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Quels sont les droits de succession entre époux ?

Article rédigé par Sessime Ananou le 11 juin 2024 - 9 minutes de lecture

La succession entre époux est un sujet crucial, surtout dans le cadre de la planification successorale et de la retraite, afin de garantir la protection du conjoint survivant. En France, les règles de succession ont été simplifiées, notamment avec l’exonération totale des droits de succession pour le conjoint survivant depuis 2007. Comprendre les différentes options et droits qui s’appliquent lors du décès d’un époux est essentiel pour assurer une transmission de patrimoine conforme aux souhaits des deux parties et une sécurité financière pour le conjoint, notamment en période de retraite.

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Exonération des droits de succession entre époux

Exonération fiscale totale

Depuis le 22 août 2007, le conjoint survivant bénéficie d’une exonération fiscale totale sur les droits de succession. Cela signifie qu’à la suite du décès de son époux ou épouse, le conjoint survivant n’a pas à payer de droits de succession sur les biens qu’il ou elle hérite. Cette mesure vise à protéger financièrement le conjoint survivant et à simplifier le processus de transmission du patrimoine.

Conditions de l’exonération

Pour bénéficier de cette exonération fiscale totale, certaines conditions doivent être remplies :

  1. Statut du conjoint survivant : l’exonération s’applique uniquement au conjoint survivant légalement marié ou au partenaire lié par un PACS (Pacte Civil de Solidarité).
  2. Délai de déclaration : le conjoint survivant doit respecter les délais légaux pour la déclaration de succession, qui est généralement de six mois à compter du décès en France métropolitaine, et d’un an pour les décès survenus à l’étranger ou dans les DOM-TOM.
  3. Documentations nécessaires : le conjoint survivant doit fournir les documents prouvant son statut, comme le livret de famille ou l’acte de mariage, ainsi que toute autre documentation requise par l’administration fiscale.
  4. Pas de renonciation à la succession : le conjoint survivant ne doit pas renoncer à la succession pour bénéficier de l’exonération.

Cette exonération facilite grandement la transmission du patrimoine au conjoint survivant, en supprimant une charge financière potentiellement lourde et en assurant une meilleure protection financière, notamment pour la période de retraite.

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Les droits de succession du conjoint survivant

En présence d’enfants nés dans l’union

Lorsque le défunt laisse derrière lui des enfants nés de l’union avec le conjoint survivant, ce dernier a deux options pour la succession :

  1. Usufruit de la totalité de la succession : le conjoint survivant peut choisir de bénéficier de l’usufruit de l’ensemble des biens. Cela signifie qu’il peut utiliser ces biens et en percevoir les revenus, mais sans en avoir la pleine propriété.
  2. Pleine propriété d’un quart de la succession : alternativement, le conjoint survivant peut opter pour la pleine propriété d’un quart de la succession. Il dispose alors de ces biens comme il le souhaite, y compris la possibilité de les vendre ou de les donner.

En présence d’enfants nés d’une autre union

Si le défunt a des enfants d’une autre union, la part de la succession du conjoint survivant est différente :

  • Pleine propriété d’un quart de la succession : le conjoint survivant hérite d’un quart de la succession en pleine propriété. Les enfants du défunt, qu’ils soient issus de l’union actuelle ou d’une autre union, se partagent les trois quarts restants de la succession.

En l’absence d’enfants

Lorsque le défunt ne laisse pas d’enfants, la part de la succession du conjoint survivant dépend de la présence d’autres héritiers, notamment des parents du défunt :

  • En l’absence de parents du défunt : le conjoint survivant hérite de la totalité de la succession.
  • En présence des parents du défunt : si les parents du défunt sont vivants, chacun d’eux hérite d’un quart de la succession et le conjoint survivant hérite de la moitié restante. Si un seul parent est en vie, celui-ci hérite d’un quart et le conjoint survivant hérite des trois quarts restants.

Ces dispositions permettent d’assurer une protection adéquate du conjoint survivant, en tenant compte des différents scénarios familiaux possibles.

Options du conjoint survivant

Option légale

Lors du décès de son époux ou épouse, le conjoint survivant dispose de plusieurs options pour le partage de la succession. Ces choix permettent de s’adapter aux différentes situations familiales et aux besoins du conjoint survivant. La loi offre ainsi trois principales options :

  1. Option légale : c’est la répartition par défaut prévue par la loi si le conjoint survivant ne fait pas de choix particulier. Cette option varie selon la composition de la famille, notamment la présence d’enfants issus de l’union ou d’une autre union, ou encore l’absence d’enfants.

