Reconversion professionnelle : projet de formation

Démission et droit au chômage
Quels types de démissions donne droit à l’ARE ?
- Faîtes un Déménagement.
- Démissionnez d’un nouvel emploi après avoir été licencié.
- Partez pour faire une formation qualifiante.
- N’avez pas reçu votre salaire partiellement ou entièrement.
- Subissez des actes délictueux dans le cadre de votre travail.
- Avez un projet de reconversion professionnelle : nécessitant le suivi d’une formation ou un projet création ou reprise d’ une entreprise.
- Souhaitez exercer un nouvel emploi.
- Souhaitez faire un contrat de service civique ou de volontariat.
- Démissionner d’un contrat à durée indéterminée (CDI).
- Une durée d’activité salariée continue de 5 ans, chez un ou plusieurs employeurs, dans les 60 mois qui précèdent votre fin de contrat de travail. Ne sont pas prises en compte les congés sans solde, sabbatiques et les périodes de disponibilité.
- Un projet de reconversion professionnelle « réel et sérieux » : nécessitant soit le suivi d’une formation, soit un projet de création ou de reprise d’entreprise.
Quelles sont les conditions pour toucher l’ARE après une démission pour reconversion professionnelle ?
Depuis le 1er novembre 2019, un salarié souhaitant quitter son emploi afin de faire une réorientation professionnelle peut toucher l’ARE. Il existe deux types de projet professionnel :
- les projets de reconversion qui nécessitent une formation,
- les projets qui visent à créer ou reprendre une entreprise.
Seuls les projets dont le caractère « réel et sérieux » a été reconnu par la commission paritaire interprofessionnelle régionale peuvent avoir droit à l’ARE.
Pour les projets de reconversion nécessitant une formation, la commission prend en compte les informations suivantes :
- le projet de reconversion ;
- les caractéristiques du métier souhaité ;
- la formation professionnelle envisagée et les modalités de financement envisagées ;
- les perspectives d’emploi à l’issue de la formation.
Pour les projets visant à créer ou reprendre une entreprise, la commission prend en compte les informations suivantes :
- les caractéristiques et les perspectives d’activité du marché ;
- le financement et les ressources financières ;
- les moyens techniques et humains de l’entreprise créée ou reprise.
Les démissionnaires qui souhaitent bénéficier de l’ARE dans le cadre d’un projet de reconversion professionnelle légitime doivent justifier d’au moins 1 300 jours travaillés ou assimilés au cours des 5 dernières années (60 mois) précédant la fin du contrat de travail.
Toutes périodes d’inactivité comme la maladie et les congés sont prises en compte de la même façon que pour les demandeurs d’emploi qui ont été licenciés.
Un salarié qui démissionne sans avoir travaillé 1 300 jours peut toutefois bénéficier de l’ARE, s’il a déjà travaillé pendant 5 ans avant une démission antérieure. À condition d’avoir été accompagné par un conseil en évolution professionnelle.
Quelles démarches faire avant et après une démission ?
Demander un conseil en évolution professionnelle avec la démission
Pour bien réussir votre reconversion professionnelle, vous devez vous rapprocher du CPF (Compte personnel de formation) de transition. Cette étape obligatoire et préalable à la démission vous permet de :
- bénéficier d’un appui personnalisé pour préparer votre projet ;
- étudier les dispositifs alternatifs à la démission que vous pouvez faire valoir pour mettre en œuvre votre projet ;
- établir votre projet.
Les conseils en évolution professionnelle (CEP) sont dispensés jusqu’au 31 décembre 2019 par :
- l’APEC pour les salariés cadres ;
- les CAP Emploi pour les personnes en situation de handicap ;
- les FONGECIFS pour les salariés actifs (ils seront remplacés à compter de 2020, par les opérateurs désignés dans chaque région par France Compétences).
Le CPF vous aidera à faire le bon choix. Il vous aidera à faire le point sur votre projet.
Quelles démarches faut-il faire auprès de la CPIR ?
Après la mise en œuvre de votre projet, il vous faut consulter la Commission paritaire interprofessionnelle régionale (CPIR). Elle jugera du caractère “réel et sérieux” de votre projet. Puis, vous aurez 6 mois, à compter de la notification de la décision de la CPIR pour vous inscrire à France Travail et faire une demande pour l’ARE si votre projet est accepté.
Les étapes de la reconversion
Définissez vos objectifs
Il est nécessaire de faire un bilan personnel : un bilan de vos compétences et de vos centres d’intérêt.
Pour évaluer vos besoins en terme de formation, France Travail vous propose :
- Une évaluation des compétences et capacités professionnelles (ECCP) qui permet de mesurer les écarts entre vos compétences et les besoins des entreprises.
- Un atelier « Préparer son projet de formation » qui vous accompagne au début de votre réflexion sur votre projet de formation.
