
[Mis à jour : 18/06/2026] Vous vous demandez si vous pouvez toucher le chômage après une démission non légitime ? En principe, l’ARE n’est pas versée immédiatement après une démission non reconnue comme légitime. Toutefois, vous pouvez retrouver des droits après une reprise d’emploi suffisante ou un réexamen au bout de 121 jours. Mes Allocs vous explique les démarches à suivre pour toucher le chômage après une démission non légitime.
Non, une démission non légitime ne permet pas de toucher les allocations chômage. La raison est simple : une démission non légitime est considérée comme un départ volontaire, et elle n’ouvre pas droit à l’ARE.
Cependant, vous pouvez être indemnisé plus tard dans certains cas. Vous pouvez notamment ouvrir de nouveaux droits si vous retravaillez suffisamment après votre démission ou demander un réexamen de votre situation après 121 jours de chômage, soit environ 4 mois.
Une démission est dite non légitime lorsqu’elle ne correspond pas à un motif reconnu par France Travail pour ouvrir droit immédiatement à l’ARE. C’est le cas, par exemple, si vous quittez votre emploi pour une raison personnelle ou professionnelle qui ne fait pas partie des cas de démission légitime ouvrant droit au chômage.
Dans cette situation, France Travail peut refuser votre demande d’allocation chômage dans un premier temps. Vous pourrez toutefois retrouver des droits si vous retravaillez suffisamment après votre démission ou si votre situation est acceptée après réexamen.
Si votre démission n’est pas reconnue comme légitime, vous ne pouvez pas toucher l’ARE immédiatement. Vous avez toutefois deux possibilités principales pour retrouver des droits au chômage.
Vous pouvez être indemnisé si vous retravaillez au moins 65 jours travaillés ou 455 heures après votre démission, puis que vous perdez ce nouvel emploi de manière involontaire.
Si vous ne retrouvez pas d’emploi ou si vous n’êtes toujours pas indemnisé, vous pouvez demander un réexamen de votre situation après 121 jours de chômage, soit environ 4 mois.
Votre dossier sera étudié par l’instance paritaire régionale. Vous devrez prouver que vous avez recherché activement un emploi pendant cette période.
Pour demander un réexamen après une démission non légitime, vous devez attendre 121 jours de chômage. Pendant cette période, il est important de conserver toutes les preuves de vos démarches de recherche d’emploi.
Vous pouvez notamment préparer :
L’instance paritaire régionale étudiera votre dossier et pourra décider de vous accorder ou non l’ARE. En cas d’accord, l’allocation peut être attribuée à partir du 5e mois suivant la démission.
Si l’instance paritaire régionale refuse de vous accorder l’ARE après 121 jours, vous pouvez continuer à vous inscrire et à vous actualiser auprès de France Travail. Vous pouvez aussi retravailler pour ouvrir de nouveaux droits, à condition que ce nouvel emploi se termine de manière involontaire.
Si votre situation change ou si vous disposez de nouveaux justificatifs, vous pouvez vous rapprocher de France Travail pour connaître les démarches possibles.
Oui, il est conseillé de vous inscrire à France Travail même si votre démission n’est pas légitime. Votre demande d’ARE pourra être refusée dans un premier temps, mais votre inscription permet de suivre votre situation et de préparer un éventuel réexamen après 121 jours.
Vous devrez actualiser votre situation chaque mois et conserver les preuves de vos démarches de recherche d’emploi.
Si vous ne pouvez pas toucher l’ARE après une démission non légitime, vous pouvez vérifier votre éligibilité au RSA. Cette aide dépend de votre âge, de votre résidence en France, de la composition de votre foyer et de vos ressources.
Le RSA ne remplace pas l’allocation chômage, mais il peut vous permettre d’avoir un revenu minimum pendant la période où vous n’êtes pas indemnisé par France Travail.
Pour démissionner et avoir droit au chômage, il faut que votre démission soit légitime. Dans le cas contraire, il faudra attendre 121 jours pour demander le réexamen de votre situation.
Une démission est considérée comme légitime par France Travail si vous faîtes un déménagement, démissionnez d'un nouvel emploi après avoir été licencié, partez pour faire une formation qualifiante, n'avez pas reçu votre salaire, subissez des actes délictueux, avez un projet de de reconversion professionnelle, souhaitez exercer un nouvel emploi, souhaitez faire un contrat de service civique ou de volontariat.
Il est possible pour un salarié de quitter son poste en CDI pour travailler en CDD. Celui-ci pourra même percevoir les allocations chômage entre les deux contrats.
Vous ne pouvez pas quitter votre travail sans effectuer le délai de préavis.
Vous pouvez retrouver un travail et continuer de toucher le chômage. Pour cela, il faut que votre nouveau salaire ne dépasse pas le montant de l'ancien.
Vous pouvez faire une démission en précisant dans la lettre de démission les informations sur la formation que vous voulez suivre.
Je démissionne “pour convenance personnelle” sans justificatif valable, mais je retrouve vite un emploi. Est-ce que, malgré le chômage très court, Pôle emploi peut quand même considérer la démission comme non légitime et appliquer un délai de carence ?
Bonjour Léon, une démission pour convenance personnelle reste en principe une démission non légitime, même si la période de chômage est très courte. Le point important est surtout de savoir si la reprise d’emploi a été suffisamment longue pour permettre un réexamen des droits ensuite. Il ne s’agit pas d’une “carence” liée à la démission au sens habituel, mais plutôt d’une absence d’indemnisation immédiate tant que les conditions de réouverture ou de réexamen ne sont pas remplies. Si vous voulez vérifier votre situation plus globalement, vous pouvez estimer vos droits au chômage.