[Mis à jour le 18/06/2026] Le chômage après une démission est possible uniquement dans certains cas. Mais entre les 65 jours travaillés, les 455 heures, les cas de démission légitime, le reliquat de droits et le délai de 121 jours, il est normal de s’y perdre. Mes Allocs vous explique combien de temps il faut travailler pour toucher le chômage après une démission selon votre situation.
Si vous démissionnez et que vous souhaitez bénéficier de l’allocation chômage, vous devez retravailler au moins 65 jours ou 455 heures après votre démission, soit environ 3 mois, puis perdre ce nouvel emploi de façon involontaire. Ces journées peuvent être cumulées sur plusieurs contrats successifs si vous ne démissionnez pas à nouveau entre-temps.
Le droit à l’Allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) est réservé aux personnes involontairement privées d’emploi : licenciement, fin de CDD, rupture conventionnelle, etc. En cas de démission, vous êtes à l’origine de la rupture et vous ne pouvez donc pas prétendre immédiatement à l’ARE.
Non. Les 65 jours ou 455 heures exigés pour reconstituer vos droits peuvent être atteints sur un ou plusieurs emplois successifs, à condition de ne pas démissionner à nouveau. Chaque jour travaillé après votre démission s’additionne jusqu’à atteindre le seuil.
Oui. Tous les contrats de travail rémunérés, qu’ils soient en CDD, intérim, saisonnier ou à temps partiel, comptent pour cumuler les 65 jours ou 455 heures. Les heures effectuées à temps partiel sont additionnées : par exemple, avec un contrat de 20 heures par semaine, atteindre 455 heures équivaut à environ 23 semaines de travail.
Chaque semaine civile est décomptée en fonction du nombre de jours travaillés : cinq jours sont retenus pour toute semaine avec cinq à sept jours travaillés, et un à quatre jours pour une semaine plus courte. Cette méthode permet de comptabiliser aussi les semaines où vous travaillez quelques jours uniquement.
Oui, pour retrouver vos droits, le ou les contrats que vous occupez après votre démission doivent se terminer sans que vous soyez à l’initiative de la rupture. Les fins de CDD ou de missions d’intérim, les licenciements ou les ruptures de période d’essai par l’employeur sont considérés comme involontaires.
En revanche, une nouvelle démission ou une rupture de période d’essai à votre demande remet les compteurs à zéro.
Ce seuil représente environ 3 mois de travail. Après une démission non légitime, vous devez cumuler 65 jours ou 455 heures afin d’être de nouveau affilié à l’assurance chômage. Cette durée minimale assure que vous ne quittez pas un emploi sans perspective et garantit une nouvelle contribution à l’assurance avant de percevoir des allocations.
Les 88 jours ou 610 heures concernent surtout les personnes déjà indemnisées par France Travail qui reprennent un emploi puis démissionnent. Dans ce cas, le reliquat peut reprendre si cette reprise d’activité reste inférieure à ce seuil.
Le délai de 121 jours (quatre mois) est une solution pour les personnes qui ne parviennent pas à retravailler suffisamment après une démission. Passé ce délai de chômage non indemnisé, vous pouvez saisir l’Instance paritaire régionale de France Travail pour demander un nouvel examen de votre situation. Vous devrez prouver vos démarches actives de recherche d’emploi. Si la décision est positive, l’ARE est versée à partir du cinquième mois suivant la démission.
L’obtention de nouveaux droits à l’ARE nécessite d’avoir travaillé 130 jours ou 910 heures, soit environ six mois au cours des 24 derniers mois (36 mois à partir de 55 ans). Cette règle s’applique lorsque vos droits précédents sont épuisés ou lorsque vous avez retravaillé longtemps après avoir été indemnisé. Ces 130 jours ne doivent pas être continus ; ils peuvent être accomplis chez plusieurs employeurs.
Lorsque votre démission ne figure pas parmi les cas légitimes et que vous n’êtes pas en cours d’indemnisation, vous devez obligatoirement retravailler suffisamment pour rouvrir vos droits. Cela signifie atteindre 65 jours ou 455 heures d’activité et attendre que votre dernier contrat se termine involontairement. Sans cela, vous n’êtes pas indemnisé.
