Démission et chômage : comment toucher l’ARE ?
[Mis à jour : 18/06/2026] En principe, une démission ne permet pas de toucher le chômage, car elle correspond à une rupture volontaire du contrat de travail. Mais certaines situations peuvent ouvrir droit à l’ARE : démission légitime, reconversion professionnelle, démission en cours d’indemnisation ou réexamen après 121 jours. Mes Allocs vous explique dans quels cas précis vous pouvez toucher le chômage après une démission.
Peut-on toucher le chômage après une démission ?
En 2026, une démission n’ouvre en principe pas droit au chômage, car l’ARE est réservée aux personnes privées involontairement d’emploi. Toutefois, France Travail peut indemniser un salarié démissionnaire dans quatre situations principales :
- La démission est considérée comme légitime ;
- La démission s’inscrit dans un projet de reconversion professionnelle, de création ou de reprise d’entreprise ;
- La démission intervient alors que vous êtes déjà en cours d’indemnisation ;
- Votre situation est réexaminée après 121 jours sans allocation.
En dehors de ces cas, une démission ne permet généralement pas de toucher le chômage. Avant de démissionner, il est donc conseillé de vérifier votre situation auprès de France Travail.
Quel est votre cas après une démission ?
Selon votre situation, les conditions pour toucher le chômage après une démission ne sont pas les mêmes :
- Si votre démission est justifiée par un motif reconnu, consultez notre guide sur le chômage après une démission légitime.
- Si votre démission n’est pas considérée comme légitime, consultez notre guide sur le chômage après une démission non légitime.
- Si vous quittez votre emploi pour changer de métier, créer ou reprendre une entreprise, consultez notre guide sur le chômage après une démission pour reconversion.
- Si vous avez retravaillé après votre démission, consultez notre guide sur le temps de travail nécessaire après une démission.
- Si vous êtes fonctionnaire ou agent de l’Éducation nationale, consultez nos guides dédiés à au chômage après une démission dans la fonction publique ou dans l’Éducation nationale.
Que faire si votre démission n’est pas légitime ?
Si votre démission n’est pas reconnue comme légitime, France Travail peut refuser votre demande d’ARE. Vous pouvez toutefois demander un réexamen de votre situation après 121 jours sans allocation. Pour cela, vous devrez montrer que vous avez recherché activement un emploi pendant cette période.
Pour connaître les démarches à effectuer, consultez notre guide sur le chômage après une démission non légitime.
Comment toucher le chômage après une démission ?
Pour toucher les allocations chômage après une démission, vous devez d’abord vous inscrire à France Travail dès la fin de votre contrat. Votre dossier sera ensuite étudié selon votre situation : démission légitime, projet de reconversion professionnelle, démission en cours d’indemnisation ou demande de réexamen après 121 jours sans allocation.
Vous devrez fournir les justificatifs liés à votre motif de démission, participer à l’entretien avec votre conseiller France Travail, puis actualiser votre situation chaque mois. Si votre démission n’est pas reconnue comme légitime, l’ARE peut être refusée dans un premier temps. Vous pourrez toutefois demander un réexamen de votre dossier après 121 jours, à condition de prouver vos démarches de recherche d’emploi.
Après une démission, combien de temps faut-il pour toucher le chômage ?
Le délai pour toucher le chômage après une démission dépend de votre situation. Si votre démission est reconnue comme légitime ou si votre projet de reconversion est validé, vous pouvez être indemnisé après votre inscription à France Travail, sous réserve de remplir les conditions classiques d’accès à l’ARE. Un délai d’attente minimum de 7 jours peut toutefois s’appliquer.
Si votre démission n’est pas reconnue comme légitime, vous ne toucherez pas le chômage immédiatement. Vous devrez attendre 121 jours, soit environ 4 mois, avant de pouvoir demander un réexamen de votre situation à l’instance paritaire régionale. En cas de décision favorable, l’allocation peut être attribuée à partir du 5e mois suivant la démission.
Les principales situations qui peuvent ouvrir droit au chômage
Les démissions dites “légitimes”
Une démission peut être considérée comme légitime dans certaines situations précises : déménagement pour suivre son conjoint, violences conjugales, non-paiement du salaire, acte délictueux subi au travail, échec d’une création d’entreprise ou encore certains cas de reprise d’emploi.
