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Investir en bourse : ce que vous devez savoir avant de vous lancer

Article rédigé par Fabiola le 9 juin 2021 - 6 minutes de lecture

 

Le CAC 40 a bondi de 26,37 % en 2019. L’excellente performance de l’indice phare parisien (le CAC 40 est un indice boursier suivant l’évolution des 40 plus grandes entreprises françaises cotées) suscite des vocations. De nombreux épargnants souhaitent dynamiser la performance de leur épargne en allouant une partie de leur capital en actions. Il faut reconnaître que les autres placements populaires font pâle figure à côté en actions.Le rendement du livret A est tombé à 0,5 %. Du côté des fonds euros en assurance vie, la tendance est à la baisse avec une performance moyenne de 1,4 % en 2019, soit peu ou preu le niveau de l’inflation.

On comprend la tentation des épargnants d’aller sur les marchés actions. Mais attention, l’investissement en actions n’est pas sans risque, l’excellent cru 2019 ne doit pas faire oublier que le CAC 40 avait baissé de 10,95 % en 2018, effaçant la totalité des gains de l’année 2017 (9,26 %). Historiquement, les actions sont, avec l’immobilier, la classe d’actifs affichant les meilleurs performances. Mais, l’investissement en actions ne s’improvise pas et doit s’inscrire dans une stratégie patrimoniale réfléchie.

Voyons ensemble les bonnes pratiques à suivre pour tirer partie des marchés actions.

Comment investir en bourse ? La bonne approche

Comme l’illustrent les performances du CAC 40 au cours des dernières années, les marchés actions se caractérisent par une volonté importante. La valeur des actions connaît des fluctuations à la hausse et à la baisse marquées. Aussi, ces movements sont imprévisibles. L’investissement en bourse n’est pas un jeu. Les spéculateurs cherchant à réaliser des plus-values à court terme se brûlent une fois sur deux les ailes.

Le premier constat qui s’impose est que l’investissement en actions, pour les épargnants individuels, ne doit être envisagé que dans un contexte d’investissements à long terme. Une volatilité annuelle de 10-20 % n’est pas un problème dans le cadre d’un investissement à horizon 10 ans et davantage, puisque le gain escomptable excède largement cette volatilité. Les marchés actions délivrent des performances annualisées moyennes situés entre 6 et 10 % selon les périodes considérées.

À titre indicatif, le MSCI World, un indice boursier populaire composé de 1607 actions dans le monde, affichait fin septembre une performance annualisée moyenne de +9,37 % sur 10 ans. En réponse à cette volatilité des marchés, les épargnants ont également intérêt à lisser leurs investissements dans le temps, aussi bien pour acheter que pour revendre leurs titres. De cette façon, les épargnants s’assurent de ne pas acheter au plus haut, ni de revendre au plus bas.

Les bases étant posées, les épargnants se demandent concrètement comment investir en bourse en débutant ? En pratique, il existe différentes enveloppes fiscales au sein desquelles les épargnants individuels peuvent loger des actions.

En France, les enveloppes dédiées à l’investissement en actions sont le compte-titres ordinaire (CTO) et le plan d’épargne en actions (PEA). Le compte-titres ordinaire est le compte par défaut pour investir sans contrainte sur tout type d’actions, de fonds d’investissement en actions, voire de produits dérivés (supports réservés aux investisseurs très expérimentés).

Le PEA est le plus contraignant puisqu’il ne permet d’investir que dans les actions d’entreprises européennes (et des fonds investis sur les actions européennes). Par ailleurs, les versements sur le PEA sont limités à 150.000 euros. En contrepartie, le PEA permet de bénéficier d’avantages fiscaux très intéressants. En effet, les plus-values et les dividendes ne sont pas taxés dès lors que l’argent reste au sein du PEA.

Ils peuvent donc être réinvestis dans le temps sans frottement fiscal. Au moment de la sortir des capitaux du PEA, lorsque le PEA a plus de 5 ans, l’épargnant bénéficie d’une fiscalité réduite sur les gains. La part des gains des retraits n’est taxée qu’à hauteur de 17,2 % (contre 30 % en optant pour le prélèvement forfaitaire unique sur un CTO). Le PEA apparaît donc comme l’enveloppe de référence pour investir en actions.

Toutefois, les épargnants doivent savoir qu’en sus du CTO et du PEA, il est également possible d’investir en actions via une assurance vie multisupport et/ou un plan d’épargne retraite (PER). Ces 2 produits d’épargne permettent d’investir en actions via les supports en unités de compte.

Déléguer la gestions de son portefeuille d’action

Vers quelles actions se tourner pour se constituer un portefeuille qui tient la route ? Voilà une question devant laquelle bon nombre d’investisseurs débutants sont désemparés. Certains se tournent spontanément vers les actions des entreprises qui leur sont familières. Le problème de cette approche est que l’allocation est généralement biaisée, l’épargnant privilégie des actions d’entreprises au nom évocateur, essentiellement des grandes entreprises françaises et/ou des entreprises travaillant directement avec les consommateurs (business to consumer). En résulte une diversification sous-optimale du portefeuille d’actions.

Une approche alternative plus intéressante est de passer par des fonds d’investissement. Les fonds d’investissement sont des sociétés spécialisées dans la gestion des encours collectés auprès des investisseurs. Les fonds d’investissement se divisent en 2 grandes catégories : les fonds classiques et les fonds indiciels. Les fonds classiques s’appuient sur des équipes d’analystes financiers pour définir une stratégie d’investissement, analyser les données économiques et les résultats financiers des entreprises, et prendre des participations dans les sociétés qu’ils considèrent les plus intéressantes.

Les fonds indiciels ont une approche passive, ces fonds se contentent de reproduire la performance d’un indice de référence (que l’on appelle alors le sous-jacent, comme le CAC 40), ces fonds ont des frais de gestion très réduits et affichent d’excellentes performances, ce qui explique leur forte popularité aux État-Unis. Une popularité qui s’étend désormais en Europe.

Il est possible d’aller plus loin en déléguant non seulement la sélection des actions via un fonds d’investissement, mais aussi l’allocation globale de son PEA ou de son assurance vie. Pour cela, il faut faire appel à un service de gestion pilotée. Ces services sont proposés par des banques, des courtiers ou des Fintech. En optant pour une gestion pilotée (on emploie également le terme de gestion déléguée), l’épargnant donne mandat au gestionnaire pour gérer l’allocation globale des actifs détenus au sein de l’enveloppe.

Dans le cadre de ce service, le gestionnaire définit le profil financier de l’épargnant. Ce profil dépend notamment de l’horizon d’investissement et de l’acceptation du risque de l’épargnant. Les sociétés de gestion proposent généralement au moins 3 profils de risque : défensif, équilibré et dynamique. Mais certaines sociétés proposent un niveau de personnalisation beaucoup plus poussé. La gestion pilotée viendra à tous les épargnants de disposant ni du temps ni des connaissances pour gérer en direct leurs investissements en actions.


Fabiola
Fabiola est rédactrice au sein de l'équipe Mes Allocs, spécialisée en sciences politiques et affaires publiques. Diplômée de l'HEIP, elle rejoint Mes Allocs après une première expérience à l'Assemblée Nationale.

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