[Mis à jour le 06/05/2026] Le congé supplémentaire de naissance entrera en vigueur le 1er juillet 2026. Il permettra à chaque parent de prendre jusqu’à deux mois de congé indemnisé par l’Assurance Maladie, en plus du congé maternité, du congé paternité ou du congé d’adoption. On vous explique ce que cela peut changer pour vous et qui est concerné.
Dans une note publiée le 5 mai 2026 sur la dénatalité, le Haut-commissariat au Plan et à la Stratégie recommande d’aller plus loin en ajoutant un troisième mois d’indemnisation au congé supplémentaire de naissance. Ce mois supplémentaire serait accordé au couple à condition que le père prenne au moins un mois de congé. À ce stade, il s’agit d’une recommandation et non d’une mesure adoptée par le gouvernement.
Le congé parental d’éducation (PreParE), tel qu’il existe aujourd’hui, séduit de moins en moins. D’après une étude de l’OFCE datant de 2021, seulement 0,8 % des pères prennent un congé parental. Sa faible rémunération, 459,70 € en 2026 pour une activité totalement interrompue, éloigne durablement les femmes de l’emploi et décourage les pères d’y recourir.
Avec ce nouveau congé de naissance, le gouvernement met en place un dispositif plus court mais mieux indemnisé. Ce dispositif vise à permettre aux parents de passer davantage de temps avec leur enfant tout en limitant la perte de revenus, et à encourager un meilleur partage du congé entre les deux parents.
Cette réforme intervient dans un contexte de recul marqué de la natalité : selon les données citées dans la note du Haut-commissariat au Plan et à la Stratégie, 644 000 naissances ont été enregistrées en 2025, un niveau très inférieur au dernier pic observé en 2010.
Ce congé de naissance est une nouvelle période de repos rémunéré pour les parents à la suite de la naissance de leur enfant. Il vient compléter le congé maternité ou paternité, et ne remplace pas le congé parental. Le dispositif accorde à chaque parent jusqu’à deux mois supplémentaires de congé après la naissance, avec une indemnisation plus élevée que celle du congé parental actuel. L’indemnisation s’élève à 70% du salaire net le premier mois et, à 60% le second mois.
Ce nouveau droit sera ouvert à tous les parents salariés – mères, pères, couples de même sexe ou adoptants – sous réserve d’une ancienneté minimale, qui reste à définir. Le gouvernement souhaite que le congé soit pris par chacun des parents, séparément ou simultanément, pour encourager le partage des responsabilités.
Pour les salariés, l’indemnisation sera dégressive : 70 % du salaire net antérieur le premier mois, puis 60 % le second mois, dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale, fixé à 4 005 € au 1er janvier 2026. Les modalités précises de calcul et de versement doivent encore être confirmées par décret.
Le nouveau congé de naissance sera mis en place dès juillet 2026. Les salariés et parents d’enfants pourront bel et bien profiter de ce congé de naissance à partir de juillet 2026, pour les enfants nés ou adoptés dès le 1er janvier 2026.
Pour les enfants nés ou adoptés à partir du 1er juillet 2026, le congé devra être pris dans les neuf mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant au foyer. Pour les enfants nés ou adoptés entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, ce délai courra à partir du 1er juillet 2026, soit jusqu’au 31 mars 2027.
Comme pour un congé paternité ou maternité, il faudra prévenir votre employeur au moins un mois à l’avance, en précisant les dates de début et de fin du congé. La demande devra être accompagnée d’un justificatif de naissance ou d’un certificat médical, puis transmise à la CPAM pour déclencher le versement des indemnités. Les modalités exactes seront précisées par décret.
À l’issue du congé, le salarié retrouvera son poste ou un emploi équivalent, avec une rémunération au moins équivalente à celle perçue avant le congé.
Attention à ne pas confondre ! Le congé de naissance de 3 jours prévu par le Code du travail (article L3142-1) est un congé événementiel accordé immédiatement à la naissance de l’enfant. Il est rémunéré à 100 % et précède le congé paternité de 28 jours.
Le nouveau congé de naissance, lui, sera un congé supplémentaire de plusieurs semaines, pris après le congé maternité ou paternité, et indemnisé partiellement par la Sécurité sociale. Il vient compléter, et non remplacer, les dispositifs existants.
Le gouvernement avait d’abord envisagé de remplacer le congé parental par ce nouveau congé de naissance, avant de revoir sa copie. Selon Les Échos, la suppression du congé parental a été jugée « difficilement envisageable à court terme » compte tenu des tensions sur les modes de garde.
Une réforme du congé parental est tout de même prévue : sa durée, son indemnisation et sa flexibilité devraient évoluer. L’objectif affiché reste le même : encourager un partage équitable du temps entre les deux parents et réduire les inégalités professionnelles.
Mais à l’heure actuelle, le congé parental reste accessible jusqu’aux trois ans de l’enfant, pour environ 400 euros par mois.
Non, pas immédiatement. Le congé parental reste en place pour le moment. Le nouveau congé de naissance sera une option supplémentaire pour les parents souhaitant une pause plus courte mais mieux indemnisée.
Oui, il viendra en complément, et pourra être pris immédiatement après la fin du congé maternité ou paternité.
Le congé supplémentaire de naissance concernera l’ensemble des assurés actifs : salariés du privé, fonctionnaires, agents contractuels de droit public, militaires, indépendants, non-salariés agricoles et assurés des régimes spéciaux, sous réserve de respecter les conditions d’ouverture des droits.
Le nouveau congé de naissance est une période supplémentaire de plusieurs semaines.
Vous serez indemnisé à hauteur de 70% de votre salaire net le premier mois, et, à 60% le deuxième mois.
Les parents d’enfants nés ou adoptés entre le 1er janvier et le 30 juin 2026 pourront bénéficier du congé supplémentaire de naissance à partir du 1er juillet 2026.
Le nouveau congé de naissance sera en vigueur à partir de juillet 2026.
C'est le Président Emmanuel Macron qui a annoncé en janvier 2024, le nouveau congé parental pour "initier un réarmement démographique" face à la baisse de la natalité.
Le nouveau congé naissance dure un ou deux mois, au choix des parents.
En 2026, si je suis au 7e mois de grossesse en janvier et que je prends un congé naissance un peu plus tard, est-ce que le nouveau régime s’applique automatiquement, ou il y a des règles selon la date de l’accouchement ?
Bonjour Elias, cela dépend en principe de la date d’entrée en vigueur du nouveau dispositif et des règles transitoires prévues par les textes, souvent liées à la date de naissance de l’enfant plutôt qu’au seul début de grossesse. Si l’accouchement ou le début du congé intervient après la mise en place effective en juillet 2026, le nouveau régime pourra s’appliquer, mais il faudra vérifier les conditions exactes lorsqu’elles seront publiées. Tant que les modalités complètes ne sont pas connues, mieux vaut rester prudent sur les cas à cheval entre l’ancien et le nouveau système.