[Mis à jour le 12/06/2026] Vous cherchez la liste des maladies reconnues par la MDPH en 2026 ? Il n’existe pas de liste officielle de maladies automatiquement reconnues. La MDPH évalue surtout les conséquences d’une maladie. Voici 30 exemples de maladies pouvant être reconnues par la MDPH, ainsi que les critères pris en compte pour évaluer votre situation et vous ouvrir les droits aux aides liées au handicap.
Non, il n’existe pas de liste officielle de maladies reconnues automatiquement par la MDPH. Une maladie, même grave ou chronique, ne donne pas systématiquement droit à une aide ou à une reconnaissance du handicap.
La MDPH n’évalue pas seulement le nom de la maladie. Elle étudie surtout son retentissement : perte d’autonomie, douleurs, fatigue, difficultés à se déplacer, troubles cognitifs, besoin d’aide humaine, isolement ou difficultés dans la vie sociale, scolaire ou professionnelle.
Les maladies ci-dessous sont des exemples de pathologies pouvant être étudiées par la MDPH. Elles ne donnent pas automatiquement droit à une aide, mais peuvent justifier une demande si elles entraînent un handicap important et durable.
| Maladie ou trouble | Type de pathologie | Conséquences possibles évaluées par la MDPH |
| Sclérose en plaques | Maladie neurologique | Fatigue, douleurs, troubles moteurs, perte d’autonomie |
| Maladie de Parkinson | Maladie neurologique | Tremblements, lenteur des mouvements, troubles de l’équilibre |
| Autisme | Trouble du neurodéveloppement | Difficultés de communication, interactions sociales, besoin d’accompagnement |
| Trisomie 21 | Maladie génétique / trouble cognitif | Déficience intellectuelle, perte d’autonomie, besoin d’accompagnement quotidien |
| Maladie d’Alzheimer | Maladie neurologique évolutive | Troubles de la mémoire, désorientation, perte d’autonomie |
| Dystrophie musculaire | Maladie neuromusculaire | Faiblesse musculaire, mobilité réduite, besoin d’aide |
| Polyarthrite rhumatoïde | Maladie inflammatoire chronique | Douleurs articulaires, fatigue, perte de mobilité |
| Fibromyalgie | Syndrome douloureux chronique | Douleurs diffuses, fatigue, troubles du sommeil |
| Épilepsie | Maladie neurologique | Crises, risques au quotidien, limitations professionnelles |
| Trouble bipolaire | Trouble psychique | Épisodes dépressifs ou maniaques, instabilité, difficultés sociales |
| Schizophrénie | Trouble psychique | Troubles de la perception, isolement, besoin de suivi |
| TOC sévères | Trouble psychique | Rituels envahissants, anxiété, perte d’autonomie |
| Dépression majeure | Trouble psychique | Isolement, fatigue, troubles cognitifs, incapacité à travailler |
| Trouble de stress post-traumatique | Trouble psychique | Anxiété, évitement, troubles du sommeil, hypervigilance |
| Maladie de Crohn | Maladie inflammatoire chronique | Poussées, douleurs, fatigue, hospitalisations |
| Diabète de type 1 ou 2 | Maladie métabolique | Complications visuelles, neurologiques, rénales ou cardiovasculaires |
| Cancer | Maladie grave ou évolutive | Traitements lourds, fatigue, douleurs, séquelles |
| Asthme sévère | Maladie respiratoire | Essoufflement, crises, limitations d’effort |
| Maladies cardiaques congénitales | Maladie cardiaque | Fatigue, essoufflement, restrictions physiques |
| Insuffisance rénale chronique | Maladie rénale | Dialyse, fatigue, contraintes médicales |
| Surdité | Déficience sensorielle | Difficultés de communication, accès à l’information |
| Cécité | Déficience sensorielle | Difficultés de déplacement, perte d’autonomie, accès aux documents |
| Sclérose latérale amyotrophique | Maladie neurologique évolutive | Perte progressive de mobilité, besoin d’aide importante |
| Hépatite C chronique | Maladie infectieuse chronique | Fatigue, complications hépatiques, traitements |
| Trouble du spectre de l’alcoolisation fœtale | Trouble du neurodéveloppement | Troubles cognitifs, comportementaux, apprentissages |
| Syndrome d’Ehlers-Danlos | Maladie génétique / articulaire | Douleurs, hyperlaxité, fatigue, instabilité articulaire |
| Lupus érythémateux systémique | Maladie auto-immune | Fatigue, douleurs, atteintes d’organes, poussées |
| Syndrome de Gilles de la Tourette | Trouble neurologique / neuropsychiatrique | Tics moteurs ou vocaux, retentissement social |
| Maladie cœliaque sévère | Maladie auto-immune digestive | Troubles digestifs, fatigue, carences, complications |
| Spondylarthrite ankylosante | Maladie inflammatoire chronique | Douleurs, raideurs, perte de mobilité |
Cette liste n’est pas exhaustive. Une maladie absente du tableau peut aussi être étudiée par la MDPH si elle entraîne des conséquences importantes et durables.
Être reconnu par la MDPH ne signifie pas qu’une maladie est automatiquement validée dans une liste officielle. Cela signifie que la situation de handicap est évaluée afin d’identifier les besoins de compensation de la personne. Cette évaluation peut ensuite permettre d’obtenir une aide, une orientation, une carte, une reconnaissance professionnelle ou un accompagnement adapté.
La MDPH peut étudier de nombreuses situations de handicap, qu’elles soient visibles ou invisibles. L’évaluation dépend toujours de l’impact de la maladie sur la personne.
