[Mis à jour le 18/06/2026] En 2026, le chômage après une démission n’est généralement pas possible. Cependant, sous certaines conditions, vous pouvez y accéder même lorsque vous êtes fonctionnaire. Alors, quel droit au chômage après une démission dans l’Éducation nationale ? On vous explique.
En principe, une démission dans l’Éducation nationale ne donne pas automatiquement droit à l’ARE, car il s’agit d’un départ volontaire.
Vous pouvez toutefois être indemnisé si votre démission est reconnue comme légitime, si vous avez un projet de reconversion validé avant votre départ, si vous retravaillez ensuite suffisamment, ou si votre situation est réexaminée après 121 jours de chômage non indemnisé.
Si votre démission n’est pas légitime, vous pouvez aussi retrouver des droits si vous retravaillez au moins 65 jours ou 455 heures après votre départ, puis perdez ce nouvel emploi de façon involontaire.
Si vous êtes agent public, l’indemnisation peut aussi dépendre de votre statut : fonctionnaire titulaire, stagiaire ou agent contractuel. Dans certains cas, l’allocation chômage peut être gérée par l’ancien employeur public, même si l’inscription à France Travail reste importante.
Dans l’Éducation nationale, un fonctionnaire qui souhaite démissionner doit adresser une demande écrite à son administration. La lettre peut être envoyée en recommandé avec accusé de réception ou remise en main propre contre récépissé, selon les pratiques de votre rectorat, DSDEN ou établissement. Votre volonté de quitter définitivement vos fonctions doit être claire, sérieuse et non équivoque. Nous vous conseillons aussi d’indiquer la date souhaitée de départ, même si la date définitive sera fixée par l’administration. Si vous êtes contractuel, vérifiez votre contrat et les règles de préavis applicables avant d’envoyer votre demande.
Un fonctionnaire de l’Éducation nationale ne peut pas quitter ses fonctions simplement parce qu’il a envoyé sa lettre. La démission ne devient effective qu’après acceptation expresse de l’administration. Dans la fonction publique d’État, l’administration dispose en principe de 4 mois pour répondre à compter de la réception de la demande. C’est elle qui fixe la date à laquelle la démission prend effet. Tant que votre démission n’est pas acceptée, vous restez agent public et vous ne devez pas cesser vos fonctions de votre propre initiative.
Une fois acceptée, la démission est irrévocable. Pour un fonctionnaire titulaire de l’Éducation nationale, elle entraîne la radiation des cadres et la perte de la qualité de fonctionnaire. Vous ne faites donc plus partie de la fonction publique d’État.
Si vous souhaitez revenir ensuite dans l’Éducation nationale, vous devrez généralement repasser un concours ou être recruté comme agent contractuel.
Une démission dans l’Éducation nationale peut ouvrir droit à l’ARE uniquement dans certains cas. Les principaux sont les suivants :
Pour toucher l’ARE après une démission dans l’Éducation nationale, vous devez d’abord entrer dans l’un des cas permettant une indemnisation : démission légitime, reliquat de droits, réexamen après 121 jours ou projet professionnel reconnu comme réel et sérieux.
L’inscription à France Travail est ensuite indispensable, même si l’indemnisation est étudiée avec votre ancien employeur public.
Après une démission dans l’Éducation nationale, l’indemnisation chômage ne fonctionne pas toujours comme dans le secteur privé.
Vous devez bien vous inscrire à France Travail, mais l’organisme qui finance ou gère l’ARE peut varier selon votre ancien statut et selon le régime de votre employeur public.
Dans la fonction publique, certains employeurs sont en auto-assurance. Cela signifie que l’administration prend elle-même en charge l’indemnisation chômage de ses anciens agents, lorsqu’ils remplissent les conditions pour toucher l’ARE. Dans d’autres cas, France Travail peut gérer le dossier, notamment lorsqu’une convention de gestion existe avec l’employeur public.
Concrètement, si vous étiez enseignant titulaire, personnel administratif, AESH, AED ou agent contractuel de l’Éducation nationale, votre dossier peut nécessiter des échanges entre France Travail et votre ancien employeur public. C’est pourquoi il est important de conserver vos documents de fin de fonctions : arrêté de radiation, attestation employeur, décision de démission acceptée, contrats ou bulletins de salaire.
Le plus important pour vous est de ne pas attendre pour vous inscrire. France Travail pourra étudier votre situation, identifier l’organisme compétent et vous indiquer si votre démission peut ouvrir droit à une indemnisation immédiate, à un reliquat de droits ou à un réexamen après 121 jours.
Nous vous conseillons de vous inscrire à France Travail dès la fin effective de vos fonctions, même si vous pensez ne pas avoir droit à l’ARE immédiatement. Pour un fonctionnaire, cette date correspond à la radiation des cadres. Pour un contractuel, elle correspond à la radiation des effectifs ou à la fin du contrat.
Cette inscription est importante pour ouvrir votre dossier, déclarer officiellement votre recherche d’emploi et préparer un éventuel réexamen après 121 jours si votre démission n’est pas légitime. Elle permet aussi d’accéder à un accompagnement, à des offres d’emploi, à des formations et à certains services utiles pendant votre transition professionnelle.
