Le licenciement pour faute simple est une situation qui suscite souvent de l’inquiétude. Vous craignez peut-être de ne pas avoir droit au chômage après un licenciement ? Rassurez-vous, même en cas de faute, France Travail peut vous accompagner. Mes Allocs vous explique quels sont vos droits au chômage après un licenciement pour faute simple, quelles conditions vous devez remplir et combien vous pouvez toucher.
Licenciement faute simple et chômage : est-ce possible ?
Avez-vous droit au chômage après un licenciement pour faute simple ?
Oui, vous avez droit aux allocations chômage après un licenciement pour faute simple. En France, tout licenciement est considéré par France Travail comme une privation involontaire d’emploi. Contrairement aux idées reçues, la nature de la faute n’annule pas votre droit à l’Aide au Retour à l’Emploi (ARE). Vous êtes protégé de la même manière qu’un salarié licencié pour motif économique.
Important
Le motif du licenciement n’impacte pas l’ouverture de vos droits au chômage, tant qu’il s’agit d’un licenciement et non d’une démission non légitime.
Rappel : qu’est-ce qu’une faute simple ?
La faute simple est le premier niveau de gravité dans l’échelle des sanctions. Elle se caractérise par une erreur, une négligence ou un manquement à vos obligations professionnelles. Contrairement à la faute grave ou lourde, elle n’est pas jugée assez sérieuse pour rendre votre maintien dans l’entreprise impossible immédiatement. Elle doit toutefois reposer sur une cause réelle et sérieuse.
Licenciement faute simple exemples
Il est parfois difficile de distinguer une simple erreur d’une faute. Voici des situations qui peuvent aboutir sur un licenciement pour faute simple :
- Des retards répétés malgré plusieurs avertissements oraux ou écrits.
- Une erreur de saisie ou d’inattention ayant entraîné une perte légère pour l’entreprise.
- Le non-respect d’une consigne de travail spécifique sans intention de nuire.
Exemple
Marc, comptable, a commis trois erreurs de facturation en un mois après cinq ans sans aucun reproche. Son employeur a décidé de le licencier pour faute simple. Marc pourra percevoir ses allocations chômage normalement.
Existe-t-il un délai de carence pour toucher le chômage après une faute simple ?
Oui, mais ce délai est le même pour tous les demandeurs d’emploi. Il se compose de plusieurs éléments :
- Le délai d’attente forfaitaire de 7 jours qui s’applique systématiquement.
- Le différé de congés payés, calculé selon l’indemnité compensatrice que vous avez reçue.
- Le différé d’indemnité de licenciement si celle-ci dépasse le montant légal.
Quelles conditions remplir pour toucher le chômage à la suite d’un licenciement pour faute simple ?
Pour prétendre au licenciement faute simple chômage, vous devez remplir les conditions habituelles d’affiliation en vigueur en 2026 :
- Justifier d’au moins 6 mois de travail (130 jours ou 910 heures) sur les 24 derniers mois (36 mois pour les plus de 53 ans).
- Être inscrit comme demandeur d’emploi et résider en France.
- Être en recherche active d’un nouvel emploi.
- Ne pas avoir atteint l’âge de la retraite à taux plein.
Vérifiez bien que votre employeur vous a remis votre attestation France Travail, document indispensable pour votre inscription.
Montant de l’ARE après un licenciement pour faute simple
Le montant de votre allocation n’est pas diminué à cause de la faute. Il est calculé selon votre Salaire Journalier de Référence (SJR). En 2026, le montant de votre allocation journalière est celui le plus élevé entre deux calculs :
- 40,4 % du SJR + 13,18 €
- ou 57 % du SJR
Licenciement faute simple indemnités : à quoi avez-vous droit (ou non) ?
Indemnité de licenciement
Oui, vous percevez l’indemnité légale (ou conventionnelle) de licenciement si vous avez au moins 8 mois d’ancienneté ininterrompus dans l’entreprise. C’est l’un des grands avantages par rapport à la faute grave.
Indemnité compensatrice de préavis
Oui, en cas de faute simple, vous effectuez généralement votre préavis. Si votre employeur vous dispense de l’exécuter, il doit vous verser l’indemnité compensatrice de préavis correspondant au salaire que vous auriez dû percevoir.
Indemnité compensatrice de congés payés
Oui, toutes les journées de congés payés acquises mais non prises au moment de la rupture du contrat vous sont payées. Ce montant est intégré dans votre solde de tout compte.
En résumé :
- Le licenciement pour faute simple permet d’ouvrir des droits au chômage (ARE) sans aucune restriction liée à la faute.
- Le montant et la durée de l’indemnisation sont calculés sur les mêmes bases qu’un licenciement classique.
- Contrairement à la faute grave, vous conservez votre indemnité de licenciement et votre préavis.
- Un délai de carence minimal de 7 jours s’applique avant le premier versement par France Travail.
- Le cumul des indemnités de fin de contrat peut décaler la date du premier versement de vos allocations.