Les chèques‑vacances sont des titres de paiement destinés au financement des loisirs, hébergements, transports, restaurants et activités culturelles. Émis par l’ANCV, ils s’utilisent auprès de professionnels conventionnés en France, dans les DROM-COM et, selon les partenaires, dans l’Union européenne. Ils existent en format papier, appelé Chèque-Vacances Classic, et en format dématérialisé, appelé Chèque-Vacances Connect.
Les retraités de la fonction publique d’Etat ne peuvent plus bénéficier des chèques vacances.
Le Conseil d’État avait annulé, le 24 juin 2025, l’exclusion des retraités de la fonction publique d’État prévue par la circulaire du 2 août 2023. Toutefois, une nouvelle circulaire applicable au 23 juillet 2025 a abrogé la circulaire du 22 décembre 2020 et recentré le chèque-vacances de l’État sur les seuls agents de l’État en activité.
En 2026, les retraités de la fonction publique d’État ne peuvent donc pas demander les chèques-vacances via le dispositif interministériel de l’État.
L’accès aux chèques-vacances dépend de l’ancienne fonction publique du retraité :
Pour les retraités territoriaux relevant de la CNRACL, le revenu fiscal de référence (RFR) sert à apprécier l’éligibilité au plan d’épargne chèques-vacances. Ce critère permet de réserver l’aide aux retraités respectant les plafonds de ressources fixés par la CNRACL. En 2026, l’avis d’impôt 2025 sur les revenus 2024 est utilisé pour constituer le dossier.
La participation financière dépend de l’organisme gestionnaire :
Le montant des chèques-vacances dépend de la capacité d’épargne du retraité et de la participation de l’organisme financeur, notamment la CNRACL ou le C.G.O.S selon la situation. Le montant final varie selon le plan d’épargne choisi et les plafonds de participation applicables. Pour la CNRACL, les sommes épargnées sont reversées sous forme de chèques-vacances, avec une participation du Fonds d’action sociale égale à 30 % de l’épargne, plafonnée à 184,62 € en 2026.
La démarche dépend de l’ancienne fonction publique du retraité :
Les chèques-vacances sont valables 2 ans en plus de leur année d’émission.
Les chèques-vacances arrivés en fin de validité peuvent être échangés jusqu’au 31 mars de l’année suivant leur expiration, à partir de 30 € de titres à échanger.
Les échanges vers le format Chèque-Vacances Classic entraînent 10 € de frais de traitement. Les échanges vers le format Chèque-Vacances Connect sont gratuits. Les titres échangés sont délivrés selon les modalités indiquées lors de la demande d’échange. La demande d’échange s’effectue depuis l’espace d’échange des Chèques-Vacances.
Il n’est pas possible de faire opposition en temps réel sur des chèques-vacances perdus ou volés. En cas de perte ou de vol, la déclaration doit être effectuée auprès de l’ANCV via le formulaire dédié. L’ANCV vérifie l’utilisation des titres concernés et applique ensuite la procédure de remplacement prévue pour les titres non utilisés.
L’un des dispositifs les plus connus est le programme Seniors en Vacances, mis en place par l’ANCV. Il s’adresse aux personnes âgées de 60 ans et plus (ou dès 55 ans en cas de handicap). Ce programme propose des séjours à tarifs préférentiels dans toute la France, incluant l’hébergement, les repas, les activités, et parfois même le transport. Les personnes éligibles peuvent bénéficier d’une aide financière sur le prix du séjour, distincte des chèques-vacances.
Des offres commerciales de transport peuvent aussi réduire le coût des voyages des seniors, notamment pour le train ou l’avion. Ces offres ne constituent pas des aides publiques et leurs conditions dépendent des transporteurs.
Certaines communes, certains départements ou certaines régions proposent des aides aux vacances, sous forme de subventions, de tarifs réduits ou de partenariats avec des organismes de séjour. Ces aides varient selon les territoires : les informations doivent être consultées auprès de la mairie, du conseil départemental ou du conseil régional concerné.