Les maladies neurologiques peuvent entraîner des troubles moteurs, cognitifs, sensitifs ou une perte progressive d’autonomie. Cela peut concerner, par exemple, la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson, l’épilepsie, la SLA ou la maladie d’Alzheimer.
La MDPH peut regarder la mobilité, la fatigue, les troubles de l’équilibre, les douleurs, les crises ou le besoin d’aide au quotidien.
Les troubles psychiques et cognitifs peuvent être reconnus lorsqu’ils entraînent des difficultés importantes dans la vie quotidienne, les relations sociales, la concentration ou l’accès à l’emploi.
Cela peut concerner la dépression sévère, les troubles bipolaires, la schizophrénie, les TOC sévères, le trouble de stress post-traumatique, l’autisme ou une déficience intellectuelle.
Certaines maladies chroniques peuvent être prises en compte lorsqu’elles provoquent des douleurs, une fatigue importante, des poussées, des hospitalisations ou des traitements lourds.
C’est notamment le cas de la maladie de Crohn, du lupus, de la polyarthrite rhumatoïde, de la fibromyalgie, du diabète avec complications ou de l’insuffisance rénale chronique.
Les déficiences sensorielles peuvent aussi être étudiées par la MDPH. La surdité, la malvoyance ou la cécité peuvent avoir un impact important sur la communication, les déplacements, l’autonomie et l’accès à l’information.
L’évaluation dépend notamment du niveau de déficience, des compensations possibles et des difficultés rencontrées au quotidien.
Les maladies rares, génétiques ou évolutives peuvent être reconnues si elles entraînent une perte d’autonomie, des limitations importantes ou un besoin d’accompagnement.
La MDPH peut tenir compte de l’évolution prévisible de la maladie, des traitements, des douleurs, de la fatigue et des aménagements nécessaires.
La MDPH ne se base pas seulement sur un diagnostic médical. Elle évalue l’ensemble des conséquences de la maladie sur la vie de la personne.
La MDPH évalue les besoins de compensation : aide humaine, matériel adapté, aménagement du logement, accompagnement scolaire ou professionnel, orientation vers une structure spécialisée. Elle tient aussi compte de la fatigue, des douleurs, des troubles cognitifs ou des symptômes imprévisibles.
Une maladie peut être reconnue si ses conséquences sont importantes et durables. La MDPH peut aussi tenir compte de son évolution : situation stable, aggravation progressive, poussées régulières ou risque de perte d’autonomie.
La MDPH peut évaluer les besoins de compensation liés à la maladie : aide humaine, matériel adapté, aménagement du logement, du véhicule, de l’école ou du poste de travail, accompagnement scolaire ou professionnel, ou orientation vers une structure spécialisée.
Plus les limitations nécessitent une compensation importante, plus le retentissement de la maladie est pris en compte.
La maladie peut aussi avoir un impact sur la capacité à travailler, à suivre une formation, à aller à l’école ou à maintenir une vie sociale. La MDPH peut examiner les arrêts de travail, les difficultés d’insertion, les besoins d’adaptation ou l’impossibilité de tenir un rythme régulier.
Après l’étude du dossier, la MDPH peut proposer différentes aides ou mesures d’accompagnement selon les besoins de la personne. La reconnaissance d’une situation de handicap ne donne pas automatiquement droit à toutes les aides : chaque dispositif a ses propres conditions.
Il peut notamment s’agir de :
L’objectif de la MDPH est d’identifier les besoins de compensation et les droits adaptés à la situation de la personne.
Si votre maladie n’apparaît pas dans cette liste, cela ne signifie pas que votre situation ne peut pas être étudiée. La MDPH peut prendre en compte toute maladie, tout trouble ou tout handicap s’il entraîne des conséquences importantes dans votre vie quotidienne.
L’essentiel est de fournir un dossier complet, avec des documents médicaux précis et récents. Le certificat médical doit expliquer non seulement le diagnostic, mais aussi les limitations concrètes : douleurs, fatigue, perte d’autonomie, besoin d’aide, traitements, hospitalisations ou difficultés à travailler.
Une maladie rare, invisible ou mal connue peut donc être reconnue par la MDPH si elle provoque un handicap durable.
Il n’existe pas de liste officielle de maladies automatiquement reconnues par la MDPH. Les maladies neurologiques, psychiques, chroniques, sensorielles ou évolutives peuvent être étudiées si elles entraînent un handicap important et durable.
Une maladie peut ouvrir droit à une reconnaissance d’invalidité si elle réduit fortement la capacité de travail ou l’autonomie. Cela peut concerner, par exemple, certaines maladies chroniques, cancers, troubles psychiques, maladies neurologiques ou déficiences sensorielles.
Vous pouvez déposer un dossier MDPH si votre maladie, trouble ou handicap limite durablement votre vie quotidienne, votre autonomie, votre scolarité ou votre emploi. La MDPH étudiera ensuite votre situation et vos besoins de compensation.
Pour faire un dossier MDPH, il faut être concerné par une maladie, un handicap ou un trouble ayant des conséquences importantes et durables. Le dossier doit notamment contenir un formulaire de demande, un certificat médical et des justificatifs utiles.
Toute personne, enfant ou adulte, dont l’état de santé entraîne une limitation durable dans la vie quotidienne peut faire une demande auprès de la MDPH. La demande peut aussi être faite par un représentant légal ou un proche aidant.
Le délai varie selon les départements, mais une réponse de la MDPH peut prendre plusieurs mois. En général, il faut compter environ 4 à 6 mois pour obtenir une décision, parfois davantage selon la complexité du dossier.