Vous êtes auto‑entrepreneur et vous vous interrogez sur le montant d’impôt que vous allez devoir payer en 2026 ? Le calcul de votre impôt peut sembler complexe : abattement forfaitaire, ajout de vos autres revenus, option pour le versement libératoire. Autant de notions qui rendent difficile l’estimation de votre impôt. Mes Allocs vous explique pas à pas comment fonctionne la simulation impôt pour un auto‑entrepreneur et ce qu’elle change par rapport à un salarié.
La simulation d’impôt s’adresse à toutes les personnes qui déclarent des revenus au fisc, y compris celles qui exercent sous le régime de la micro‑entreprise. Que vous soyez commerçant, artisan, prestataire de services ou professionnel libéral, vous devez déclarer chaque année le chiffre d’affaires de votre auto‑entreprise et l’administration fiscale calculera votre impôt à partir de ces données. Les auto‑entrepreneurs concernés sont ceux qui exercent une activité principale ou complémentaire.
La simulation s’adresse également aux salariés ou retraités qui cumulent un revenu d’activité indépendant avec un revenu salarié, aux étudiants ou demandeurs d’emploi qui testent l’auto‑entreprise et veulent savoir si l’activité est fiscalement avantageuse, ainsi qu’aux professions libérales relevant des bénéfices non commerciaux (BNC) et aux prestataires de services artisanaux et commerciaux relevant des BIC.
Le régime micro‑fiscal simplifie la déclaration, mais il peut donner l’impression que l’impôt de l’auto-entrepreneur est « inclus » dans les cotisations sociales. Ce n’est pas le cas : même si l’abattement forfaitaire couvre vos charges professionnelles, le revenu résiduel est soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu ou au versement libératoire si vous l’avez choisi. Réaliser une simulation vous permet de :
Pour obtenir un résultat fiable, le simulateur vous demande de renseigner plusieurs informations. Elles correspondent aux rubriques de la déclaration d’impôt 2042 C PRO et permettent de calculer votre revenu imposable.
La première étape consiste à préciser votre situation au 1er janvier 2026 : célibataire, en couple, marié ou pacsé. Cette donnée sert à calculer le quotient familial, c’est‑à‑dire le nombre de parts fiscales auxquelles vous avez droit. Par exemple, un couple ou un parent isolé bénéficie de parts supplémentaires qui allègent l’impôt.
Le nombre d’enfants comptés dans le foyer influence directement votre impôt. Le simulateur vous demande si vos enfants sont à votre charge exclusive ou en garde alternée. Chaque enfant ouvre droit à une demi‑part pour les deux premiers, puis à une part entière à partir du troisième.
Vous devez détailler tous les revenus de l’année 2025 : salaires, retraites, allocations chômage ou pensions. En tant qu’auto‑entrepreneur, vous indiquez le chiffre d’affaires hors taxes (CA HT) réalisé dans votre micro‑entreprise et le type d’activité (vente de marchandises ou fourniture de logement, prestations de services commerciales ou artisanales, prestations de services libérales). Le simulateur applique ensuite le taux d’abattement correspondant pour calculer votre revenu imposable.
Voici un récapitulatif des abattements pour 2026 :
Par exemple, si vous réalisez 30 000 € de chiffre d’affaires en prestations de services BIC, vous êtes imposé sur 15 000 € (50 % du CA). Le simulateur effectue automatiquement ce calcul, y compris l’abattement minimum de 305 € qui s’applique lorsque le chiffre d’affaires est très faible.
Le simulateur vous demande également de préciser les charges déductibles (pensions versées, épargne retraite, frais professionnels au réel) ainsi que les réductions ou crédits d’impôt (dons, garde d’enfants, frais de scolarité, etc.). Ces montants viennent diminuer votre revenu imposable ou réduire directement l’impôt dû.
Le simulateur applique une méthode identique à celle de l’administration fiscale. Le calcul se déroule en plusieurs étapes.
À partir de votre chiffre d’affaires, le simulateur soustrait l’abattement forfaitaire adapté à votre activité (71 %, 50 % ou 34 %). Le résultat correspond à votre revenu imposable d’auto‑entrepreneur. Ce revenu est ajouté à vos autres revenus (salaires, pensions, revenus fonciers, etc.) pour obtenir le revenu net imposable global du foyer.
Le revenu net imposable est divisé par le nombre de parts fiscales de votre foyer. Le simulateur calcule ainsi un revenu par part qui permet de situer votre foyer dans les tranches du barème progressif de l’impôt sur le revenu.
