[Mis à jour le 12/06/2026] Vous vous demandez quelle maladie permet de toucher l’AAH ? Il n’existe pas de pathologie permettant de remplir automatiquement les conditions d’éligibilité à l’AAH. La MDPH évalue surtout les conséquences de la maladie sur votre quotidien, votre autonomie et votre capacité à travailler. Mes Allocs vous explique quelles maladies peuvent être concernées et comment votre situation est étudiée.
Non, il n’existe pas de liste officielle de maladies donnant automatiquement droit à l’AAH. Autrement dit, avoir une maladie reconnue, même grave ou chronique, ne suffit pas toujours à obtenir l’allocation.
L’AAH n’est pas attribuée uniquement en fonction du nom d’une pathologie. Une personne atteinte d’une maladie chronique, psychique, neurologique ou invalidante peut déposer une demande, mais la décision dépend de l’évaluation réalisée par la MDPH et la CDAPH.
C’est pourquoi les listes de maladies pour toucher l’AAH sont toujours indicatives. Elles permettent de donner des exemples de pathologies pouvant être étudiées, mais elles ne garantissent pas l’obtention de l’allocation.
Pour aller plus loin, vous pouvez aussi consulter notre guide dédié aux maladies reconnues par la MDPH, qui détaille les pathologies pouvant être prises en compte dans une demande liée au handicap.
La MDPH et la CDAPH étudient chaque situation individuellement. Elles prennent en compte le diagnostic médical, mais aussi les conséquences concrètes de la maladie : douleurs, fatigue, perte d’autonomie, difficultés à se déplacer, besoin d’aide humaine, troubles cognitifs, isolement, hospitalisations, traitements lourds ou impossibilité de travailler durablement.
Deux personnes atteintes de la même maladie peuvent ne pas obtenir la même réponse de la MDPH. Tout dépend de l’intensité des symptômes, de l’évolution de la pathologie, des traitements suivis et de l’impact réel sur l’autonomie ou l’emploi.
Plusieurs maladies ou troubles peuvent être étudiés dans le cadre d’une demande d’AAH, à condition qu’ils entraînent des limitations importantes et durables. La liste ci-dessous est indicative : elle permet d’identifier les grandes familles de pathologies souvent concernées.
| Type de maladie ou trouble | Exemples de maladies ou handicaps | Ce que la MDPH peut regarder |
| Troubles psychiques | Dépression sévère, bipolarité, schizophrénie, troubles anxieux sévères, agoraphobie | Capacité à vivre seul, stabilité de l’état de santé, hospitalisations, suivi médical, isolement, capacité à travailler |
| Troubles neurologiques | Sclérose en plaques, épilepsie sévère, maladie de Parkinson, migraine chronique invalidante | Fatigue, douleurs, troubles moteurs, crises, troubles de l’équilibre, autonomie dans les gestes quotidiens |
| Troubles du neurodéveloppement | Autisme, TDAH, troubles DYS sévères, déficience intellectuelle | Communication, autonomie sociale, apprentissages, adaptation à l’environnement, insertion professionnelle |
| Maladies chroniques inflammatoires | Maladie de Crohn, rectocolite hémorragique, polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante | Douleurs, poussées, fatigue chronique, mobilité, traitements, arrêts de travail répétés |
| Maladies métaboliques ou viscérales | Diabète avec complications, insuffisance rénale, maladies respiratoires sévères, maladies cardiaques invalidantes | Complications, traitements lourds, hospitalisations, essoufflement, autonomie, capacité à maintenir une activité |
| Cancers et suites de cancer | Cancer en cours de traitement, récidive, séquelles importantes après traitement | Fatigue, douleurs, effets secondaires, perte d’autonomie, séquelles physiques ou psychiques |
| Déficiences sensorielles | Surdité, malentendance sévère, malvoyance, cécité | Communication, déplacements, accès à l’information, autonomie, besoin d’équipements ou d’aide humaine |
| Handicaps moteurs | Paralysie, amputation, arthrose sévère, troubles locomoteurs importants | Déplacements, gestes du quotidien, douleurs, besoin d’aide technique, adaptation du logement ou du poste de travail |
| Maladies rares ou évolutives | Maladies génétiques, maladies neuromusculaires, pathologies dégénératives | Évolution de la maladie, perte d’autonomie, besoins d’accompagnement, retentissement sur la vie sociale et professionnelle |
Cette liste n’est pas exhaustive. Une maladie absente du tableau peut tout à fait être prise en compte par la MDPH si elle entraîne un handicap important et durable.