Les anciens agents hospitaliers peuvent consulter les prestations proposées par leur organisme d’action sociale ou leur ancien établissement. Les agents de l’AP-HP ne relèvent pas du dispositif chèques-vacances du C.G.O.S.
Les chèques‑vacances permettent de régler une grande variété de dépenses liées aux loisirs et aux vacances. Ils peuvent être utilisés pour payer l’hébergement, que ce soit en hôtel, gîte ou camping, ainsi que les repas dans les restaurants. Les dépenses de transport peuvent également être réglées auprès de partenaires conventionnés : train, avion, péages autoroutiers ou location de voiture selon les prestataires acceptant les chèques-vacances.
Non, il n’existe pas un droit unique ouvert à tous les retraités de la fonction publique. Pour les retraités territoriaux, l’éligibilité dépend notamment des conditions de ressources fixées par la CNRACL. Pour les retraités hospitaliers, les conditions dépendent du C.G.O.S. Pour les retraités de l’État, le dispositif interministériel n’est pas ouvert en 2026.
Le programme Seniors en Vacances de l’ANCV peut constituer une alternative, mais il s’agit d’un dispositif distinct des chèques-vacances.
Les chèques-vacances sont nominatifs, mais ils peuvent être utilisés pour régler des prestations au bénéfice du conjoint, des enfants ou des ascendants à charge du titulaire. Cela signifie que les membres de la famille peuvent en profiter dans le cadre de dépenses communes, même si le dossier reste rattaché au bénéficiaire. Le dossier reste associé au bénéficiaire des chèques-vacances.
Les retraités territoriaux peuvent faire une demande via la CNRACL, sous conditions de ressources. Les retraités hospitaliers peuvent passer par le C.G.O.S, selon leur dossier 2026. Les retraités de la fonction publique d’État ne sont pas éligibles au dispositif interministériel des chèques-vacances.
Les retraités territoriaux peuvent y avoir droit via la CNRACL, et les retraités hospitaliers via le C.G.O.S, sous conditions. Les retraités de la fonction publique d’État ne sont pas éligibles au dispositif interministériel en 2026.
Votre éligibilité dépend de votre ancienne fonction publique. Les retraités territoriaux doivent consulter les conditions CNRACL, notamment les plafonds de ressources. Les retraités hospitaliers doivent se référer à leur dossier C.G.O.S. Les retraités de l’État ne peuvent pas demander les chèques-vacances via le dispositif interministériel.
Les retraités territoriaux doivent faire leur demande depuis leur espace personnel Ma retraite publique, via la CNRACL. Les retraités hospitaliers doivent passer par le C.G.O.S. Les retraités de la fonction publique d’État ne peuvent pas effectuer de demande au titre du dispositif interministériel en 2026.
Dans la fonction publique d’État, le dispositif interministériel concerne les agents actifs sous conditions. Les retraités territoriaux peuvent être éligibles via la CNRACL, et les retraités hospitaliers via le C.G.O.S, selon les conditions propres à chaque organisme.
Je suis retraitée de la fonction publique, et j’ai déménagé en 2026 : comment fait-on pour mettre à jour mon adresse afin de continuer à recevoir les chèques-vacances ? Si ça change, quelle démarche exact faire auprès de l’organisme ?
Bonjour Marylène, en cas de déménagement, la mise à jour se fait généralement directement auprès de l’organisme qui gère votre dossier chèques-vacances, via votre espace personnel ou en contactant leur service dédié. Il est préférable de signaler rapidement le changement d’adresse pour éviter un retard de traitement ou d’envoi. Si votre situation dépend de votre ancien employeur public ou d’un service gestionnaire précis, la démarche exacte peut varier. En cas de doute, le plus sûr est de vérifier les modalités prévues dans votre espace dossier ou auprès du gestionnaire mentionné sur vos courriers.