[Mis à jour le 18/06/2026] Le chômage après une démission est possible dans certains cas spécifiques. Si vous remplissez les conditions pour avoir droit à l’ARE, vous devez savoir que l’allocation ne vous est pas versée directement. Alors, quel délai pour toucher le chômage après une démission ? On fait le point sur les périodes de carence et le délai de 121 jours (ou 4 mois).
Non. En France, démissionner ne donne pas automatiquement droit à l’allocation de retour à l’emploi (ARE). Le principe général est que seuls les salariés privés d’emploi involontairement peuvent être indemnisés. La démission est considérée comme un départ volontaire, sauf si elle est reconnue comme légitime, si elle s’inscrit dans un projet de reconversion validé ou si vous retravaillez suffisamment après avoir démissionné. Sans cela, France Travail refusera votre demande d’indemnisation.
Cependant, vous pouvez malgré tout vous inscrire comme demandeur d’emploi pour être accompagné et prouver votre recherche active.
Avant de toucher le chômage, un délai de carence s’applique. Il se compose : d’un délai d’attente, d’un différé pour indemnités supra-légales, et d’un différé pour congés payés. Il est calculé à partir de la fin du contrat et non de la date d’inscription à France Travail.
L’allocation chômage n’est pas versée immédiatement après votre inscription à France Travail. Un délai incompressible de sept jours, appelé délai d’attente, s’applique à tout le monde.
Il s’ajoute au délai de 7 jours, et correspond aux indemnités que vous avez perçues au-delà du minimum légal. Ces sommes sont divisées par un coefficient pour déterminer un nombre de jours de différé, plafonné à 150 jours.
Il s’ajoute au délai de 7 jours, et il s’agit des indemnités compensatrices de congés payés non pris. Le montant est divisé par votre salaire journalier pour obtenir des jours d’attente supplémentaires, dans la limite de 30 jours.
Si votre démission est considérée comme non légitime, un délai de 121 jours (4 mois) s’applique. Vous ne pourrez pas percevoir l’ARE avant ce délai. C’est une particularité des démissions non légitimes. En effet, lorsque vous démissionnez sans motif légitime, votre demande d’ARE est refusée. Toutefois, après 121 jours de chômage non indemnisé, vous pouvez demander à ce que votre situation soit réexaminée par l’Instance Paritaire Régionale (IPR). Ce réexamen permet éventuellement d’ouvrir des droits à compter du 122e jour.
Le décompte débute le lendemain du dernier jour de travail rémunéré. Peu importe la date de votre inscription, France Travail retient la fin du contrat comme point de départ. Si vous tombez malade pendant plus de 21 jours, la période est prolongée d’autant.
Pendant ce temps, vous devez pouvoir prouver vos recherches d’emploi ou de formation, car l’IPR exigera des justificatifs lors du réexamen.
Oui, à condition que l’IPR accepte votre demande. Ce n’est pas automatique : la commission vérifie que vous avez cherché activement un emploi, que vous êtes inscrit depuis au moins 121 jours et que vous ne bénéficiez pas d’autres revenus.
Si la décision est favorable, l’indemnisation démarre au 122e jour, après déduction éventuelle des différés. Dans le cas contraire, votre demande est rejetée et vous restez sans allocation.
S’inscrire rapidement est primordial, même si vous n’avez pas droit à l’ARE tout de suite. L’inscription marque le début de votre parcours de recherche et facilite l’accès à des formations, des offres d’emploi et un suivi personnalisé. Elle permet surtout de suivre officiellement votre recherche d’emploi et de préparer un éventuel réexamen après 121 jours de chômage non indemnisé.
Oui, l’inscription peut se faire dès le lendemain du dernier jour de travail. France Travail recommande de ne pas attendre la fin du mois ou la réception de documents pour initier la démarche. Vous devrez fournir l’attestation employeur et vos bulletins de salaire.
Une fois inscrit, vous pourrez prendre rendez-vous avec un conseiller pour définir un plan d’action.
En règle générale, vous disposez de 12 mois pour vous inscrire après la fin de votre contrat. Au-delà, vos périodes de travail précédentes ne seront plus prises en compte pour ouvrir des droits.
Si votre démission est reconnue comme légitime pour obtenir le chômage, vous êtes indemnisé selon les règles classiques. Après inscription, un délai d’attente de 7 jours et les différés sont appliqués. Il n’y a pas de 121 jours.
Si la démission n’est pas légitime et ne permet pas d’ouvrir les droits au chômage, aucun droit n’est ouvert au départ. Vous devrez patienter 121 jours avant de demander le réexamen. En attendant, vous ne percevrez pas l’ARE et devrez mener une recherche d’emploi active. Si la commission accepte votre demande au 122e jour, vous commencerez à percevoir l’allocation après déduction des différés. Dans le cas contraire, vous resterez sans indemnisation.
Reprendre un emploi après avoir démissionné peut permettre d’ouvrir des droits plus rapidement. Il faut travailler au moins 65 jours ou 455 heures après la démission, puis perdre ce nouvel emploi involontairement (fin de CDD, fin de mission d’intérim, licenciement, rupture de période d’essai par l’employeur). Dans ce cas, le délai de 121 jours ne s’applique pas et seuls les délais classiques d’indemnisation peuvent repousser le premier versement.
