[Mis à jour le 05/03/2026] Les aides sociales et les dispositifs pour les personnes qui souhaitent adopter ont été renforcées par la loi du 30 juin 2025. Si vous êtes dans cette situation, vous bénéficiez maintenant de protections plus larges et notamment d’autorisations d’absence dans le cadre de votre activité professionnelle pour mener à bien votre projet d’adoption. Dans cet article, découvrez comment fonctionnent les absences pour un projet d’adoption et les conditions pour en bénéficier.
La loi du 30 juin 2025 a mis en place des autorisations d’absence qui vous sont accordées si vous avez pour projet d’adopter. Cela vous permet d’assister aux entretiens obligatoires dans le cadre de l’obtention de l’agrément d’adoptant, sans perte de rémunération ni impact négatif. La mise en application effective des autorisations d’absence pour les démarches d’adoption a été conditionnée par la publication du décret du 31 décembre 2025. Elle est effective depuis le 2 janvier 2026.
Pour bénéficier d’une autorisation d’absence, vous devez avoir pour projet d’adopter un ou plusieurs enfants. Il faut que vous soyez dans l’obligation de manquer le travail pour assister aux entretiens nécessaires pour la procédure d’adoption (afin d’obtenir l’agrément).
Vous êtes concerné(e) par ces autorisations d’absence si vous êtes salarié, homme ou femme, engagé dans une procédure d’adoption, quel que soit votre contrat ou votre ancienneté dans l’entreprise. La loi s’applique aux salariés du secteur privé comme aux agents publics et permet donc à tous de bénéficier d’autorisations d’absence pour se présenter aux entretiens obligatoires nécessaires à l’obtention de l’agrément d’adoption.
Non, votre salaire n’est pas réduit pendant les autorisations d’absence pour un projet d’adoption. Ces absences sont payées par l’employeur et comptées comme du temps de travail effectif.
Vous devez informer votre employeur par écrit (courrier ou email), en précisant les dates de vos absences et leur motif (entretiens pour l’agrément d’adoption). L’employeur ne peut ni refuser ni reporter ces absences si les formalités sont respectées. Elles sont considérées comme du temps de travail effectif.
En plus de l’élargissement de l’interdiction de discrimination au travail pour les salariés engagés dans un projet d’adoption, la loi du 30 juin 2025 a apporté aussi d’autres nouveautés :
Si les entretiens réalisés pendant vos absences dans le cadre de votre projet d’adoption se passent bien et que vous êtes sur le point d’accueillir un enfant adopté, vous pouvez prendre un congé d’adoption. Il vous permet de suspendre votre activité professionnelle pour prendre le temps nécessaire pour l’intégration et les premiers soins de votre enfant avant son arrivée. Il peut débuter au plus tôt 7 jours avant l’arrivée de l’enfant dans votre foyer et doit commencer au plus tard dans les 8 mois suivant cette arrivée.
Vous pouvez prendre 16 semaines de congé pour adopter un enfant, 18 semaines si cela porte à trois ou plus le nombre d’enfants à charge dans votre foyer et 22 semaines si vous adoptez plusieurs enfants en même temps.
Les salariés du public et du privé engagés dans une procédure d’adoption peuvent bénéficier d’autorisations d’absence rémunérées pour assister aux entretiens nécessaires à l’agrément. Ils peuvent s’absenter jusqu’à 5 jours par procédure.
Dans le privé, les indemnités du congé d’adoption sont versées par la CPAM. L’employeur peut compléter selon la convention collective. Dans le public, le salaire est maintenu intégralement par l’employeur pendant toute la durée du congé.
Non, il n’est pas possible de cumuler un congé d’adoption avec un congé de paternité, mais les deux parents peuvent partager ou prendre simultanément le congé d’adoption.
La demande est examinée et délivrée dans les 9 mois à partir du jour où vous avez confirmé votre demande.
Non, votre employeur ne peut pas refuser votre absence pour un projet d’adoption si vous respectez les règles légales : jusqu’à 5 jours par procédure, pour les entretiens obligatoires d’agrément, avec information écrite préalable et justificatifs fournis. C’est un droit légal.