Si vous avez un souci de santé qui vous empêche de travailler, vous pouvez bénéficier d’un arrêt de travail. Mais il est possible que vous soyez contrôlé(e) durant cette période. Alors, en 2026 comment se déroule les contrôles pendant un arrêt de travail ? Qu’est-ce qui a changé ? Risquez-vous de perdre les aide liées à votre état de santé ? On vous explique.
Oui, vous pouvez vous faire contrôler pendant votre arrêt de travail. Ces contrôles permettent de vérifier que votre arrêt est justifié. Vous devez les accepter, sinon vos indemnités journalières peuvent être suspendues.
Vous pouvez être contrôlé par la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) ou par votre employeur via une contre-visite médicale.
La Sécurité sociale, par l’intermédiaire de la CPAM, peut vérifier un arrêt de travail pour s’assurer qu’il est médicalement justifié et que les règles sont respectées (comme la présence à domicile). Ces contrôles peuvent avoir lieu à tout moment.
Cela peut être lié à un signalement de votre employeur (doutes sur durée, activité incompatible), à des durées d’arrêts longs (supérieurs à 60 jours) ou pour aucune raison précise.
Les contrôles peuvent avoir lieu à votre domicile ou être réalisés à partir de votre dossier.
L’employeur peut organiser une contre-visite médicale pour contrôler un arrêt de travail, mais uniquement s’il verse un complément de salaire au salarié. Ce contrôle vérifie la justification de l’arrêt, sa durée et la présence à domicile pendant les heures d’interdiction de sortie.
Pendant un arrêt de travail, des contrôles à distance sont possibles depuis la mise en place du télécontrôle par visioconférence via la CPAM, le 1er décembre 2025. La procédure est simple : la CPAM vous contacte par email ou SMS au moins 48 heures à l’avance, en utilisant les coordonnées de votre compte Ameli, avec un rappel la veille ; vous devez vous connecter le jour J via votre téléphone ou votre ordinateur.
Si le contrôle de la CPAM se passe en personne (à votre domicile ou dans un cabinet), le médecin-conseil vérifie votre état de santé et le respect des prescriptions médicales. Aucun préavis n’est donné.
Dans le cas d’une contre-visite médicale demandée par votre employeur, il envoie un médecin indépendant pour une visite à domicile sans prévenir et hors des heures de sortie, ou au cabinet sur convocation. Vous devez communiquer à l’avance vos horaires de sortie libre.
Il n’y a pas de contrôle officiel des arrêts maladie par téléphone. La CPAM peut appeler pour des questions administratives (justificatifs, durée d’arrêt), mais les contrôles médicaux se font en personne, en visioconférence ou sur dossier.
Si vous ne voulez pas passer le contrôle par visioconférence, vous pouvez le refuser en répondant au mail ou SMS de la CPAM. Elle vous proposera alors un rendez-vous en personne, à domicile ou au cabinet. Prévenez-les rapidement de votre refus ou de tout problème technique, en expliquant si possible la raison. Un contrôle en présentiel sera alors programmé rapidement.
Les contrôles d’arrêt maladie par la CPAM ou l’employeur peuvent se faire à tout moment, sans délai minimum obligatoire. Ils sont souvent faits :
Il n’y a pas de limite légale au nombre de contrôles pendant un même arrêt de travail. La CPAM et l’employeur peuvent en faire plusieurs si besoin, surtout pour vérifier des prolongations ou en cas de doute.
En cas de contrôle de la CPAM manqué pendant un arrêt de travail parce que vous dormiez, vous pouvez les contacter rapidement par téléphone (36 46) ou via votre espace Ameli pour expliquer la situation et justifier votre absence. Un certificat médical ou tout autre justificatif peut être fourni ; la CPAM peut alors proposer un nouveau contrôle.
Oui, si vous êtes absent ou ne répondez pas, lors d’un contrôle inopiné à domicile par la CPAM, le médecin-contrôleur laisse un avis de passage dans votre boîte aux lettres. En revanche, il n’y a pas d’avis de passage pour les contrôles à distance.