Pour vérifier si votre motif entre dans la liste et connaître les justificatifs à fournir, consultez notre guide sur le chômage après une démission légitime.
Projet de reconversion professionnelle
Vous pouvez démissionner et toucher le chômage si vous avez un projet de reconversion professionnelle, de création ou de reprise d’entreprise. Le projet doit être préparé avant la démission, accompagné par un CEP et validé comme réel et sérieux. Le droit au chômage après une démission pour reconversion concerne principalement les salariés en CDI de droit privé remplissant une condition d’activité suffisante.
Démission en cours d’indemnisation
Après une démission d’un CDD ou d’un CDI, vos droits au chômage peuvent être ouverts, si, au moment de votre démission, vous étiez déjà en cours d’indemnisation par France Travail. Démission et chômage sont compatibles, mais seulement si vous remplissez l’un des cas suivants :
- Vous justifiez de moins de 88 jours travaillés ou 610 heures travaillées depuis l’ouverture de vos droits à l’assurance chômage ;
- Votre contrat après démission a duré moins de 8 jours calendaires,
- Votre contrat après démission représente moins de 17 heures par semaine.
Cas particuliers
Certaines situations sont complexes : démission après un CDI puis un CDD, démission dans la fonction publique, démission dans l’Éducation nationale ou encore démission pour harcèlement au travail. Dans ces cas, consultez nos guides dédiés pour connaître les règles du chômage applicables à votre situation.
Démission suite à réexamen par l’IPR
Si France Travail refuse votre demande d’ARE après une démission, vous pouvez demander un réexamen de votre dossier après 121 jours sans allocation. Vous devrez alors prouver que vous avez recherché activement un emploi pendant cette période.
L’instance paritaire régionale peut décider de vous accorder l’allocation à partir du 122e jour. En cas d’accord, l’ARE est généralement versée à partir du 5e mois suivant la démission.
- Une démission ne donne pas automatiquement droit au chômage.
- Vous pouvez toucher l’ARE si votre démission est légitime, si vous avez un projet de reconversion validé, si vous êtes déjà indemnisé dans certains cas ou après réexamen de votre dossier.
- En cas de refus, un réexamen peut être demandé après 121 jours sans allocation.
- Avant de démissionner, vérifiez votre situation auprès de France Travail ou réalisez une simulation de vos droits.
Voir notre ligne éditoriale ici.
Comment faire pour toucher le chômage après une démission ?
En principe, il n'est pas possible de toucher le chômage après une démission. Il existe en revanche des motifs de démission dit "légitime) pour obtenir l'ARE.
Comment quitter son CDI et toucher le chômage ?
Si vous quittez votre CDI, vous devez justifier d'une période minimale de travail pour toucher l'ARE.
Puis-je avoir du chômage si je démissionne ?
Oui, vous pouvez toucher le chômage après une démission. Il faut cependant respecter des critères spécifiques.
À quoi ai-je droit lorsque je démissionne ?
Vous pouvez avoir droit à l'allocation chômage (ARE) si vous démissionnez.
Quels sont mes droits si je démissionne d'un CDI ?
Si vous démissionnez de votre CDI, votre employeur ne vous versera pas d'indemnité de rupture. Il devra en revanche vous verser le reliquat de votre salaire jusqu'au dernier jour travaillé.
Quels sont les risques si je démissionne ?
Si vous démissionnez, il est possible que vous n'ayez aucune indemnité (licenciement, ARE). Si vous remplissez les conditions d'obtention de l'ARE, aussi appelée allocation chômage, vous pourrez en bénéficier.

Je démissionne pour suivre mon conjoint, et ensuite je retrouve un emploi mais je suis en essai rompu au bout de 2 mois. Est-ce que ça peut ouvrir droit à l’ARE comme une démission “légitime”, et quelles démarches faire ?
Bonjour Sandy, suivre son conjoint peut, dans certains cas, relever d’une démission considérée comme légitime. Si vous retrouvez ensuite un emploi et que la période d’essai est rompue au bout de 2 mois, l’ouverture de droits peut dépendre notamment du motif exact de la rupture et de votre situation au moment de l’inscription auprès de France Travail. Le plus prudent est de conserver tous les justificatifs liés au déménagement, au nouvel emploi et à la rupture de l’essai, puis de demander une étude de votre dossier à France Travail. Si vous souhaitez faire le point plus largement, vous pouvez aussi vérifier votre situation chômage.