La taxe foncière est un impôt local payé chaque année par les propriétaires de biens immobiliers. Elle concerne aussi bien les logements (maisons, appartements) que les terrains ou encore certains locaux professionnels. Cet impôt est dû par toute personne qui détient un bien immobilier au 1er janvier de l’année d’imposition.
Deux catégories sont assujetties :
Le montant de la taxe foncière est encaissé par les collectivités territoriales (communes, intercommunalités), qui votent chaque année les taux applicables. L’État, via la Direction générale des Finances publiques (DGFiP), est chargé de la collecte.
En 2026, comme les années précédentes, sont concernés :
En revanche, les locataires ne sont pas redevables de cet impôt. Ils restent toutefois soumis à d’autres taxes comme la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM), souvent répercutée dans les charges.
La DGFiP prévoit chaque année un calendrier précis pour l’envoi des avis d’imposition. Les dates de mise à disposition des avis de taxe foncière 2026 n’ont pas encore été publiés dans le détail. Habituellement, les avis sont disponibles à la fin de l’été pour les contribuables non mensualisés, puis plus tard en septembre pour les contribuables mensualisés.
En 2025, les avis avaient été mis en ligne à partir du 28 août pour les non mensualisés et à partir du 20 septembre pour les mensualisés.
En cas de retard, une majoration de 10 % est appliquée. Cette pénalité est déclenchée si vous n’avez pas payé dans les 45 jours suivant la mise en recouvrement. Mieux vaut donc anticiper pour éviter d’alourdir la facture.
En 2026, les valeurs locatives cadastrales sont revalorisées automatiquement de 0,8 %. Cette hausse nationale s’applique même si la commune ne modifie pas ses taux. Le montant final peut toutefois augmenter davantage si la commune ou l’intercommunalité vote une hausse de taux.
En moyenne, la taxe foncière s’élevait en 2024 à :
Avec la revalorisation nationale de 0,8 % prévue en 2026, voici quelques exemples en tableau :
| Montant payé en 2025 | Montant estimé en 2026 (+0,8 %) |
| 500 € | 504 € |
| 800 € | 806,40 € |
| 1 000 € | 1 008 € |
| 1 500 € | 1 512 € |
| 2 000 € | 2 016 € |
Le calcul de la taxe foncière repose sur la valeur locative cadastrale du bien, c’est-à-dire le loyer théorique qu’il pourrait produire s’il était loué. Cette valeur est réduite de 50 % : on obtient alors le revenu cadastral.
À ce revenu cadastral s’appliquent différents taux votés par :
Si vous estimez que le montant est erroné, vous pouvez déposer une réclamation de taxe foncière jusqu’au 31 décembre 2026.
Les démarches possibles :
Vous pouvez régler votre taxe foncière par différents moyens :
Les propriétaires qui souhaitent étaler le paiement de leur taxe foncière 2026 peuvent encore demander la mensualisation jusqu’au 30 juin 2026. Cette option permet d’éviter un paiement en une seule fois à l’automne.
En cas d’adhésion entre le 1er janvier et le 30 juin, la mensualisation peut prendre effet dès l’année en cours : le premier prélèvement intervient le mois suivant l’adhésion. Les mensualités déjà “manquées” depuis janvier font alors l’objet d’un rattrapage sur les premières échéances.
La démarche se fait depuis l’espace particulier sur impots.gouv.fr, rubrique Paiements, ou auprès du centre des finances publiques.
La mensualisation permet de lisser le paiement sur l’année. Entre janvier et octobre, vous versez chaque mois un dixième du montant payé l’année précédente. Lorsque le montant définitif est connu, une régularisation est effectuée à l’automne.
Pour en bénéficier dès 2026, il faut adhérer à la mensualisation au plus tard le 30 juin 2026. Passé cette date, l’adhésion ne prendra effet que pour l’année suivante.
Certaines personnes peuvent bénéficier d’une exonération de la taxe foncière, totalement ou partiellement :
Ces exonérations nécessitent de remplir une déclaration H1 (maison) ou H2 (appartement) dans les 90 jours suivant la fin des travaux.
Le dégrèvement diffère de l’exonération : il s’agit d’une réduction du montant dû.
En 2026, vous pouvez bénéficier d’un dégrèvement ou d’une réduction de taxe foncière dans certaines situations, notamment si :
En 2025, certains bénéficiaires de l’AAH, de l’ASPA ou de l’ASI, ainsi que les personnes âgées de plus de 75 ans sous conditions de revenus, peuvent être exonérés.
Les contribuables âgés de plus de 75 ans au 1er janvier de l’année d’imposition peuvent bénéficier d’une exonération de taxe foncière sur leur résidence principale, sous conditions de revenus. En 2026, il faut donc avoir plus de 75 ans au 1er janvier 2026.
La taxe foncière doit être payée par la personne propriétaire ou usufruitière d’un bien immobilier au 1er janvier de l’année d’imposition. Les locataires ne paient pas la taxe foncière, même si certaines charges, comme la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, peuvent leur être répercutées.
Certaines personnes peuvent être exonérées de taxe foncière selon leur âge, leurs revenus ou les allocations qu’elles perçoivent, comme l’ASPA, l’ASI ou l’AAH. Certains biens peuvent aussi ouvrir droit à une exonération temporaire, par exemple les logements neufs ou les logements ayant fait l’objet de travaux d’économies d’énergie, selon les règles applicables dans la commune.
Non, la taxe foncière ne dépend pas directement du nombre de personnes vivant dans le logement. Elle est calculée à partir de la valeur locative cadastrale du bien et des taux votés par les collectivités locales. La situation du propriétaire peut toutefois jouer pour certaines exonérations ou certains dégrèvements.
Pour bénéficier de certaines exonérations ou dégrèvements de taxe foncière en 2026, le revenu fiscal de référence de 2025 ne doit pas dépasser les plafonds fixés par l’administration fiscale. Ces seuils varient selon le nombre de parts fiscales du foyer. Il est donc nécessaire de vérifier le plafond applicable à votre situation sur votre avis d’imposition ou auprès de l’administration fiscale.
Je deviens propriétaire fin 2025 d’un appartement en copropriété : qui paie la taxe foncière et comment se fait le prorata entre l’ancien et moi ? Et si je n’ai pas reçu d’avis à temps, que faire ?
Bonjour Louisa, en principe, la taxe foncière est due par la personne propriétaire du bien au 1er janvier de l’année. Lors d’un achat en cours d’année, le partage au prorata entre vendeur et acquéreur n’est pas automatique vis-à-vis des impôts : il dépend généralement de ce qui a été prévu dans l’acte de vente signé chez le notaire. Si vous n’avez pas reçu d’avis, vous pouvez vérifier votre espace fiscal en ligne ou contacter votre centre des finances publiques. En cas de doute sur votre situation, vous pouvez aussi simuler votre impôt.