Lorsque vous souhaitez changer de métier, informez-vous sur l’environnement du secteur dans lequel vous envisagez de trouver un travail. Consultez les offres de formation attentivement. Vous suivrez une formation pour au moins les 2 prochaines années.
Anticipez
Votre démarche de reconversion vous paraît évidente, mais ce n’est pas forcément le cas de vos futurs interlocuteurs (recruteurs, banquiers, investisseurs, accompagnateurs et réseaux professionnels). Faîtes un plan d’ action en construisant un rétro planning.
Vous serez amené à faire la publicité de cotre projet auprès de recruteurs, banquiers, investisseurs, accompagnateurs et réseaux professionnels. Vous devrez vous exprimer à votre sujet ainsi que sur vos expériences professionnelles et votre projet actuel. Pensez à préparer des discours qui pourront les convaincre.
Écrivez votre CV de façon à montrer votre cheminement personnel et vos compétences.
Vous devez préparer votre entretien oral. N’hésitez pas à parler de ce qui vous a conduit à cette démarche de reconversion, de vos compétences et de celles requises par le nouveau métier. Vous devez montrer que votre décision est cohérente et réalisable.
Vous devez prouver que vous êtes capable de rentrer dan ce nouvel univers. Ce choix de reconversion doit venir de la passion, de l’envie.
Le financement
Des solutions existent pour le financement de votre formation. Par exemple, lorsque l’on est salarié, il est tout à fait possible d’utiliser son compte personnel de formation (CPF).
En ce qui concerne la création d’entreprise, certaines régions multiplient les aides à destination des porteurs de projet : aides financières à l’implantation et à l’embauche, aide matérielle via des locaux, accompagnement par des professionnels.
Si dans certaines régions, il existe un dispositif global qui mutualise les ressources du Conseil régional, des CCI, des pépinières d’entreprises et qui offre un accompagnement personnalisé, dans d’autres régions, il vous faudra frapper à la porte de chacun de ses organismes.
Dans tous les cas, expliquez votre situation à un conseiller France Travail qui fera le nécessaire pour vous orienter vers les bons interlocuteurs.
Voir notre ligne éditoriale ici.
Quelles conditions pour toucher le chômage après une démission pour reconversion professionnelle ?
Pour pouvoir prétendre à l’allocation chômage, dans ce cas de démission pour projet de reconversion professionnelle, il vous faut remplir deux conditions spécifiques en plus des conditions habituelles pour toucher le chômage :
Démissionner d’un contrat à durée indéterminée (CDI).
Une durée d’activité salariée continue de 5 ans, chez un ou plusieurs employeurs, dans les 60 mois qui précèdent votre fin de contrat de travail. Ne sont pas prises en compte les congés sans solde, sabbatiques et les périodes de disponibilité.
Un projet de reconversion professionnelle « réel et sérieux » : nécessitant soit le suivi d’une formation, soit un projet de création ou de reprise d’entreprise.
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À quoi sert le CPF ?
Le Compte personnel de formation (CPF) fait le point sur votre projet et vous aide à le préparer.
Quelles démarches faut-il faire auprès de la CPIR ?
Après la mise en œuvre de votre projet, il vous faut consulter la Commission paritaire interprofessionnelle régionale (CPIR). Elle jugera du caractère “réel et sérieux” de votre projet. Puis, vous aurez 6 mois, à compter de la notification de la décision de la CPIR pour vous inscrire à France Travail et faire une demande pour l’ARE si votre projet est accepté.
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La démission pour reconversion professionnelle est-elle légitime ?
Une démission est légitime si vous avez un projet de reconversion professionnelle : nécessitant le suivi d’une formation ou un projet création ou reprise d’ une entreprise.
Combien de temps de travail pour bénéficier de l’ARE après une démission ?
Les démissionnaires qui souhaitent bénéficier de l’ARE doivent avoir travaillé de façon continue au minimum fixé de 1300 jours travaillés au cours des 5 ans (60 mois) qui précèdent la démission.
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Quel financement pour une reconversion professionnelle ?
Des solutions existent pour le financement de votre formation. Par exemple, lorsque l'on est salarié, il est tout à fait possible d'utiliser son compte personnel de formation (CPF).
Je veux me reconvertir en ce moment et j’hésite entre une formation courte “certifiante” et une plus longue avec stage. Comment comparer concrètement le contenu, les débouchés et le financement pour valider mon projet de formation ?
Bonjour Rania, pour comparer ces deux options, regardez surtout le programme détaillé, le niveau visé, la reconnaissance de la certification, la place du stage ou de l’alternance, et les métiers réellement accessibles à la sortie. Vérifiez aussi le coût total, les aides mobilisables selon votre statut et les conditions d’entrée, car le financement peut varier selon votre situation. Le plus utile est souvent de confronter la formation à votre objectif métier concret, plutôt que de choisir seulement entre “court” et “long”. Si vous voulez faire un premier point global, vous pouvez estimer vos droits.