13ème mois et arrêt maladie : conditions et montant en 2026

[Mis à jour le 09/04/2026] Le 13ème mois est une prime versée par certaines entreprises à leurs salariés, mais son maintien en cas d’arrêt maladie soulève des interrogations. En plus des aides sociales qui peuvent compenser une perte de revenu pendant un arrêt, les conditions d’éligibilité au 13ème mois dépendent des règles internes de l’entreprise, des conventions collectives et du contrat de travail. Dans cet article découvrez si 13ème mois et arrêt maladie sont compatibles, quels critères peuvent influencer son versement et quelles démarches entreprendre en cas de litige avec votre employeur.
A-t-on le droit au 13ème mois en arrêt maladie ?
Le 13ème mois est une prime annuelle versée par certaines entreprises à leurs salariés en complément de leur salaire régulier. Généralement, la prime du 13ème mois correspond à un mois de salaire brut, mais son montant peut varier selon les règles de l’entreprise. Elle est souvent versée en fin d’année ou répartie en deux échéances (juin et décembre).
Le droit au 13ème mois en cas d’arrêt maladie dépend des règles prévues par l’entreprise. Si ces textes ne précisent rien, l’employeur doit verser la prime en intégralité, même en cas d’arrêt maladie. En revanche, si le versement de la prime du 13ème mois est conditionné à une présence effective ou continue, un arrêt maladie peut réduire ou supprimer le montant de la prime. Cependant, certaines conventions collectives prennent en compte les arrêts maladie ou accidents de travail à du temps effectif.
13ème mois et arrêt maladie : quel est le montant de la prime ?
Comment est calculé le 13ème mois en temps normal ?
En temps normal, le calcul du 13ème mois dépend des règles définies dans les textes qui sont instaurées dans l’entreprise. En général, il correspond soit à un salaire mensuel brut de base, soit à la moyenne des salaires perçus sur l’année. Certains accords incluent aussi des éléments variables comme les primes ou les heures supplémentaires. Le montant du 13ème mois peut être proratisé si le salarié n’a pas travaillé toute l’année ou si des absences non assimilées à du temps de travail effectif (comme un congé sans solde) sont prises en compte.
Quels critères influencent le versement du 13ème mois en arrêt maladie ?
Plusieurs critères peuvent avoir un impact sur le versement du 13ème mois en cas d’arrêt maladie :
- La condition de présence effective : si l’entreprise souhaite une présence active à une date précise pour bénéficier de la prime, un arrêt maladie peut entraîner une réduction de la suppression.
- Le prorata temporis : certaines modalités définies par l’entreprise prévoient un calcul du 13ème proportionnel au temps de présence effectif dans l’année, réduisant donc le montant en fonction des jours d’absence.
- La nature de l’arrêt : les absences pour accident du travail ou maladies professionnelles sont généralement considérées comme du temps de travail effectif, contrairement aux arrêts maladie classiques.
Quelle différence entre un arrêt maladie de courte durée et de longue durée dans le cadre du 13ème mois ?
La principale différence entre un arrêt maladie de courte durée et de longue durée est dans leur impact sur le calcul du 13ème mois, qui dépend des conditions qui sont prévues par l’entreprise ou les accords collectifs. Pour un arrêt de courte durée, l’impact est généralement limité, surtout si les absences sont considérées comme du temps de travail effectif. Dans ce cas, le salarié perçoit en général la totalité de son 13ème mois, sauf si le texte prévoit un calcul au prorata des jours qui ont été travaillés.
En revanche, un arrêt maladie de longue durée peut avoir des conséquences plus importantes. Si l’attribution de la prime est conditionnée au temps de présence effectif ou calculée au prorata temporis, une absence prolongée peut réduire le montant du 13ème mois. Cependant, certaines conventions collectives ou accords d’entreprise considèrent que l’arrêt lié à des maladies professionnelles ou accidents du travail à du temps de travail effectif. Dans ce cas, le 13e mois en situation d’accident du travail ou de maladie professionnelle peut très bien être versé.
Arrêt maladie et 13e mois : que faire en cas de litige avec l’employeur ?
En cas de litige avec votre employeur concernant le versement du 13ème mois après un arrêt maladie, vous devez suivre ces étapes :
- Vérifier les documents qui sont applicables : consultez votre contrat de travail, la convention collective ou les accords d’entreprise. Ces documents précisent si le 13ème mois est soumis à des conditions comme la présence effective ou le calcul de la prime au prorata temporis en cas d’absence pour maladie. Si aucune mention n’est faite, alors la jurisprudence impose le versement intégral de la prime, sauf en cas de disposition contraire.
