Le congé de solidarité familial et la convention nationale des transports

[Mis à jour le 26/02/2026] Le congé de solidarité familiale n’est pas à proprement parler une allocation familiale, toutefois il permet de bénéficier d’un congé si vous prenez une pause professionnelle pour vous occuper d’un proche. On vous explique comment se passe le congé de solidarité familiale et la convention nationale des transports.
Le congé de solidarité familiale pour les transports
Pour les ouvriers
Le congé de solidarité familiale est une aide qui peut s’adresser à chacun. Cependant, selon les différents accords au sein de l’entreprise, l’aide peut varier de forme. Pour les chauffeurs routiers, la convention collective prévoit des congés exceptionnels pour certains événements familiaux. Les salariés ont droit aux congés exceptionnels avec maintien de la rémunération, pour les événements familiaux suivants sans condition d’ancienneté :
- Mariage du salarié : 4 jours ;
- Mariage d’un enfant : 1 jour ;
- Congé de naissance ou d’adoption : 3 jours ;
- Décès du conjoint : 3 jours ;
- Décès d’un enfant : 3 jours ;
- Décès du père ou de la mère : 3 jour.
A partir de 3 mois d’ancienneté les conditions varient quelque peu:
- Mariage d’un enfant : 2 jours ;
- Décès du conjoint : 3 jours ;
- Décès d’un ascendant ou descendant : 3 jours ;
- Décès d’un frère ou d’une sœur : 1 jour ;
- Décès de l’un des beaux-parents : 1 jour ;
- Stage prémilitaire (au maximum) : 3 jours.
Ces jours s’entendent en jours ouvrables habituellement travaillés dans l’entreprise. Les congés doivent être pris, en une seule fois, dans les jours mêmes où ils sont justifiés par les événements précités.
Pour les autres salariés
Concernant les employés, les techniciens, les agents de maîtrise, les ingénieurs et les cadres (dans le cadre de la convention nationale des transports), ils ont le droit aux congés exceptionnels avec maintien de la rémunération suivants :
- Mariage de l’intéressé : 4 jours ;
- Mariage d’un enfant : 1 jour ;
- Congé de naissance ou d’adoption : 3 jours ;
- Décès du conjoint : 3 jours ;
- Décès d’un enfant de plus de 25 ans : 5 jours
- Décès d’un enfant de moins de 25 ans : 7 jours
- Décès d’un ascendant ou descendant : 2 jours ;
- Décès d’un frère ou d’une sœur : 1 jour ;
- Décès de l’un des beaux-parents : 1 jour ;
- Stage prémilitaire (au maximum) : 3 jours.
Comment pour les ouvriers, ces jours s’entendent en jours ouvrables habituellement travaillés dans l’entreprise. Les congés doivent être pris en une seule fois, dans les jours mêmes où ils sont justifiés par les événements.
Le congé de solidarité familiale
Petite définition
Le congé de solidarité familiale permet au salarié d’assister un proche dont la maladie met en jeu le pronostic vital. Le proche assisté se trouve en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable (quelle qu’en soit la cause).
Qui peut en bénéficier ?
Le congé de solidarité familiale peut être pris lorsqu’un proche se trouve en fin de vie et dont le pronostic vital est engagé ou qui se trouve en phase avancée d’une pathologie grave et incurable. L’origine de la maladie n’a aucune incidence sur le congé de solidarité familiale.
Pour en bénéficier, le proche doit être :
- Un ascendant : père, mère
- Un descendant : enfant, petit-enfant
- Un frère ou une sœur
- Une personne partageant le même domicile : conjoint, concubin, partenaire de PACS
- Une personne vous ayant désigné comme personne de confiance : elle peut être un parent, un proche ou le médecin traitant. Lorsque le malade se trouve dans l’impossibilité de prendre une décision, la personne de confiance est consultée.
Dans le cas où votre enfant est gravement malade, handicapé ou victime d’un accident, il est possible de bénéficier de l’allocation de présence parentale.
La question de la rémunération
Durant toute la durée du congé, le salarié conserve ses droits à remboursement des soins et indemnités journalières versées par la sécurité sociale en cas de maladie, maternité, invalidité et décès.
Concernant la rémunération, le congé de solidarité familiale n’est pas rémunéré.
Toutefois, le salarié bénéficiaire du congé perçoit l’allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie.