L’AAH n’est pas attribuée en fonction d’un simple diagnostic. Elle dépend principalement du taux d’incapacité reconnu par la CDAPH.
Pour bénéficier de l’AAH, il faut présenter :
Cela signifie qu’une maladie peut être prise en compte par la MDPH sans pour autant ouvrir automatiquement droit à l’AAH. Tout dépend du niveau de handicap reconnu.
La MDPH cherche à comprendre comment la maladie vous limite concrètement : difficultés à vous déplacer, douleurs, fatigue, perte d’autonomie, besoin d’aide, impossibilité de travailler ou difficultés à conserver un emploi.
Une même pathologie peut donc être évaluée différemment selon les personnes. Ce n’est pas seulement le nom de la maladie qui compte, mais son impact réel sur votre quotidien.
Certaines maladies ou troubles sont peu visibles extérieurement, mais peuvent être très invalidants. C’est le cas, par exemple, de douleurs chroniques, d’une fatigue intense, de troubles cognitifs, d’une anxiété majeure ou de symptômes imprévisibles.
Dans ce type de situation, il est important de bien documenter les conséquences de la maladie dans le dossier MDPH.
Pour évaluer une maladie invalidante, la MDPH s’appuie sur les éléments transmis dans le dossier, notamment le certificat médical, les comptes rendus spécialisés et la description de votre quotidien.
L’équipe pluridisciplinaire de la MDPH peut examiner plusieurs éléments :
L’équipe pluridisciplinaire de la MDPH peut regarder les difficultés rencontrées au quotidien : se déplacer, se laver, s’habiller, communiquer, se concentrer, gérer ses démarches, sortir seul ou accomplir les gestes essentiels de la vie courante.
Elle peut aussi tenir compte des douleurs, de la fatigue, des troubles psychiques, cognitifs ou sensoriels, ainsi que du besoin d’aide humaine, d’équipements ou d’aménagements.
Pour certaines demandes d’AAH, la MDPH évalue aussi la capacité à accéder à un emploi ou à le conserver durablement. Elle peut tenir compte des arrêts de travail répétés, de l’impossibilité de tenir un rythme régulier, des limitations physiques ou psychiques, ou encore du besoin d’un environnement de travail adapté.
Le certificat médical ne doit pas seulement mentionner le nom de la maladie. Il doit expliquer ce que la pathologie vous empêche de faire, ce que vous faites avec difficulté, les aides nécessaires et les conséquences sur votre vie sociale ou professionnelle.
Oui, une dépression peut ouvrir droit à l’AAH si elle est sévère, durable et fortement invalidante. La MDPH peut notamment regarder les hospitalisations, le suivi psychiatrique, les traitements, les rechutes, l’isolement, les troubles de la concentration ou l’incapacité à travailler durablement.
Une dépression légère ou passagère ne suffit généralement pas. Ce qui compte, c’est le retentissement réel sur l’autonomie et la vie sociale ou professionnelle.
Oui, un cancer peut justifier une demande d’AAH lorsque la maladie, les traitements ou les séquelles entraînent une perte importante d’autonomie ou une impossibilité de travailler. La MDPH peut prendre en compte la fatigue, les douleurs, les effets secondaires des traitements, les hospitalisations ou les conséquences physiques et psychologiques de la maladie.
L’AAH n’est donc pas accordée automatiquement à toutes les personnes atteintes d’un cancer, mais elle peut être étudiée si la situation entraîne un handicap durable.
Oui, la maladie de Crohn peut être prise en compte dans une demande d’AAH si elle provoque des symptômes importants : douleurs abdominales, fatigue chronique, diarrhées fréquentes, poussées sévères, hospitalisations, opérations ou difficultés à maintenir une activité professionnelle.
La MDPH évalue surtout la fréquence des crises, leur intensité et leur impact sur la vie quotidienne. Une maladie de Crohn stabilisée n’aura pas forcément les mêmes conséquences qu’une forme sévère ou compliquée.