Non. Si votre démission est reconnue légitime par France Travail, vous pouvez bénéficier de l’ARE sans condition de durée de travail. Il vous suffira de produire les justificatifs nécessaires (par exemple, un acte de mariage, un ordre de mutation ou un jugement contraignant l’employeur à payer).
Si vous étiez déjà indemnisé par France Travail et que vous aviez encore un reliquat de droits, une démission après une reprise d’emploi n’interrompt pas toujours vos allocations. Depuis le 1er avril 2025, vos droits peuvent reprendre si vous avez travaillé moins de 88 jours ou 610 heures depuis l’ouverture de vos droits. Au-delà, la reprise est possible seulement si le contrat quitté a duré moins de 6 jours travaillés, 8 jours calendaires, ou représentait moins de 17 heures par semaine.
Si malgré vos recherches vous n’atteignez pas les 65 jours ou 455 heures, il est important de vous inscrire comme demandeur d’emploi dès la fin de votre contrat. France Travail suivra vos démarches. Après 121 jours de chômage non indemnisé, vous pourrez demander un réexamen.
Oui, si la durée totale de vos CDD atteint au moins 65 jours ou 455 heures. Par exemple, un salarié qui enchaîne deux CDD de 40 et 50 jours respectivement cumule 90 jours. Si le dernier CDD prend fin de manière naturelle, l’ARE pourra être versée. En revanche, si la somme des contrats est inférieure, il faudra continuer à travailler ou attendre 121 jours pour solliciter un réexamen.
Les missions d’intérim sont pleinement prises en compte. L’important est de ne pas démissionner d’une mission avant son terme. À la fin de votre dernière mission, si vous atteignez 65 jours ou 455 heures, vous pouvez percevoir l’ARE.
Les périodes où vous n’êtes pas en mission ne sont pas comptées.
Si l’employeur met fin à votre période d’essai, il s’agit d’une rupture involontaire et les jours travaillés comptent pour atteindre le seuil. Vous n’avez pas démissionné, vous restez donc éligible à l’ARE dès que vous avez cumulé 65 jours.
En revanche, si vous rompez vous-même la période d’essai, cela est assimilé à une démission et annule les jours accumulés.
Un reliquat correspond aux jours de droits restants après une reprise d’activité. Ce reliquat peut être réactivé si votre nouvelle période de travail respecte la limite de 88 jours ou 610 heures. Dans le cas contraire, vous devrez soit que le contrat dure moins de six jours/17 heures, soit travailler suffisamment pour créer de nouveaux droits (six mois).
Pour récupérer vos droits au chômage après une démission non légitime, vous devez en général retravailler au moins 65 jours ou 455 heures, puis perdre ce nouvel emploi de manière involontaire. Cela peut être une fin de CDD, une fin de mission d'intérim, un licenciement ou une rupture de période d'essai par l'employeur.
Après une démission, il faut généralement retravailler 65 jours ou 455 heures, soit environ 4 mois. Cette durée peut être atteinte avec plusieurs contrats successifs, par exemple un CDD puis une mission d'intérim. Faites attention à ne pas démissionner à nouveau avant d'avoir atteint ce seuil.
Si vous n'avez pas retravaillé assez longtemps après votre démission, vous pouvez demander un réexamen à France Travail après 121 jours, soit environ 4 mois sans allocation. L'Instance paritaire régionale étudie alors vos recherches d'emploi, vos candidatures, vos formations et vos éventuelles reprises d'activité
Si vous avez démissionné d'un CDI, vous n'avez pas automatiquement droit au chômage. Vous pouvez toutefois être indemnisé si votre démission est reconnue légitime, si votre projet de reconversion a été validé avant votre départ, ou si vous retravaillez ensuite 65 jours ou 455 heures avant une perte involontaire d'emploi.
Pour quitter un CDI et toucher le chômage, la solution la plus sécurisée est souvent la rupture conventionnelle, si votre employeur l'accepte. Vous pouvez aussi être indemnisé après une démission légitime ou une démission pour reconversion professionnelle, mais ces situations nécessitent des conditions précises et des justificatifs.
