percevoir l'Allocation de retour à l'emploi, vous devez simplement justifier d'une période d'activité suffisante de 6 mois minimum au cours des deux dernières années.
Pour être licencié et toucher le chômage, la procédure doit être engagée par votre employeur. Si vous souhaitez partir, privilégiez la rupture conventionnelle. Si l'employeur prend l'initiative du licenciement, même pour une faute de votre part, vous serez éligible aux allocations de France Travail après votre délai de carence.
Si vous êtes licencié, vos droits incluent le versement de l'allocation chômage (ARE), mais aussi vos indemnités de fin de contrat. Vous avez droit à une indemnité de licenciement, au paiement de vos congés non pris et à la portabilité de votre mutuelle santé pour rester couvert gratuitement durant votre recherche d'emploi.
L'avantage d'être licencié, par rapport à une démission, est la sécurité financière immédiate. Le licenciement vous ouvre les droits aux allocations chômage et vous permet souvent de percevoir des indemnités de rupture. C'est une protection indispensable pour prendre le temps de retrouver un poste sans pression financière excessive.
Si vous êtes licencié, vous avez droit à un accompagnement personnalisé par France Travail et au versement mensuel de vos allocations. Selon votre situation, vous pouvez également prétendre à des aides complémentaires comme des aides à la formation ou au déménagement pour reprendre un travail, ainsi qu'à votre solde de tout compte.
Bonjour
Je souhaite quitter mon entreprise actuelle suite à des problèmes personnels…
Mon employeur me refusant la rupture conventionnelle sous motif que c’est mon choix et pas le leur et que mes 2ans et demi d’ancienneté leur coûte…
on m’a proposé l’abandon de poste …mais déconseillé part toute mes connaissances que dois je faire ?
Aujourd’hui je forme aussi ma successeur qui est déjà sous contrat à l’essai…
Ma seule requête est que l’on m’accorde les moyens de toucher le chômage le temps de me retourner et surtout assurer un revenu minimum pour vivre ( je vis seule avec ma fille)
Si vous avez quelques conseils à me donner je suis preneuse car un peu perdue et surtout très inquiète de ce qu’on peut me faire ou m’enlever comme droit et aussi inquiète que l’on cherche à pas être honnête avec moi
Dans l’attente de vos nouvelles que j’espère rapide car situation express veuillez agréer mes salutations distinguées
Melle Biessy Manon
Bonjour, l’ouverture de vos droits au chômage ne peut se faire que si vous avez perdu involontairement votre emploi. Cela exclu donc la démission, à moins que celle ci ne soit considérée comme légitime (par exemple, pour un déménagement). Notez que si vous ne donner pas votre démission, mais que votre employeur forme déjà votre successeur, il sera peut-être contraint d’accepter une rupture conventionnelle, à l’issue de laquelle vos droits au chômage seront ouverts.
En cas de difficultés dans vos démarches administratives, n’hésitez pas à souscrire à notre service d’accompagnement administratif.