Vous devrez notamment fournir une pièce d’identité, un RIB, vos justificatifs d’activité et les documents transmis par votre ancien employeur public. Selon votre situation, France Travail pourra aussi vous demander l’arrêté de radiation des cadres, la décision d’acceptation de démission ou les documents de fin de contrat si vous étiez agent contractuel.
Si vous quittez l’Éducation nationale pour exercer une activité privée, créer une entreprise ou rejoindre une structure avec laquelle vous avez été en lien dans vos fonctions, votre administration peut vérifier la compatibilité de votre projet avec vos anciennes missions. Elle peut saisir le référent déontologue, puis la HATVP en cas de doute.
Cette vérification vise surtout à éviter les conflits d’intérêts. Elle ne concerne pas toutes les démissions, mais elle peut s’appliquer si votre futur projet est proche de vos anciennes fonctions.
Un agent de la fonction publique peut avoir droit au chômage s'il fait une démission considérée comme légitime.
Un agent de la fonction publique peut avoir droit aux allocations chômage après une rupture conventionnelle.
Pour pouvoir toucher les Allocations chômage (ARE) après une démission, il faut avoir travaillé 4 mois sur les 28 derniers mois. Les démissionnaires qui souhaitent faire un projet professionnel et veulent bénéficier de l'allocation chômage doivent avoir travaillé de façon continue au minimum fixé de 1300 jours travaillés pendant les 5 ans qui précèdent la démission.
Vous ne pouvez pas quitter votre emploi sans avoir effectuer la période de préavis.
Il n'est pas obligatoire pour l'administration de vous fournir le solde de tout compte. Vous pouvez cependant le demander.
Vous pouvez toucher le chômage après une démission si vous faîtes une démission légitime ou que vous attendez le réexamen de votre situation 121 jours après votre démission si elle n'est pas légitime.
Bonjour,
Je souhaiterais demander une rupture conventionnelle (enseignant du public). Mon administration m’a informé qu’à la suite d’une rupture conventionnelle je pouvais bénéficier de l’ARE. Cependant, je ne parviens pas à effectuer un calcul de ce que pourraient être ces allocations car j’ignore totalement le montant du salaire journalier. Je serai normalement au 4ème échelon de la classe exceptionnelle (professeur des écoles) à l’indice majoré 830 soit 3 889 € brut mensuel au 1er septembre 2022. Auriez-vous l’amabilité d’effectuer ce calcul? Cette simulation me permettant de savoir s’il vaut mieux que je dépose mon dossier de départ à la retraite ou bénéficier d’abord de l’ARE.
Vous remerciant,
Très cordialement,
Patrick LONARDO
Bonjour, le calcul du salaire journalier de référence est complexe : il dépend de vos revenus des 2 ou 3 dernières années, selon votre âge. Cela inclut votre revenu d’activité, mais aussi vos éventuelles primes. Il est donc difficile d’en effectuer le calcul sans accès à votre dossier.
Pour vous aider dans ce calcul : il vous faut effectuer une moyenne de l’ensemble de vos revenus professionnels (salaires, primes, etc) sur les 2 dernières, ou 3 dernières (à partir de 53 ans) années. Vous pouvez ensuite diviser cette moyenne par 731 (dans le cas de 2 années de revenus) ou par 1 096 (dans le cadre de 3 années de revenus). Ces chiffres correspondent aux jours calendaires. Par exemple, si au cours des deux dernières années, vous avez perçu 50 000 euros de revenus professionnels, le calcul à effectuer est 50 000 / 731 = 68,40. Votre salaire journalier sera donc de 68,40 euros.
N’hésitez pas à utiliser notre simulateur gratuit pour déterminer à quelles aides vous pouvez prétendre, ou à souscrire à notre service d’accompagnement administratif pour bénéficier de l’aide d’un expert.
Bonjour, je m’apprête à démission, après 4 ans de service (dont une année de en tant que stagiaire) ainsi qu’une année de dispo. D’après ce que j’ai compris je ne peux pas toujours ARE car je n’ai sans doute pas les 1300 jours de travail effectifs. Puis en revanche toucher le chomage ? merci
Bonjour, après une démission, vous ne pourrez pas bénéficier des allocations chômage, même si vous avez bien effectué 910 heures de travail au cours des 24 derniers mois. Il faut en effet perdre son emploi de façon involontaire pour être éligible aux allocations chômage.
N’hésitez pas à utiliser notre simulateur gratuit pour déterminer à quelles aides vous pouvez prétendre, ou à souscrire à notre service d’accompagnement administratif pour bénéficier de l’aide d’un expert.
Bonjour,
Enseignante depuis 12 ans, je vais quitter l’éducation nationale pour créer mon entreprise. Je vais donc demander une rupture conventionnelle. Je vais théoriquement toucher une prime de départ mais qu’en est-il de l’allocation chômage ?
Pouvez-vous me certifier (comme j’ai cru comprendre que votre site) que je pourrai toucher l’ARE?
Merci d’avance pour votre réponse
Bien cordialement
Élisabeth Brisset
Bonjour, après avoir bénéficié d’une rupture conventionnelle, même si vous étiez dans la fonction publique, vous pourrez en effet bénéficier des allocations chômage.
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