Oui, mais pas toujours. Une démission simple ne donne généralement pas droit au chômage. En revanche, vous pouvez toucher l'ARE si votre démission est légitime, si votre projet professionnel a été validé avant le départ, si vous retravaillez assez longtemps ensuite, ou si France Travail accepte votre réexamen après 121 jours.
Je travaille à temps partiel en ce moment et j’envisage de démissionner pour suivre un projet perso. Si je n’ai pas assez de jours travaillés sur la période de référence, est-ce que je peux quand même toucher le chômage ou il faut attendre ?
Bonjour Lisette, en cas de démission pour un projet personnel, l’ouverture du chômage n’est pas automatique. Si vous n’avez pas la durée de travail suffisante sur la période de référence, vous risquez en effet de ne pas pouvoir être indemnisée tout de suite, sauf cas particulier comme une démission considérée comme légitime. Si votre situation est incertaine, le plus prudent est de vérifier vos droits avant de quitter votre emploi, par exemple en estimant votre éligibilité.
Bonjour ,
J’ai posé ma démission pour un poste en CDI que j’occupe depuis 3 ans et 4 mois la date de fin de contrat est le 20 septembre (fin de préavis) je reprends un autre travail le 26 septembre en CDI , la carence entre les deux contrats pose t’elle un problème pour les allocations chômages si le travail en question se passe mal?
Bonjour,
Oui, lorsque vous démissionnez vous n’ouvrez pas de droit aux allocations de retour à l’emploi (chômage), sauf dans le cas d’une démission légitime. La démission est considérée comme légitime dans 17 cas, parmi lesquels il y a : le salaire n’est pas versé malgré une décision de justice, vous êtes victime d’un délit durant le travail et vous avez déposé plainte.
Si votre cas ne correspond pas à ces situations, votre démission ne sera pas légitime et vous ne pourrez pas toucher d’ARE.
N’hésitez pas à utiliser notre simulateur gratuit pour déterminer si vous pouvez prétendre des aides, ou à souscrire à notre service d’accompagnement administratif pour bénéficier de l’aide d’un expert pour toutes vos démarches.
Bonjour,
j’ai démissionné de mon premier emploi CDI le 15 08 2022 (début de ce CDI le 04/01/2021).
J’ai entamé un autre CDI le 16 08 2022.
Je souhaite quitter ce nouvel emploi qui ne se déroule pas comme je le souhaite.
Je suis en période d’essai.
Si je démissionne actuellement, puis-je touché mes indemnités chômage ou il faut que mon employeur procède au licenciement ?
Merci de votre réponse
Bonjour,
La démission n’ouvre pas de droits à l’ARE, sauf dans les cas de démission légitime. Est considérée comme légitime la démission après 3 années d’affiliation sans interruption, suivie d’un CDI auquel l’employeur met fin dans les 65 premiers jours travaillés. Dans votre cas, si vous n’avez pas été affilié 3 ans sans interruption avant d’entamer ce nouveau CDI et si vous démissionnez, vous n’aurez pas de droits au chômage.
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Si je démissionne d un CDI pour un autre CDI et que au bout de 30 jours je ne fais pas affaire
Ais je droit au chômage?
Si c est au bout de 90 jours ais je droit au chômage?
Mon 1er CDI je travaille depuis 10 ans
Merci
Bonjour,
Dans le cas d’une démission après 3 années d’affiliation sans interruption, suivie d’un CDI auquel l’employeur met fin dans les 65 premiers jours travaillés, vos droits au chômage seront ouverts.
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Bonjour,
Je viens d’être débauchée et m’apprête donc à poser ma démission auprès de mon employeur actuel.
Sachant que j’ai déjà cotisé plus de 6 mois, pourrais-je prétendre au chômage si mon nouvel employeur met fin à la période d’essai après 65j de travail ?
Pôle emploi m’a affirmé qu’une démission remettait les compteurs à zéro peu importe si j’ai travaillé plus ou moins de 65j. Il me faudrait donc cotiser à nouveau pour 6 mois. Je vois l’inverse partout sur internet, que penser ?
Bonjour,
Après une démission, vous devez travailler 65 jours consécutifs pour ouvrir à nouveau vos droits au chômage.
Pour en bénéficier, vous devez également avoir travaillé au moins 6 mois durant les 24 derniers mois.
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