Le dispositif « démission-reconversion » permet de percevoir l’ARE sans attendre 4 mois. Vous devez justifier de 1 300 jours travaillés au cours des 60 derniers mois et élaborer votre projet avec un Conseiller en évolution professionnelle. La commission Transitions Pro doit valider votre projet (formation qualifiante, création d’entreprise, etc.). Une fois l’attestation obtenue, vous avez 6 mois pour vous inscrire. Dans le cas du chômage suite à une démission pour reconversion, vous bénéficierez alors du délai d’attente et des différés, mais pas du délai de 121 jours.
On parle de reliquat lorsque vous n’avez pas consommé tous vos droits à l’ARE. Si vous démissionnez alors que vous bénéficiez d’un reliquat, vous pouvez les reprendre immédiatement dans trois cas :
Dans ces situations, les différés s’appliquent mais vous ne subissez pas les 121 jours. Cela concerne par exemple les démissions d’un emploi complémentaire ou d’un CDD très court.
Oui, si vous respectez les conditions et que l’IPR valide votre demande, vous pouvez percevoir l’ARE après 4 mois. Il est indispensable d’avoir été inscrit et d’avoir mené une recherche d’emploi active. Les différés peuvent cependant repousser la date de premier versement au-delà du 122e jour. Ce délai est donc une étape, pas une garantie.
Oui, dans certains cas. Après une démission non légitime, trois mois peuvent suffire si vous avez retravaillé au moins 65 jours ou 455 heures et que ce nouvel emploi se termine de façon involontaire. En revanche, si vous n’avez pas retravaillé assez longtemps et que votre démission n’est pas légitime, il faudra attendre 121 jours pour demander un réexamen à France Travail.
Le délai standard comprend un délai d’attente de 7 jours auquel s’ajoutent deux différés (congés payés et indemnités supra-légales) qui dépendent des sommes perçues et sont plafonnés. Si votre démission n’est pas légitime, un délai supplémentaire de 121 jours est nécessaire avant de pouvoir solliciter un réexamen.
Oui, mais sous conditions. Vous devez soit démissionner pour un motif légitime, soit retravailler au moins 65 jours ou 455 heures après votre démission et perdre ce nouvel emploi involontairement, soit monter un projet de reconversion validé, soit attendre 121 jours et demander un réexamen.
En principe, vous n’aurez pas droit à l’ARE immédiatement. Toutefois, certaines démissions sont considérées comme légitimes et ouvrent des droits. Vous pouvez également reprendre vos droits si vous aviez un reliquat ou si vous retravaillez suffisamment. Dans tous les cas, inscrivez-vous dès la fin du contrat.
Si vous bénéficiez d’un reliquat de droits et que vous démissionnez d’un emploi repris en cours d’indemnisation, vos allocations peuvent reprendre dans certains cas : si vous avez travaillé moins de 88 jours ou 610 heures depuis l’ouverture de vos droits, si le contrat quitté a duré moins de 6 jours travaillés ou 8 jours calendaires, ou s’il représentait moins de 17 heures par semaine. Sinon, vous devrez retravailler suffisamment ou demander un réexamen après 121 jours.
Oui, dans certains cas. Si vous aviez encore un reliquat de droits et que vous démissionnez d’un emploi repris en cours d’indemnisation, vous pouvez reprendre vos allocations si vous avez travaillé moins de 88 jours ou 610 heures depuis l’ouverture de vos droits. C’est aussi possible si le contrat quitté a duré moins de 6 jours travaillés ou 8 jours calendaires, ou s’il représentait moins de 17 heures par semaine. Pensez à informer France Travail de votre situation dès la démission.
Votre droit principal est l’ARE si votre démission est légitime ou si vous remplissez les conditions citées. Vous pouvez aussi avoir droit à d’autres aides (RSA, prime d’activité, allocations familiales) selon vos ressources. Une simulation chômage sur Mes Allocs vous aidera à estimer vos droits en quelques minutes.
Je démissionne à l’amiable pour rejoindre un autre poste, mais la nouvelle offre est finalement annulée avant mon départ. Le chômage après démission démarre quand, et quels délais d’inscription Pôle emploi faut-il respecter ?
Bonjour Malika, en pratique, il faut distinguer votre situation exacte. Si vous avez bien quitté votre emploi par démission, l’ouverture du droit au chômage dépendra du motif retenu par France Travail, car une démission simple n’ouvre pas automatiquement droit à l’ARE. Pour l’inscription, il est généralement conseillé de vous inscrire dès la fin du contrat, sans attendre, afin d’éviter de retarder l’examen de votre dossier et le point de départ possible de l’indemnisation. Si vous voulez faire le point sur vos droits, vous pouvez vérifier votre éligibilité.
Bonjour,
Je souhaiterais démission de mon CDI pour pouvoir faire une formation qualifiante comme secrétaire médicale, pourrais je toucher les allocations chômage dans ce cas?
Cordialement mme lebrun Annabelle
Mon moi de préavis est au 1 juin 2021 dois je m’inscrire dès apresent a pôles emplois ou bien attendre la fin du préavis?
Bonjour, les démarches pour s’inscrire à Pôle Emploi ne peuvent débuter que le lendemain du dernier jour de travail. Vous avez 12 mois à compter de la fin de votre contrat de travail pour effectuer ces démarches. Cependant, en période de préavis, rien de vous empêche de déjà contacter un conseiller de pôle emploi et de demander une assistance pour votre inscription.
Je vous rappelle que l’allocation chômage n’est due que si vous êtes privé involontairement d’activité professionnelle.
En cas de difficultés dans vos démarches administratives, n’hésitez pas à souscrire à notre service d’accompagnement administratif.