Jusqu’ici réservée aux salariés à partir de 62 ans, la retraite progressive est désormais accessible dès 60 ans. Ce dispositif vise à offrir une transition en douceur vers la fin de carrière : le salarié peut réduire son activité professionnelle tout en percevant une partie de sa pension de retraite.
Concrètement, pour bénéficier de ce mécanisme, il faut remplir deux conditions : avoir validé au moins 150 trimestres (l’équivalent de 37,5 années de cotisation) et exercer une activité comprise entre 40 % et 80 % d’un temps complet. L’accord de l’employeur reste indispensable pour mettre en place ce dispositif.
À compter du 1er septembre 2025, le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu évolue pour les couples mariés ou pacsés. Jusqu’ici, le « taux du foyer » s’appliquait par défaut : un taux unique calculé sur les revenus communs, réparti à parts égales entre les conjoints, parfois au détriment du conjoint aux revenus les plus modestes. Désormais, l’individualisation du taux devient la règle : chacun paiera l’impôt en fonction de ses propres revenus (salaires, pensions, bénéfices…), pour une répartition jugée plus équitable. Les couples souhaitant conserver l’ancien système devront en faire expressément la demande.
Chaque rentrée représente une période de fortes dépenses pour les familles : achat des fournitures, inscription à la cantine, transport scolaire ou encore activités périscolaires. Afin de réduire ce poids sur le budget, il est possible de solliciter une bourse pour votre enfant pour l’année 2025-2026. Les demandes peuvent être déposées du 1er septembre au 16 octobre 2025.
Le montant de cette aide dépend à la fois des revenus du foyer et du nombre d’enfants à charge :
La demande doit être réalisée par le ou les responsables légaux qui assurent la charge effective de l’enfant. En situation de concubinage, les ressources des deux conjoints sont prises en compte. En cas de garde alternée, seules celles de la personne déposant la demande sont étudiées.
Le complément de mode de garde (CMG), versé par la Caisse d’allocations familiales (CAF), connaît une refonte importante à partir du 1er septembre 2025. Jusque-là, son montant dépendait notamment de l’âge de l’enfant, avec une distinction entre les 0-3 ans et les 3-6 ans. Cette séparation disparaît : le nouveau calcul prendra en compte les revenus du ménage, le nombre d’enfants à charge, le coût horaire et le nombre d’heures mensuelles de garde.
Autre changement majeur : la suppression du reste à charge minimal de 15 %. Certaines familles pourront ainsi voir leur reste à payer diminuer, mais d’autres, au contraire, risquent de percevoir un CMG moins avantageux. Pour ces dernières, un complément pourra être accordé sous conditions, afin de limiter la perte.
À noter également que le CMG sera désormais versé jusqu’aux 12 ans pour les enfants élevés par un parent seul, contre 6 ans auparavant. Cette extension constitue un soutien supplémentaire aux familles monoparentales, particulièrement exposées aux difficultés financières.
À partir de la rentrée de septembre 2025, l’interdiction des téléphones portables sera généralisée dans tous les collèges, a confirmé la ministre de l’Éducation nationale, Élisabeth Borne. Si la loi de 2018 prévoyait déjà ce cadre, l’expérimentation menée depuis 2024 a montré des résultats jugés positifs par la ministre. Chaque établissement pourra choisir ses modalités d’application, via casiers ou pochettes, en lien avec les conseils départementaux. L’objectif est d’offrir une pause numérique bénéfique au bien-être et à la réussite des collégiens.
Suspendu depuis juillet 2025 pour certains projets, le dispositif MaPrimeRénov’rouvre ses guichets le 30 septembre. Cette aide, qui finance des travaux de rénovation énergétique, avait rencontré un succès massif mais aussi des dérives nécessitant une pause.
La reprise concerne principalement les rénovations dites « d’ampleur », c’est-à-dire des chantiers permettant une amélioration significative de la performance énergétique du logement. En revanche, certains travaux isolés et moins stratégiques resteront exclus de l’aide.
Après le succès de son lancement en 2024, le leasing social revient le 30 septembre 2025 avec une enveloppe de 370 millions d’euros et au moins 50 000 voitures électriques proposées à la location. Destiné aux ménages modestes, le dispositif impose deux conditions : avoir un revenu fiscal de référence par part inférieur ou égal à 16 300 € et utiliser le véhicule pour des déplacements professionnels. Les loyers seront plafonnés à 200 € par mois (souvent sous 140 €), pour une durée minimale de trois ans. Les demandes s’effectueront via une plateforme dédiée ou auprès de loueurs agréés.
Bonne nouvelle pour les foyers chauffés au gaz : le tarif réglementé connaît une baisse de 2,41 % en septembre. Le prix du kWh TTC passe ainsi de 0,10801 € à 0,10540 €. Pour une consommation annuelle moyenne de 11 200 kWh, cela représente une économie d’environ 29 €, avec une facture passant de 1 540 € à 1 511 €.
Toutefois, cette baisse doit être relativisée. L’abonnement annuel reste fixé à 330,80 €, un niveau historiquement élevé après la hausse de TVA intervenue en août 2025. Malgré tout, cette réduction du prix du kWh constitue une bouffée d’air pour les ménages, alors que les dépenses énergétiques pèsent lourd dans le budget des foyers.
Depuis le 1er juillet 2025, un nouveau formulaire Cerfa sécurisé a été instauré pour la délivrance des arrêts de travail. Après une période de tolérance, son usage devient exclusif à partir du 1er septembre. Concrètement, tout arrêt de travail doit être établi sur ce nouveau support papier fourni par l’Assurance maladie.
Les anciens formulaires, qu’ils soient scannés ou photocopiés, seront systématiquement rejetés. Cette mesure vise à renforcer la lutte contre la fraude et à sécuriser les démarches administratives, tant pour les patients que pour les employeurs.
L’Établissement français du sang (EFS) a annoncé un assouplissement des règles encadrant le don. Le délai d’exclusion après un tatouage, un piercing ou certains actes médicaux invasifs (acupuncture, endoscopie, mésothérapie…) passe de quatre à deux mois.
De plus, l’implantologie dentaire n’est plus considérée comme une contre-indication. Avec environ 10 000 dons nécessaires chaque jour, ces ajustements visent à élargir le nombre de donneurs potentiels tout en maintenant la sécurité des patients.
Le dépistage néonatal, effectué systématiquement à la naissance, est renforcé dès septembre avec l’ajout de trois pathologies rares :
Ce renforcement du dépistage traduit une volonté de mieux prendre en charge ces maladies rares dès les premiers instants de la vie, augmentant ainsi les chances d’intervention précoce et d’amélioration du pronostic.