Option pour l’usufruit

Le conjoint survivant peut choisir l’option de l’usufruit, qui lui permet de profiter des biens de la succession sans en avoir la pleine propriété. Voici les détails :

  1. Usufruit de la totalité de la succession : le conjoint survivant peut choisir de recevoir l’usufruit de tous les biens de la succession. Cela lui permet d’utiliser ces biens et d’en percevoir les revenus (par exemple, les loyers d’un bien immobilier), mais il ne peut pas les vendre ni les donner. À son décès, la pleine propriété des biens revient aux autres héritiers, généralement les enfants.
    • Avantages : permet au conjoint survivant de maintenir son niveau de vie et de continuer à utiliser les biens communs.
    • Inconvénients : ne permet pas de disposer librement des biens.

Option pour la pleine propriété

Le conjoint survivant peut également choisir de recevoir une part de la succession en pleine propriété, ce qui lui donne le droit de disposer librement des biens hérités. Les options varient selon la situation familiale :

  1. En présence d’enfants nés dans l’union : le conjoint survivant peut opter pour la pleine propriété d’un quart de la succession. Cela signifie qu’il peut utiliser, vendre, ou donner cette part des biens comme bon lui semble.
  2. En présence d’enfants nés d’une autre union : le conjoint survivant hérite automatiquement d’un quart de la succession en pleine propriété. Les trois quarts restants sont partagés entre tous les enfants du défunt.
  3. En l’absence d’enfants :
    • Si le défunt n’a pas laissé d’enfants mais que ses parents sont vivants, chacun des parents hérite d’un quart de la succession et le conjoint survivant hérite des trois quarts restants.
    • Si les parents du défunt ne sont pas vivants, le conjoint survivant hérite de la totalité de la succession.
    • Avantages : offre une liberté totale sur la gestion et la disposition des biens hérités.
    • Inconvénients : peut entraîner une part moins importante des biens comparé à l’usufruit de la totalité.

Ces options permettent au conjoint survivant de choisir la solution la plus adaptée à ses besoins et à sa situation personnelle, en assurant une répartition équitable et fonctionnelle du patrimoine.

Il est important de comprendre le calcul de droit de succession pour anticiper les coûts fiscaux et préparer au mieux cette transition.

Protection du conjoint survivant

Droit au logement

Le conjoint survivant bénéficie d’un droit spécifique au logement familial, qui lui assure un hébergement adéquat après le décès de son époux ou épouse. Voici les principales caractéristiques de ce droit :

  1. Droit temporaire au logement : le conjoint survivant a le droit de rester gratuitement dans le logement familial principal pendant une période d’un an après le décès de son conjoint. Pendant cette période, il peut occuper le logement et utiliser le mobilier qui le garnit, sans avoir à payer de loyer.
  2. Droit viager au logement : si le conjoint survivant souhaite continuer à vivre dans le logement familial au-delà de la période d’un an, il peut demander un droit viager au logement. Ce droit lui permet de rester dans le logement jusqu’à son propre décès, même si ce logement appartient à d’autres héritiers.

Droit d’usage et d’habitation

En plus du droit au logement, le conjoint survivant peut également bénéficier d’un droit d’usage et d’habitation sur d’autres biens de la succession, tels que les biens immobiliers appartenant au défunt. Voici ce que cela implique :

  1. Droit d’usage : le conjoint survivant a le droit d’utiliser les biens de la succession, comme une maison ou un appartement, pour ses besoins personnels pendant une durée déterminée ou jusqu’à son propre décès.
  2. Droit d’habitation : ce droit permet au conjoint survivant de résider dans le logement familial ou dans tout autre bien immobilier appartenant à la succession, généralement jusqu’à son propre décès. Il peut ainsi continuer à vivre dans le logement familial même si celui-ci appartient à d’autres héritiers.

Ces droits visent à assurer la protection et la sécurité du conjoint survivant en lui garantissant un logement adéquat et la possibilité de continuer à vivre dans les biens familiaux, même après le décès de son conjoint. Ils contribuent à préserver le cadre de vie du conjoint survivant et à lui fournir une certaine stabilité après le décès de son conjoint.

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Sessime Ananou
Sessime est rédactrice chez Mes Allocs, spécialisée sur le pouvoir d'achat. Elle rejoint l'équipe Mes Allocs en août 2023 afin de simplifier l'accès à l'information sur les aides en général.


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