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Aides sociales

Nouveauté tickets restaurant : que prévoit le projet de loi pour 2026 ?

Article rédigé par Grégoire Hernandez le 17 octobre 2025 - 5 minutes de lecture

Après plusieurs jours de revirement sur la scène politique française, Sébastien Lecornu a présenté le 14 octobre 2025 la première version du budget 2026 devant les députés. Une mesure prévoit notamment l’instauration d’une taxe de 8 % sur les tickets restaurant et autres avantages versés par les entreprises via leurs comités sociaux et économiques (CSE). L’objectif du gouvernement reste identique : réduire la dette publique astronomique et ramener le déficit à 4,7% du PIB en 2026, contre 5,4 % actuellement. Voici ce qui pourrait changer pour vous si vous bénéficiez des titres restaurant.

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Que prévoit le budget 2026 sur les tickets restaurant ?

Une contribution patronale de 8 %

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS 2026) prévoit une nouvelle contribution patronale de 8 % sur les tickets restaurant, chèques vacances, chèques cadeaux et autres avantages sociaux distribués par les CSE. Le nouveau ministre de l’Économie, Roland Lescure, justifie cette taxe pour « demander un effort à tout le monde ».
Les entreprises vont donc devoir verser 8 % de prélèvements sociaux sur la part qu’elles financent pour ces avantages.

D’après les estimations du gouvernement, cette mesure rapporterait près d’un milliard d’euros.

Quelles conséquences pour les salariés ?

Indirectement, les salariés pourraient voir leurs dotations baisser. On ne sait jamais, certaines entreprises pourraient réduire le montant des tickets restaurant. D’autres pourraient carrément renoncer à ce dispositif, préférant des primes ou une “cantine d’entreprise”. « Un mauvais signal, dont pâtiront plus ou moins tous les salariés », estime le cabinet Sextant Expertise .

Pourquoi parler de niche sociale à propos des tickets restaurant ?

Aujourd’hui, les tickets restaurant bénéficient d’un régime social très favorable. En effet, ils peuvent être exonérés totalement de cotisations sociales, contrairement à la plupart des compléments de salaire. Le gouvernement estime que ces régimes dérogatoires sont « excessivement avantageux ». Pourquoi ? Car entre 2018 et 2023, la valeur moyenne des tickets restaurant a augmenté de 7,8 % par an, contre 4,1 % pour les salaires de base, selon un rapport de la Cour des comptes.

Ces chiffres justifient, selon l’exécutif, un changement des règles du jeu : « limiter la substitution entre salaires et avantages exonérés » et rétablir l’équité contributive entre salariés, les plus hauts revenus profitant davantage des exonérations.

Qui va payer ces 8% de taxes ?

Selon le gouvernement, le taux de 8 % reste le plus bas de tous les avantages sociaux existants. À titre de comparaison, d’autres contributions atteignent 20 %. Le cabinet Sextant Expertise estime au Figaro l’impact moyen de la mesure à 0,064 % de la masse salariale brute.

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Pourquoi le gouvernement cible les tickets restaurants ?

Trajectoires de dépenses

Les tickets restaurant sont bien connus de tous. Plus de 5 millions de salariés en bénéficient tous les ans, pour un montant moyen de 9,40 euros par titre. Leur usage s’est multiplié, notamment lors de la crise sanitaire, avec la possibilité de les utiliser pour acheter des produits alimentaires non directement consommables (comme des pâtes, du riz, de la farine…). Mais le problème selon la Cour des comptes, c’est que leur coût pour l’État et les employeurs a explosé. Comme vu précédemment, la dépense globale a augmenté beaucoup plus vite que les salaires (7,8 % vs 4,1 %).

Une dette publique à baisser

Avec une dette qui dépasse les 3 200 milliards d’euros, la France n’a pas d’autres choix que de trouver des leviers pour réduire ce déficit. Le ministre de l’Économie Roland Lescure parle d’un « effort collectif » lors d’un entretien sur RTL, même si une taxe sur les autres patrimoines, comme la très médiatique taxe Zucman, aurait pu rapporter 25 milliards d’euros dans les caisses de l”État.

Quand cette mesure pourrait entrer en vigueur ?

Le calendrier budgétaire à venir

Cette nouvelle contribution figure dans le PLFSS 2026. Donc le texte doit désormais suivre son parcours parlementaire classique :

  1. Présentation devant l’Assemblée nationale,
  2. Lecture au Sénat,
  3. Éventuelle commission mixte paritaire,
  4. Adoption définitive,
  5. Promulgation fin 2025, avec une entrée en vigueur prévue début 2026.

Évidemment, avec la crise politique actuelle, il faudrait que le gouvernement Lecornu II ne soit pas censurée, et que le texte soit voté. Pour rappel, le Premier ministre a promis de gouverner sans utilisation de l’article 49.3.

Ce qui peut encore bouger

Le taux de 8 % pourrait être ajusté avant la promulgation. Sébastien Lecornu a promis que les négociations du budget se feront à l’Assemblée nationale, donc tout est possible. La mesure pourrait très bien être étalée dans le temps pour donner aux PME le temps de s’adapter.

En résumé :
  • Une contribution patronale de 8 % sur les tickets-restaurant est prévue dans le budget 2026.
  • La mesure doit rapporter environ 1 milliard d’euros dans les caisses de l’État.
  • La motivation de cette taxe est de réduire le déficit abyssal de la France.
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Grégoire Hernandez
Passionné par les sujets socio-économiques, je rejoins l’équipe Mes Allocs en octobre 2025 en tant que rédacteur web, après une première expérience dans la presse économique, politique et internationale. Spécialisé dans les thématiques liées aux aides sociales, à la fiscalité, au pouvoir d’achat et à la retraite, je veille à proposer des contenus clairs, fiables et vérifiés.