Les contrôles d’arrêt maladie pour dépression se passent comme pour les autres maladies, avec une attention particulière à l’état psychologique et au suivi médical. Le médecin-conseil (ou le médecin envoyé par l’employeur) vérifie les symptômes actuels comme l’anxiété, la fatigue ou les troubles du sommeil, ainsi que les traitements prescrits (ordonnances, antidépresseurs). Il s’assure aussi que l’arrêt est justifié et que les horaires sont respectés.
Il peut poser des questions sur l’origine de la dépression, le suivi chez un psychologue ou un psychiatre et envisager, si la situation le permet, une reprise progressive du travail, par exemple en temps partiel thérapeutique. Le médecin-conseil ne conteste pas le diagnostic de dépression lui-même, mais prend note de sa durée et de sa gravité.
Après un contrôle de la CPAM pendant un arrêt de travail, le médecin-conseil rend son avis dans les 48 heures et informe la caisse par écrit. Vous recevez alors un courrier confirmant si l’arrêt est validé (maintien des indemnités journalières) ou non (suspension immédiate des indemnités dès la date du contrôle, avec date de reprise fixée).
Si vous souhaitez contester une décision de la CPAM après un contrôle d’arrêt de travail, vous pouvez envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception dans un délai de 30 jours. La lettre doit être accompagnée de certificats médicaux justificatifs si besoin.
Si la CPAM juge un arrêt de travail injustifié après un contrôle (avis médical défavorable, absence non justifiée ou non-respect des règles), vos indemnités journalières peuvent être suspendues immédiatement à partir de la date du contrôle, sans paiement ultérieur.
L’employeur a aussi le droit d’arrêter de verser son complément de salaire si c’est prévu, et la CPAM peut demander le remboursement des sommes perçues en cas de fraude avérée. Une date de reprise du travail peut être fixée par le médecin-conseil, puis notifiée par courrier à vous, au médecin traitant et à l’employeur.
L’employeur ne peut pas vous licencier directement pour ce motif, mais il peut signaler la situation à la CPAM. Il peut aussi engager une procédure disciplinaire en cas d’abus, par exemple en cas d’activité salariée pendant l’arrêt.
Pendant un arrêt maladie, un contrôle inopiné peut être effectué par la Sécurité sociale (contrôle administratif pour vérifier votre présence à domicile et/ou médical pour évaluer votre état de santé) ou par un médecin mandaté par l’employeur (contre-visite). Vous devez être présent aux heures prescrites.
Pour justifier une absence à un contrôle pendant un arrêt maladie, fournissez rapidement un certificat médical ou un justificatif valable (ex. : rendez-vous médical, hospitalisation) à la CPAM ou à votre employeur dans les 48 heures généralement requises.
Un contrôle pendant un arrêt maladie peut avoir lieu dès le début de l'arrêt (théoriquement après 48h pour la CPAM, ou dès le 1er jour pour l'employeur), et à tout moment pendant sa durée. Il n'y a pas de délai minimum légal fixe, mais ils sont plus fréquents après plusieurs arrêts courts répétés ou au-delà de 3 semaines.
Le médecin contrôleur peut se présenter à votre domicile de manière inopinée, sans préavis, pendant les heures de présence obligatoire : de 9h à 11h et de 14h à 16h, tous les jours y compris samedis, dimanches et jours fériés. En cas de sorties libres autorisées par votre médecin, il peut venir aux horaires que vous avez communiqués à l’employeur.
Oui, vous pouvez être licencié pendant un arrêt maladie, mais uniquement pour un motif indépendant de votre état de santé (faute grave, désorganisation de l’entreprise, motif économique ou inaptitude constatée après reprise), sous peine de nullité discriminatoire. La procédure doit être respectée, et l’arrêt suspend mais ne protège pas totalement le contrat de travail.