Nouveau : si vous approchez de vos 60 ans, vous avez maintenant le droit à un Entretien de Fin de Carrière pour préparer le terrain de votre départ à la retraite. Il s’agit d’une des dispositions de la loi du 24 octobre 2025. Lors de cet entretien, vous pouvez discuter de temps partiel, de retraite progressive ou encore d’adaptation du poste … à condition de savoir comment le préparer. Mes Allocs vous explique tout.
Concrètement, c’est un rendez-vous entre vous et votre employeur pour organiser vos dernières années de travail. La loi n° 2025-989 (dite « loi Seniors ») l’a rendu obligatoire dans le cadre du parcours professionnel.
Votre employeur a l’obligation de le proposer entre vos 58 et 60 ans. Son objectif est double : vous permettre de négocier les conditions de votre fin de carrière et de mieux anticiper votre départ en retraite. Mais aussi organiser la transmission de vos compétences avant votre départ
Tous les salariés sont concernés, à la seule condition d’avoir entre 58 et 60 ans.
Côté employeurs, l’obligation est générale. Les entreprises de 300 salariés et plus doivent en plus ouvrir une négociation collective sur l’emploi des seniors. Et la sanction financière (abondement CPF de 3 000€) s’applique dans les entreprises d’au moins 50 salariés.
D’une manière générale, votre employeur doit être en mesure de répondre à toutes vos questions concernant votre départ à la retraite. Outre des questions d’ordre général (trimestres, points, calcul de pension, etc.), il peut être intéressant d’aborder des points plus précis :
De plus, pour assurer la continuité de l’activité professionnelle de l’entreprise, votre employeur peut vous poser des questions dans le but d’optimiser la transmission de vos compétences.
Votre employeur a l’obligation de vous proposer cet entretien de fin de carrière. De plus, pour respecter les contours de cet entretien, certaines conditions sont explicitement présentes :
S’il ne le fait pas ? Il s’expose à une sanction financière.
Votre employeur n’a rien fait ? Dans les entreprises d’au moins 50 salariés, il s’expose à un abondement de 3 000 € sur votre CPF. Cette somme s’ajoute à vos droits existants et peut financer une formation pour préparer votre transition.
Commencez par envoyer une demande écrite (e-mail ou courrier) à votre employeur pour réclamer l’entretien. Gardez bien une copie, c’est votre preuve en cas de litige.
Sans réponse, tournez-vous vers le CSE ou vos représentants du personnel. Et en dernier recours, signalez le manquement à l’inspection du travail
Cet entretien est le moment idéal pour mieux anticiper votre retraite. Ne venez donc pas les mains dans les poches ! Au contraire :
Ainsi, dans tous les cas de figure, notez scrupuleusement toutes vos questions pour être sûr de ne rien passer sous silence.
L’entretien de fin de carrière doit être proposé par votre employeur dans les deux années précédant votre 60ème anniversaire, soit entre 58 et 60 ans.
Oui, votre employeur a l’obligation légale de vous le proposer. En cas de manquement, il s’expose à un abondement de 3 000 € sur votre CPF (dans les entreprises d’au moins 50 salariés).
Oui, rien ne vous oblige à y participer. Mais ce serait dommage : c’est l’occasion de négocier vos conditions de fin de carrière avec un cadre légal en votre faveur.
Oui, mais il doit justifier son refus. Un « non » sans explication peut être contesté.
L’entretien de fin de carrière est une composante du nouvel entretien de parcours professionnel (qui remplace l’ancien entretien professionnel). Il se concentre spécifiquement sur les aménagements de fin de carrière.