
[Mis à jour le 18/06/2026] Vous êtes victime de harcèlement au travail et vous envisagez de démissionner ? En principe, le chômage après une démission n’est pas possible. Mais une démission pour harcèlement peut être reconnue comme légitime et ouvrir droit à l’ARE. Mes Allocs vous explique comment fonctionne le chômage après une démission pour harcèlement, quelles preuves transmettre et quelles démarches effectuer.
Oui, il est possible de toucher le chômage après une démission pour harcèlement, mais ce n’est pas automatique. En principe, une démission est considérée comme une rupture volontaire du contrat de travail et ne donne pas droit à l’ARE. Toutefois, si vous êtes victime de harcèlement dans le cadre de votre travail, votre démission peut être reconnue comme légitime.
Le harcèlement au travail peut être moral ou sexuel. Il se caractérise par des faits répétés ou des comportements portant atteinte aux droits, à la dignité, à la santé ou à l’avenir professionnel du salarié.
Pour l’ouverture des droits au chômage, le point essentiel est de pouvoir justifier que les faits dénoncés sont liés à l’exécution du contrat de travail et qu’une plainte a été déposée.
Pour toucher le chômage après une démission légitime, comme suite à du harcèlement, vous devez demander à France Travail la reconnaissance de votre démission comme légitime. Les faits doivent être liés à votre contrat de travail et vous devrez transmettre des justificatifs, notamment un récépissé de dépôt de plainte.
Votre dossier sera ensuite étudié par France Travail, qui vérifiera si votre situation permet l’ouverture de vos droits à l’ARE.
Une démission pour harcèlement peut ouvrir droit au chômage si elle est reconnue comme une démission légitime. Pour cela, les faits doivent être liés à votre contrat de travail et être suffisamment sérieux pour justifier votre départ.
En pratique, France Travail peut considérer votre démission comme légitime si vous êtes victime d’actes délictueux dans le cadre de votre travail, comme des violences, du harcèlement moral ou du harcèlement sexuel. Vous devez alors prouver que vous avez déposé plainte pour ces faits.
Vous devez aussi remplir les conditions classiques d’accès à l’ARE : avoir suffisamment travaillé, être inscrit comme demandeur d’emploi, être à la recherche effective d’un emploi et résider en France.
Pour que votre démission pour harcèlement soit reconnue comme légitime, vous devez fournir à France Travail un justificatif prouvant que vous avez engagé une démarche officielle. Il peut notamment s’agir d’une copie de plainte, d’un récépissé de dépôt de plainte ou d’une citation directe devant une juridiction pénale.
Vous pouvez aussi joindre tout élément utile permettant d’appuyer votre dossier : échanges écrits, signalements internes, témoignages, certificats médicaux ou courriers adressés à l’employeur. Ces éléments ne remplacent pas le dépôt de plainte, mais ils peuvent aider à expliquer votre situation.
Il est conseillé de rassembler le maximum de preuves sur les faits de harcèlement : messages, mails, attestations, certificats médicaux, comptes rendus ou signalements déjà effectués.
Vous pouvez également alerter votre employeur, les représentants du personnel, le CSE ou l’inspection du travail. L’objectif est de garder une trace des démarches réalisées et de montrer que la situation était liée à vos conditions de travail.
Si vous décidez de démissionner, il est préférable d’envoyer une lettre de démission écrite. Vous n’êtes pas obligé d’indiquer tous les détails dans cette lettre, mais vous devrez ensuite transmettre les justificatifs à France Travail pour demander l’ouverture de vos droits.
Après la fin de votre contrat, vous devez vous inscrire à France Travail, déposer votre demande d’allocation chômage et joindre les documents liés à votre démission pour harcèlement. France Travail examinera alors votre dossier pour déterminer si votre démission peut être considérée comme légitime.
Si France Travail refuse votre demande d’ARE, vous pouvez d’abord vérifier que votre dossier contient bien les justificatifs nécessaires, notamment le récépissé de dépôt de plainte. Vous pouvez aussi contester la décision auprès de votre agence France Travail.
Si votre démission n’est pas reconnue comme légitime, vous pouvez demander un réexamen de votre situation après 121 jours sans allocation. Vous devrez alors montrer que vous avez recherché activement un emploi pendant cette période.
Non, la démission n’est pas la seule solution en cas de harcèlement au travail. Avant de démissionner, il peut être utile de vous renseigner sur les autres modes de rupture possibles, car ils n’ont pas les mêmes conséquences sur vos droits.
Vous pouvez notamment signaler les faits à votre employeur, au CSE ou à l’inspection du travail. Si la situation est grave, vous pouvez aussi déposer plainte.
Dans certains cas, la prise d’acte peut être envisagée. Elle permet au salarié de rompre immédiatement son contrat en reprochant des faits graves à l’employeur. Si le juge reconnaît que les faits justifiaient la rupture, celle-ci peut produire les effets d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse, ce qui peut ouvrir droit au chômage.
La rupture conventionnelle peut aussi être envisagée si l’employeur et le salarié sont d’accord. En revanche, elle doit être librement consentie. Si elle est signée dans un contexte de pression ou de harcèlement, elle peut être contestée.
Pour toucher le chômage après une démission, il faut que votre démission soit considérée comme légitime (déménagement, harcèlement au travail,...)