- Discutez avec votre employeur : si vous estimez que vos droits à la prime du 13ème mois ne sont pas respectés, commencez par discuter avec votre employeur ou le service des ressources humaines.
- Saisissez le prud’hommes : en cas de désaccord persistant et si aucune solution amiable n’est trouvée, vous avez la possibilité de saisir le Conseil de prud’hommes. De plus, assurez-vous de rassembler toutes les preuves nécessaires (contrat, bulletins de paie, etc…) pour appuyer votre demande.
Le 13ème mois est-il obligatoire ?
Non, la prime du 13ème mois n’est pas obligatoire. Le Code du travail ne prévoit pas cette prime et son versement dépend des dispositions applicables dans l’entreprise. Elle peut être rendue obligatoire si elle est inscrite dans des textes de l’entreprise comme un accord d’entreprise, un contrat de travail ou si elle résulte d’un usage dans l’entreprise. Dans ces cas, l’employeur est obligé de verser la prime du 13ème mois aux salariés concernés.
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Mon arrêt maladie a duré 2 semaines, vais-je perdre mon 13ème mois ?
Pas forcément. La plupart du temps, les arrêts maladie de courte durée n'ont pas d'impact sur le versement du 13ème mois, surtout si votre convention collective ou votre contrat de travail les assimilent à du temps de travail effectif.
J'ai été arrêté(e) pour un accident du travail, est-ce que je toucherai quand même mon 13ème mois ?
Oui, généralement les arrêts pour accident du travail ou maladie professionnelle sont considérés comme du temps de travail effectif et n'entraînent pas de réduction du 13ème mois.
Mon entreprise exige une présence effective à la date de versement du 13ème mois, mais je suis en arrêt maladie à ce moment-là. Que se passe-t-il ?
Dans ce cas précis, vous risquez de ne pas toucher la prime ou de la voir réduite, car vous ne remplissez pas la condition de présence effective.
Comment puis-je savoir si mon arrêt maladie aura un impact sur mon 13ème mois ?
Consultez votre contrat de travail, votre convention collective ou un éventuel accord d'entreprise. Ces documents doivent préciser les modalités de calcul et les conditions de versement du 13ème mois, notamment en cas d'arrêt maladie.
Mon employeur refuse de me verser le 13ème mois à cause de mon arrêt maladie, que faire ?
Si vous pensez que cette décision est injustifiée, commencez par en discuter avec votre employeur. Si le désaccord persiste, vous pouvez saisir le conseil de prud'hommes.
Y a-t-il un délai pour contester le non-versement du 13ème mois ?
Oui, vous avez 3 ans à compter de la date à laquelle la prime aurait dû vous être versée pour saisir le conseil de prud'hommes.
Je suis en arrêt maladie depuis mi-octobre et mon employeur parle du 13e mois : est-ce qu’il est réduit au prorata des jours travaillés, ou bien il reste inchangé si je perçois des IJ ? Quelle base exacte est appliquée (salaire, temps de présence) ?
Bonjour Léana, le 13e mois n’obéit pas à une règle unique : tout dépend de ce que prévoit votre convention collective, votre contrat de travail ou l’accord d’entreprise. Dans beaucoup de cas, son calcul est lié soit au salaire de référence, soit au temps de présence sur l’année, ce qui peut entraîner un prorata en cas d’arrêt maladie. Le fait de percevoir des IJ ne maintient pas automatiquement le 13e mois à l’identique. Si le mode de calcul n’est pas clairement indiqué dans vos documents, mieux vaut vérifier la règle exacte appliquée par votre employeur pour éviter une mauvaise surprise.
Je suis en arrêt maladie depuis mi-janvier, et mon employeur parle du 13e mois : est-ce que les périodes d’absence sont comptées au prorata, et y a-t-il un minimum d’ancienneté ou de présence à respecter pour en toucher une partie ?
Bonjour Isaline, cela dépend surtout du texte qui prévoit le 13e mois dans votre entreprise : convention collective, accord d’entreprise, usage ou contrat de travail. Dans certaines entreprises, les arrêts maladie sont pris en compte comme du temps de présence, mais dans d’autres le 13e mois peut être réduit au prorata des absences. Un minimum d’ancienneté ou de présence peut aussi être prévu, mais ce n’est pas une règle unique valable partout. Le plus sûr est donc de vérifier la règle écrite applicable chez votre employeur, car une mauvaise lecture peut entraîner une régularisation ensuite.