Pour chaque part, l’outil applique le barème officiel 2026 (0 % jusqu’à 11 600 €, 11 % entre 11 601 € et 29 579 €, 30 % entre 29 580 € et 84 577 €, 41 % entre 84 578 € et 181 917 €, et 45 % au‑delà). L’impôt par part est ensuite multiplié par le nombre de parts fiscales pour obtenir l’impôt brut du foyer.
Enfin, le simulateur soustrait les réductions et crédits d’impôt auxquels vous avez droit (dons, frais de garde d’enfants, travaux, etc.). Vous obtenez alors le montant d’impôt sur le revenu que vous devrez réellement payer en 2026.
Situation : Céline a 30 ans, elle est célibataire et exerce une activité de coach sportive en micro‑entreprise. Son chiffre d’affaires de 2025 s’élève à 30 000 € et elle n’a pas d’autres revenus. Elle ne bénéficie pas de réductions d’impôt.
Calcul : après application de l’abattement de 50 % (prestations de services BIC), son revenu imposable s’élève à 15 000 €. Avec une seule part de quotient familial, l’impôt brut calculé par le barème 2026 est d’environ 374 €. Céline bénéficie ainsi d’un impôt modéré grâce à l’abattement forfaitaire, alors que son chiffre d’affaires initial était de 30 000 €.
Situation : Marc et Sophie sont mariés et ont un enfant. Marc perçoit un salaire annuel de 35 000 €, Sophie gagne 30 000 €, et Marc exerce en parallèle une activité de consultant (BNC) qui lui rapporte 20 000 € de chiffre d’affaires. Ils n’ont pas de charges déductibles et n’utilisent pas le versement libératoire.
Calcul : l’abattement de 34 % sur l’activité BNC ramène le revenu imposable de Marc à 13 200 €. Leur revenu net imposable global est donc de 78 200 €. Divisé par 2,5 parts, le quotient familial atteint 31 280 €. Le barème 2026 donne un impôt d’environ 2 488 € par part, soit un impôt brut de l’ordre de 6 220 € pour le foyer.
Le calcul dépend du régime fiscal choisi. En imposition classique, l’administration applique un abattement forfaitaire sur votre chiffre d’affaires (71 %, 50 % ou 34 % selon l’activité). Le revenu restant est ajouté aux autres revenus de votre foyer et soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu. Si vous avez opté pour le versement libératoire, l’impôt est calculé directement sur votre chiffre d’affaires avec un taux fixe.
L’auto-entrepreneur paie l’impôt sur le revenu comme les autres contribuables. Après application de l’abattement forfaitaire sur le chiffre d’affaires, le revenu imposable est intégré dans le revenu global du foyer. L’impôt est ensuite calculé selon le barème progressif (0 % à 45 %). Si vous choisissez le versement libératoire, vous payez un pourcentage du chiffre d’affaires (1 %, 1,7 % ou 2,2 %) directement avec vos cotisations sociales.
Le chiffre d’affaires nécessaire dépend de votre activité. En micro-entreprise, il faut tenir compte des cotisations sociales et de l’abattement fiscal. Par exemple, pour viser environ 2 000 € nets mensuels en prestations de services (BIC), il faut généralement un chiffre d’affaires d’environ 3 200 à 3 500 € par mois. Le montant exact varie selon les charges, l’imposition et les éventuelles aides.
Il n’existe pas un seul taux d’imposition. En régime classique, votre revenu est soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu, dont les tranches vont de 0 % à 45 % selon votre revenu et votre situation familiale. Si vous avez opté pour le versement libératoire, l’impôt correspond à un taux fixe appliqué au chiffre d’affaires : 1 % pour la vente, 1,7 % pour les services BIC et 2,2 % pour les activités libérales.
Les règles fiscales peuvent évoluer chaque année avec la loi de finances. En 2026, le barème de l’impôt sur le revenu a été revalorisé pour tenir compte de l’inflation, ce qui peut réduire légèrement l’impôt pour certains foyers. Les plafonds de chiffre d’affaires du régime micro-entreprise restent fixés à 203 100 € pour les activités de vente et 83 600 € pour les prestations de services. Selon les réformes à venir, ces seuils pourraient être ajustés dans les prochaines années.
Il n’existe pas de seuil spécifique réservé aux auto-entrepreneurs. Comme tous les contribuables, vous êtes exonéré d’impôt si votre revenu net imposable reste dans la première tranche du barème. En 2026 (revenus 2025), la tranche à 0 % s’applique jusqu’à 11 600 € par part fiscale. Grâce à l’abattement sur le chiffre d’affaires, une partie importante des revenus d’auto-entrepreneur peut donc rester non imposable.