Le demandeur doit remplir tous documents suivants :
- Attestation remplie par l’employeur, précisant que le salarié bénéficie d’un congé de solidarité familiale (ou qu’il l’a transformé en période d’activité à temps partiel)
- Formulaire de demande d’allocation journalière d’accompagnement à domicile d’une personne en fin de vie
Ces pièces doivent être adressées par courrier au centre national de gestion des demandes d’allocations journalières d’accompagnement d’une personne en fin de vie (Cnajap).
Fin de congé
Après son congé, le salarié a le droit de bénéficier d’un entretien professionnel avec son employeur consacré à ses perspectives d’évolution professionnelle.
Le salarié conserve le bénéfice de tous les avantages qu’il avait acquis avant le début du congé. La durée du congé est prise en compte pour la détermination des avantages liés à l’ancienneté.
En cas de décès de la personne assistée, le congé prend fin dans les trois jours suivant le décès. Le salarié doit informer son employeur au moins trois jours avant la date prévue de son retour.
À la fin du congé, le salarié retrouve son emploi ou un emploi similaire et une rémunération au moins équivalente à son emploi précédant. Des mesures d’accompagnement du salarié lors de son retour peuvent être prévues.
Une autre aide disponible : l’allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie (AJAP)
Définition
L’allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie (AJAP) est destinée à compenser partiellement la perte de revenus subie par les assurés sociaux (personnes accompagnantes) qui cessent leur activité afin d’accompagner à domicile un proche (personne accompagnée) en phase avancée ou terminale d’une affection.
La durée de versement de l’AJAP est fixée à 21 jours maximum, par personne accompagnée. L’allocation continue d’être versée même en cas d’hospitalisation de la personne accompagnée, dès lors que le droit a été ouvert. Lorsque le congé est pris sous forme d’activité à temps partiel, le montant de l’allocation journalière d’accompagnement est adapté proportionnellement à la réduction du temps de travail.
Conditions d’attribution
La demande de cette allocation doit comporter notamment les informations suivantes :
- l’identité du demandeur et sa situation professionnelle,
- le nombre de journées d’allocation demandées dans la limite maximale légale,
- l’identité et le numéro de sécurité sociale de la personne accompagnée,
- une attestation du médecin ainsi que le nom de l’organisme de sécurité sociale dont relève la personne accompagnée.
Voir notre ligne éditoriale ici.
Comment calculer le salaire par jour ?
Le salaire journalier de référence (SJR) est égal au salaire annuel de référence divisé par le nombre de jours travaillés durant la période de référence de calcul (PRC).
Qui peut bénéficier d'un congé de solidarité familiale ?
Le droit au congé de solidarité familiale bénéficie, dans les mêmes conditions, au salarié qui souhaite assister la personne malade l'ayant désigné comme personne de confiance.
Quelles conditions doit respecter un aidant pour percevoir l’AJPA ?
L'allocation journalière du proche aidant est versée selon certaines conditions qui sont les suivantes : Ne pas percevoir de rémunération de la personne aidée Avoir réduit ou cessé son activité
Quelle est la durée du congé de solidarité familiale ?
La durée du congé de solidarité familiale est de 3 mois maximum.
Les indemnités journalières sont-elles imposables ?
Depuis le 1er janvier 2019, le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu est effectué sur les indemnités journalières versées par l'Assurance Maladie, selon un taux calculé et transmis automatiquement à l'Assurance Maladie par l'administration fiscale.
Quelle rémunération pour un congé de solidarité familiale ?
Lorsque vous êtes en congé de solidarité familiale, vous n'êtes pas rémunéré. En revanche, vous pouvez bénéficier d'une allocation journalière d'accompagnement à domicile.
Je suis conducteur et je veux prendre un congé de solidarité familiale pour m’occuper d’un proche en fin de vie. Avec la convention nationale des transports, est-ce que mes démarches diffèrent (préavis, justificatifs) et le salarié est-il maintenu selon des règles spécifiques ?
Bonjour Fernande, le congé de solidarité familiale repose d’abord sur les règles du Code du travail, mais votre convention collective peut prévoir des modalités plus favorables sur le délai de prévenance, les justificatifs à fournir ou l’organisation de l’absence. En pratique, il faut généralement prévenir l’employeur et produire un justificatif médical attestant de la situation du proche. Le contrat de travail est en principe suspendu pendant ce congé, sauf disposition conventionnelle plus avantageuse, donc le maintien de salaire n’est pas automatique. Le plus sûr est de vérifier la rédaction exacte de votre convention transports et de vos accords d’entreprise. Si vous souhaitez faire le point sur vos droits, vous pouvez aussi estimer vos droits.