[Mis à jour le 22/05/2026] Effectuer un stage entraîne souvent des dépenses : transport, logement, repas, matériel ou encore frais liés à la mobilité. Pour alléger ces coûts, il existe plusieurs aides selon votre situation, votre statut et la durée de votre stage. Mes Allocs vous explique à quelles aides vous avez droit pendant un stage.
Un étudiant en stage peut, selon sa situation, bénéficier de certaines aides financières. Mais attention, la CAF ne verse pas une aide spécifique pour le stage. Par contre, plusieurs dispositifs peuvent accompagner les stagiaires pendant cette période : aides au logement, prime d’activité sous conditions, RSA dans certains cas particuliers, ou encore aides à la mobilité.
Le droit à ces aides dépend principalement de votre statut, de vos ressources, de votre logement, de votre âge, de votre situation familiale et du montant de votre gratification de stage.
Les stagiaires peuvent demander une aide au logement auprès de la CAF s’ils occupent un logement éligible et remplissent les conditions générales d’attribution. Il existe trois aides personnelles au logement : l’APL, l’ALS et l’ALF. L’aide accordée dépend notamment du type de logement, de la composition du foyer, du montant du loyer et des ressources du demandeur.
L’aide personnalisée au logement, ou APL, peut être versée à un étudiant stagiaire lorsqu’il occupe un logement conventionné. Cela concerne notamment certains logements sociaux, résidences étudiantes ou logements faisant l’objet d’une convention avec l’État.
Le fait d’être en stage ne bloque pas automatiquement le droit à l’APL. En revanche, la CAF étudie la situation globale du demandeur : ressources, loyer, composition du foyer, lieu de résidence et statut étudiant.
Un stagiaire qui loue son propre logement peut donc faire une demande d’APL, à condition que le logement soit éligible. Vous pouvez vérifier votre éligibilité en effectuant une simulation sur Mes Allocs.
L’allocation de logement familiale, ou ALF, est destinée aux personnes qui ne peuvent pas toucher l’APL et qui se trouvent dans une situation familiale particulière. Elle peut notamment concerner les personnes ayant des enfants à charge, les couples mariés depuis moins de cinq ans sous certaines conditions, ou les personnes avec certaines charges familiales.
Un étudiant stagiaire peut donc être concerné par l’ALF s’il remplit les critères familiaux exigés.
L’allocation de logement sociale, ou ALS, concerne les personnes qui ne peuvent pas bénéficier de l’APL ou de l’ALF. C’est souvent l’aide au logement la plus fréquente pour les stagiaires qui louent un logement non conventionné, comme un studio, une chambre ou un appartement dans le parc privé.
Un étudiant en stage peut demander l’ALS si son logement respecte les conditions fixées par la CAF. Là encore, le stage en lui-même n’empêche pas de bénéficier d’une aide : c’est la situation du logement et les ressources du foyer qui sont prises en compte.
La gratification de stage est la somme versée à un stagiaire par son organisme d’accueil. Elle n’est pas considérée comme un salaire, car le stagiaire n’est pas salarié de l’entreprise. Elle devient obligatoire lorsque la durée du stage dépasse 2 mois, soit plus de 308 heures de présence effective au cours de la même année d’enseignement.
Depuis le 1er janvier 2026, le montant minimal de la gratification est fixé à 4,50 € par heure de présence effective, soit 15 % du plafond horaire de la Sécurité sociale. Certaines conventions collectives ou accords de branche peuvent prévoir un montant plus favorable.
La gratification doit être versée chaque mois. Elle est calculée dès le premier jour de stage, et non uniquement à partir du moment où le seuil des deux mois est dépassé.
La gratification de stage ne compte pas dans le calcul de l’APL. L’aide au logement est calculée sur la base d’un forfait étudiant, et non sur ses revenus réels. Elle ne compte pas non plus dans les conditions pour bénéficier de l’APL : la gratification de stage ne bloque pas l’accès à l’APL.
La bourse sur critères sociaux peut être maintenue pendant un stage si celui-ci s’inscrit dans le cadre de la formation suivie par l’étudiant. Elle s’adresse aux étudiants inscrits en formation initiale dans un établissement habilité à recevoir des boursiers, sous conditions d’études, d’âge, de nationalité et de ressources.
Le fait d’effectuer un stage obligatoire ou intégré au cursus ne supprime donc pas automatiquement le droit à la bourse. L’étudiant doit toutefois respecter les obligations liées à son statut de boursier, notamment l’assiduité aux cours, aux examens et aux activités pédagogiques prévues par la formation.
Le RSA est destiné aux personnes disposant de faibles ressources. Pour les étudiants, son accès est très limité : en règle générale, un étudiant ne peut pas bénéficier du RSA, sauf situations particulières, notamment s’il est parent isolé ou s’il remplit certaines conditions spécifiques. Vous pouvez vérifier votre éligibilité au RSA en effectuant une simulation sur Mes Allocs.