Pour quitter son travail sans préavis, il suffit de faire une demande à votre employeur. S'il refuse votre demande, vous pouvez négocier la date de préavis.
Si vous subissez un harcèlement, vous pouvez contacter votre employeur ou le CHSCT ou encore les représentants du personnel.
Vous pouvez travailler et toucher le chômage. Pour cela il faut que votre nouveau salaire ne soit pas supérieur à l'ancien.
Le harcèlement est le fait de subir un comportement abusif et répétitif, par des gestes ou des paroles déplacés, violentes.
Un contrat de travail peut être rompu de plusieurs façons : démission, licenciement ou rupture conventionnelle.
Je démissionne pour harcèlement moral, mais je crains que Pôle emploi refuse : quels éléments concrets (messages, arrêts de travail, témoignages) faut-il présenter pour faire reconnaître la démission légitime, et dans quel délai ?
Bonjour Lucas, il faut surtout réunir tout ce qui peut montrer la réalité des faits et le lien avec votre départ : échanges écrits, certificats ou arrêts de travail, témoignages, signalements faits à l’employeur, compte rendu du médecin du travail ou dépôt de plainte si cela existe. Plus le dossier est daté et cohérent, plus il est solide. Le délai exact peut dépendre de votre situation et des pièces retenues par France Travail, donc mieux vaut préparer le dossier dès la rupture du contrat et le transmettre rapidement lors de votre inscription. Si votre cas est complexe, vous pouvez aussi vous faire aider par un conseiller Mes Allocs.
Bonjour,
Victime de « harcèlement moral » de la part d’une collègue, qui est protégée par mon employeur, je décide de mettre un terme à mon contrat de travail.
MA QUESTION: puis-je encore signaler auprès de l’inspection du travail le harcèlement après la fin de mon contrat? ET comment? Quelles sont les démarches à suivre?
Je vous remercie d’avance pour votre retour.
Cordialement,
Bonjour, vous pouvez tout à fait signaler un harcèlement à l’inspection du travail, et/ou déposer une plainte officielle. Il vous faut pour cela contacter l’inspection du travail compétente sur le territoire (par département), et rassembler l’ensemble des preuves dont vous disposez pour prouver ce harcèlement.
N’hésitez pas à utiliser notre simulateur gratuit pour déterminer à quelles aides vous pouvez prétendre, ou à souscrire à notre service d’accompagnement administratif pour bénéficier de l’aide d’un expert.
Bonjour,
Actuellement en saison, mon patron me harcèle psychologiquement et moralement. Je n’en peux plus, j’ai vraiment vraiment l’envie et le besoin psychologique de démissionner, mais je crains pour mes ARE car j’entame une reconversion professionnelle financée en grande partie par pôle emploi.
Comment faire pour me protéger de ses harcèlements sans que cela n’impacte mes droits ?
Veuillez agréer l’expression de mes salutations les plus respectueuses.
Mme Riche Jorge Marion
Bonjour, tout d’abord, si vous pouvez prouver ce harcèlement moral, il vous faut déposer plainte. Si cette plainte est retenue, vous pourrez éventuellement faire reconnaître votre démission comme légitime, et donc ne pas avoir de conséquences auprès de pôle emploi. Je vous invite également à vous rapprocher de vos délégués du personnel afin de les avetir de votre situation, pour qu’il vous soit apporté le plus d’aide possible.
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Bonjour,
Fonctionnaire territoriale à temps non complet (29H/hebdomadaire), cela fait un an que j’attire l’attention du Maire, de l’adjoint, du directeur général de services et du directeur de cabinet sur le fait que je suis en souffrance au travail. J’ai demandé une rupture conventionnelle le 1er janvier 2022 qui n’a toujours pas reçu de réponse et semble mal engagée.
Je ne supporte plus mon quotidien au travail et vais être dirigée par les RH vers un centre médico psychologique.
En cas de démission, aurais-je le droit à une indemnité par Pôle emploi, sachant que ma collectivité ne cotise pas et me fait savoir qu’une rupture conventionnelle leur couterait beaucoup trop cher et créerait un précédent.
Je vous remercie pour le retour que vous pourrez me faire.
Cordialement
Bonjour, malheureusement, la démission ne vous permettra pas de bénéficier d’ouvrir de droits aux allocations chômage, à l’inverse d’une rupture conventionnelle si cette dernière est acceptée.
En cas de difficultés dans vos démarches administratives, n’hésitez pas à souscrire à notre service d’accompagnement administratif.
Un mois de cdd puis 5 mois en cdi même entreprise
Je subis du harcèlement très fort et menaces
Que faire pour rompre le contrat sans demiissionner merci
Bonjour, si vous êtes actuellement en CDI, vous avez la possibilité de tenter de négocier une rupture conventionnelle. Pour ouvrir des droits au chômage, vous pouvez également effectuer une démission, laquelle pour les faits de harcèlement, peut être considérée comme légitime et vous ouvrir des droits au chômage. Cependant, il vous faut préalablement déposer une plainte pour harcèlement moral et menaces. Si vous avez la possibilité, il est conseillé de vous rapprocher de vos représentants du personnel afin d’optenir des conseils et du soutien.
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