Oui, la sclérose en plaques peut ouvrir droit à l’AAH lorsque les symptômes entraînent une limitation importante de l’autonomie ou de la capacité de travail. La MDPH peut regarder les troubles moteurs, la fatigue intense, les douleurs, les troubles de l’équilibre, les difficultés cognitives ou l’évolution de la maladie.
Comme pour les autres pathologies, la décision dépend du retentissement concret de la maladie, et non du seul diagnostic.
Le diabète ne donne pas automatiquement droit à l’AAH. En revanche, il peut être étudié par la MDPH lorsqu’il entraîne des complications importantes : troubles de la vision, atteintes neurologiques, insuffisance rénale, amputations, malaises répétés ou traitements particulièrement contraignants.
La MDPH cherchera à savoir si le diabète limite fortement l’autonomie, les déplacements, la sécurité au quotidien ou l’accès à l’emploi.
Oui, l’autisme peut ouvrir droit à l’AAH si les troubles entraînent des difficultés importantes dans l’autonomie, la communication, les interactions sociales ou l’insertion professionnelle. La MDPH peut prendre en compte le besoin d’accompagnement, les troubles sensoriels, les difficultés d’adaptation, l’anxiété ou l’impossibilité de travailler dans un environnement ordinaire.
L’évaluation dépend du niveau d’autonomie de la personne et des conséquences du trouble dans sa vie quotidienne.
Oui, la surdité ou une perte auditive importante peut justifier une demande d’AAH si elle entraîne des difficultés majeures de communication, d’accès à l’information ou d’insertion professionnelle. La MDPH peut tenir compte du degré de perte auditive, de l’appareillage, de la lecture labiale, de la langue des signes ou du besoin d’adaptations spécifiques.
Une déficience auditive légère n’aura pas forcément le même impact qu’une surdité profonde ou mal compensée.
Oui, la polyarthrite rhumatoïde peut être prise en compte si elle provoque des douleurs importantes, une fatigue chronique, des déformations articulaires, une perte de mobilité ou des difficultés à effectuer les gestes du quotidien.
La MDPH peut aussi regarder les poussées inflammatoires, les traitements, les effets secondaires et l’impact de la maladie sur la capacité à exercer une activité professionnelle.
Si votre maladie n’apparaît pas dans une liste, cela ne signifie pas que vous ne pouvez pas toucher l’AAH. Les listes de maladies sont toujours indicatives. La MDPH peut étudier toute pathologie, tout trouble ou tout handicap dès lors qu’il entraîne des conséquences importantes et durables sur votre vie quotidienne.
L’objectif est de bien expliquer votre situation. Votre dossier doit montrer :
Il est utile de demander à votre médecin de détailler les conséquences fonctionnelles de votre maladie. Un dossier qui décrit seulement le diagnostic est souvent moins complet qu’un dossier qui explique précisément le retentissement de la pathologie.
Même si votre maladie est rare, invisible ou mal connue, elle peut être étudiée si elle entraîne un handicap reconnu par la MDPH.
Oui, vous pouvez contester un refus d’AAH auprès de la MDPH. Il est conseillé d’ajouter des justificatifs médicaux complémentaires pour mieux montrer l’impact de votre maladie sur votre autonomie, votre quotidien ou votre capacité à travailler.
Il n’existe pas de liste officielle de 30 maladies reconnues automatiquement par la MDPH. Une maladie peut être étudiée si elle entraîne des conséquences importantes et durables sur la vie quotidienne, l’autonomie ou l’accès à l’emploi.
Oui, une dépression peut ouvrir droit à l’AAH si elle est sévère, durable et fortement invalidante. La MDPH regarde surtout son impact sur l’autonomie, la vie sociale et la capacité à travailler.
Une demande d’AAH peut être refusée si le taux d’incapacité est jugé insuffisant ou si la maladie ne limite pas assez l’autonomie ou l’accès à l’emploi. Un dossier médical trop peu détaillé peut aussi fragiliser la demande.
Vous pouvez justifier votre demande avec un certificat médical détaillé, des comptes rendus de spécialistes, des bilans, des ordonnances ou des attestations de suivi. Ces documents doivent montrer les conséquences concrètes de la maladie au quotidien.
Oui, les troubles psychiques ou mentaux peuvent être pris en compte s’ils entraînent un handicap important et durable. La MDPH évalue leur impact sur l’autonomie, les relations sociales et la capacité à travailler.