Un stage non rémunéré ne génère pas de gratification. Toutefois, il peut tout de même constituer un changement de situation à déclarer à la CAF, en particulier si le bénéficiaire modifie son statut, son activité ou son parcours d’insertion.
Dans certains cas, un stage non rémunéré peut être accepté dans le cadre d’un projet d’insertion ou de formation. Il est donc conseillé de prévenir son conseiller référent et la CAF avant le début du stage pour éviter toute interruption ou régularisation de droits.
En cas de stage rémunéré, la gratification doit être déclarée à la CAF. Même si elle n’a pas le même statut qu’un salaire, elle constitue une ressource susceptible d’être prise en compte dans l’étude des droits au RSA.
Le montant du RSA peut donc diminuer pendant la période de stage, voire être suspendu selon le niveau de ressources et la situation du foyer. Le bénéficiaire doit déclarer les sommes perçues lors de sa déclaration trimestrielle de ressources.
Un stagiaire peut bénéficier de la prime d’activité, mais uniquement sous conditions. En effet, les étudiants, stagiaires et apprentis de plus de 18 ans peuvent y prétendre s’ils exercent une activité professionnelle et perçoivent un revenu mensuel supérieur au seuil fixé. En 2026, votre seuil de revenu mensuel doit être supérieur à 1 117,26 € (sauf situation particulière comme celle d’un parent isolé).
Vous pouvez donc être éligible à la prime d’activité seulement si vous disposez d’une autre activité professionnelle rémunérée ou si votre situation familiale ouvre droit à une exception. Vous pouvez vérifier votre éligibilité à la prime d’activité en effectuant une simulation sur Mes Allocs.
La prime d’activité n’est pas automatiquement ouverte à tous les stagiaires. En effet, un étudiant qui perçoit uniquement une gratification de stage inférieure au seuil requis ne pourra généralement pas en bénéficier.
La gratification de stage n’est pas considérée comme un revenu d’activité au même titre qu’un salaire, contrairement à la rémunération d’un apprenti ou d’un étudiant salarié. Cette distinction est importante, car la prime d’activité vise à compléter les revenus issus d’une activité professionnelle. La gratification de stage n’est donc pas prise en compte pour estimer votre droit à la prime d’activité.
Les stagiaires peuvent bénéficier de certaines aides à la mobilité, notamment lorsqu’ils effectuent un stage à l’étranger.
L’aide à la mobilité internationale, ou AMI, peut être attribuée aux étudiants boursiers sur critères sociaux ou bénéficiaires d’une aide spécifique annuelle qui réalisent un stage international dans le cadre de leur cursus.
Cette aide est généralement accordée pour une mobilité comprise entre 1 et 10 mois. Son montant est de 400 € par mois pour l’AMI, tandis que la bourse Erasmus+ peut également financer certains stages à l’étranger, avec un montant variable selon le pays et le type de mobilité.
Un étudiant en stage à Paris peut solliciter plusieurs dispositifs selon sa situation. La Ville de Paris propose notamment l’AILE, une aide à l’installation dans un logement pour les étudiants. Cette aide, gérée par le CROUS de Paris, est comprise entre 500 € et 1 000 € et vise à couvrir une partie des frais d’installation, comme l’achat de meubles, d’électroménager ou de matériel informatique. Elle peut être versée une seule fois pendant toute la scolarité.
Pour en bénéficier, vous devez notamment être boursier sur critères sociaux, bénéficiaire d’une aide spécifique annuelle ou du repas à 1 €, être inscrit dans un établissement d’enseignement supérieur des académies de Paris, Créteil ou Versailles, et disposer d’un bail pour un logement situé à Paris, hors résidences universitaires conventionnées.
Les stagiaires peuvent bénéficier de plusieurs aides selon leur situation : APL, ALS ou ALF pour le logement, bourse sur critères sociaux, aide à la mobilité internationale, aide ponctuelle du Crous, prime d’activité sous conditions, ou aides locales.
L’aide de 500 € peut correspondre à l’aide à la mobilité Parcoursup. Elle s’adresse aux lycéens boursiers qui acceptent une formation hors de leur académie. La demande se fait sur le portail messervices.etudiant.gouv.fr.
Les 400 € correspondent le plus souvent à l’aide à la mobilité internationale pour les étudiants boursiers qui partent étudier ou faire un stage à l’étranger. La demande se fait auprès du service des relations internationales de l’établissement.
Pour financer un stage, vous pouvez demander une aide au logement, une bourse, une aide du Crous, une aide à la mobilité internationale, Erasmus+ ou une aide locale proposée par votre ville, département ou région.
Le plus simple est de vérifier les aides disponibles auprès de la CAF, du Crous, de votre établissement, de votre région et de votre mairie. Faites une simulation sur Mes Allocs pour savoir à quoi vous avez droit.
Le stage est payé par l’organisme d’accueil, c’est-à-dire l’entreprise, l’association ou l’administration où le stage est effectué. La gratification est obligatoire si le stage dure plus de 2 mois, soit plus de 308 heures