Vous êtes jeune papa ou second parent et vous souhaitez passer plus de temps avec votre enfant ? Le congé parental du père (ou du second parent) permet de suspendre ou de réduire son activité pour s’occuper de son enfant. Mais est-il différent du congé parental de la mère ? Dans tous les cas, il est différent du congé paternité, du congé de naissance et de la PreParE. Voici les conditions, montants et démarches en 2026.
Oui, le père peut prendre un congé parental. Ce droit n’est pas réservé exclusivement à la mère. Le père, le second parent ou le conjoint de la mère peut demander un congé parental pour s’occuper de l’enfant après une naissance ou une adoption.
Mais attention à bien distinguer congé parental et PreParE. Le congé parental concerne votre contrat de travail : vous arrêtez totalement de travailler ou vous passez à temps partiel. La PreParE, elle, est une aide versée par la CAF ou la MSA si vous remplissez les conditions. Vous pouvez donc obtenir un congé parental sans toucher automatiquement la PreParE.
Oui, le père et la mère peuvent prendre un congé parental en même temps, à temps plein ou à temps partiel. En revanche, si les deux parents demandent la PreParE simultanément, le montant total versé au foyer reste plafonné.
Pour demander un congé parental en tant que père ou second parent, vous devez respecter les conditions suivantes :
Pour la PreParE, vous devez aussi avoir validé 8 trimestres de cotisations vieillesse. La période prise en compte dépend du nombre d’enfants : 2 ans pour un 1er enfant, 4 ans pour 2 enfants, 5 ans pour 3 enfants ou plus.
Le congé parental n’est pas rémunéré par l’employeur. Si vous arrêtez totalement de travailler, votre salaire s’arrête aussi, sauf accord plus favorable dans votre entreprise. Le montant que vous pouvez toucher vient de la PreParE.
Voici les montants en 2026 (pour le père comme pour la mère) :
| Situation du parent | Montant mensuel |
| Arrêt total d’activité | 459,70 € |
| Activité égale ou inférieure à 50% | 297,17 € |
| Activité comprise entre 50 et 80 % | 171,42 € |
La durée du congé parental du père suit les mêmes règles que pour la mère. En principe, le congé peut être pris jusqu’au 3e anniversaire de l’enfant. La durée initiale est de 1 an maximum, renouvelable selon la situation.
La durée de la PreParE est différente. Pour un 1er enfant, elle peut durer 6 mois maximum par parent. A partir du 2e enfant, elle peut durer 24 mois maximum par parent, dans la limite des 3 ans du plus jeune enfant. Pour la PreParE majorée, la durée est plus courte : 8 mois maximum par parent.
Si les deux parents veulent se relayer, vous pouvez par exemple prendre les 6 premiers mois, puis laisser l’autre parent prendre la suite. Cela peut éviter une coupure brutale de revenus et mieux organiser la garde.
Vous devez d’abord faire la demande à votre employeur. Envoyez une lettre recommandée ou remise en main propre contre décharge. Indiquez la date de début, la durée souhaitée et le type de congé : total ou temps partiel.
Si le congé parental commence juste après le congé paternité, prévenez votre employeur au moins 1 mois avant. Dans les autres cas, le délai est de 2 mois avant le début du congé parental.
Ensuite, demandez la PreParE à la CAF ou à la MSA. Si vous êtes déjà allocataire, mettez votre situation à jour dans votre espace personnel. Sinon, vous devrez créer un dossier et transmettre les justificatifs demandés.
Le congé paternité est un congé court et indemnisé par la Sécurité sociale. Il est distinct du congé parental. Il concerne le père, mais aussi le conjoint, partenaire de Pacs ou concubin de la mère.
En 2026, le congé paternité classique est de 25 jours calendaires pour une naissance simple et 32 jours calendaires en cas de naissances multiples.
Le congé de naissance est différent du congé parental. Il dure 3 jours ouvrables et se prend au moment de la naissance. Il est payé par l’employeur et concerne le père ou le second parent salarié. Il s’ajoute au congé paternité.
En pratique, le père prend d’abord les 3 jours de congé de naissance, puis la période obligatoire du congé paternité. Le congé parental, lui, peut intervenir ensuite, si vous souhaitez prolonger votre présence auprès de l’enfant.
Le congé parental d’éducation peut durer 1 an maximum au départ, puis être renouvelé. En cas de naissance, il peut aller jusqu’au 3e anniversaire de l’enfant, sous conditions. Il peut être pris à temps plein ou à temps partiel.
Pas forcément. Pendant le congé paternité, le père peut percevoir des indemnités journalières de la Sécurité sociale, mais elles sont plafonnées. En 2026, le plafond est de 104,02 € par jour pour les congés maternité et paternité. Selon le salaire et la convention collective, il peut donc y avoir un maintien total, partiel, ou un complément employeur.
Oui. Le congé parental d’éducation est ouvert au père comme à la mère, dès lors que le salarié remplit les conditions, notamment avoir au moins 1 an d’ancienneté dans l’entreprise à la naissance ou à l’arrivée de l’enfant.
Le père doit faire une demande à son employeur, généralement par écrit, en indiquant la date de début et la durée souhaitée. Il peut choisir un congé parental à temps plein ou une réduction de son temps de travail. L’employeur ne peut pas refuser si les conditions légales sont remplies
Le congé paternité est un congé court, pris juste après la naissance ou dans les mois qui suivent. Il sert à accueillir l’enfant et il est indemnisé par la Sécurité sociale sous conditions. Le congé parental, lui, est plus long : il permet au père ou à la mère d’arrêter ou de réduire son activité pour s’occuper de l’enfant. Il n’est pas rémunéré par l’employeur, mais peut ouvrir droit à la PreParE versée par la CAF/MSA.
Pour une naissance simple, un père salarié peut prendre 3 jours ouvrables de congé de naissance, puis 25 jours calendaires de congé paternité, soit 28 jours au total. En cas de naissances multiples, le congé paternité passe à 32 jours calendaires, en plus des 3 jours de congé de naissance. Il peut aussi demander un congé parental, qui peut aller jusqu’au 3e anniversaire de l’enfant.