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Aides allocations familiales

Baisse des allocations familiales en 2026 : êtes-vous concerné ?

Article rédigé par Camille Jouanne le 2 mars 2026 - 6 minutes de lecture

[Mis à jour le 26/02/2026] Le Gouvernement a acté le report de l’âge de la majoration des allocations familiales de 14 ans à 18 ans. Cette mesure, appliquée dès le 1er mars 2026, fait baisser le montant de vos allocations familiales. Alors, à combien pourrait s’élever précisément la baisse des allocations familiales en 2026 et qui est concerné ? On vous explique.

Fin de la majoration des allocations familiales dès 14 ans

Dès le 1er mars 2026, la majoration de vos allocations familiales se fait dès les 18 ans de votre enfant, contre 14 ans auparavant. Le report de cette augmentation, une mesure du Budget 2026 du Gouvernement, peut vous faire perdre jusqu’à 75,53€ par mois et par enfant. A compter du 1er mars, la majoration des allocations familiales ne dure que deux ans, puisqu’un enfant est considéré à charge jusqu’à ses 20 ans.

Quelle était la majoration appliquée pour le deuxième enfant ?

Avant que l’âge de la majoration des allocations familiales soit repoussé à 18 ans, elle était fixée aux 14 ans de votre enfant. Dans les familles de deux enfants, elle concernait le deuxième enfant dès 14 ans. Dans les familles de trois enfants et plus, chaque enfant de 14 ans et plus déclenchait une augmentation de l’allocation familiale. La majoration visait à compenser le surcoût lié à l’adolescence : vêtements, alimentation, activités extrascolaires, transports … autant de dépenses qui augmentent à cet âge.

Cette majoration mensuelle varie selon les ressources de votre foyer. En 2026, si vous avez 2 enfants, la majoration s’élève à :

  • 75,53 € par mois si les revenus de votre foyer sont de 78 565 € ou moins
  • 37,77 € par mois s’ils sont compris entre 78 565 € et 104 719 € inclus
  • 18,88 € par mois s’ils sont supérieurs à 104 719 €

Ces montants, en vigueur jusqu’au 31 mars 2026, sont fixés par la CAF et réévalués chaque année au 1er avril. Ils concernent un ménage avec deux enfants. Si vous avez plus de deux enfants à charge, simulez votre montant avec notre simulateur en ligne.

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Quelques exemples de la baisse

Pour deux enfants de plus de 14 ans

Aujourd’hui, si vous avez deux enfants, vous touchez une petite hausse d’allocations dès que le deuxième a 14 ans. Avec la réforme, cette hausse n’arrivera qu’à ses 18 ans. Résultat : vous perdez environ 900 € sur un an, selon votre niveau de revenus. Une somme qui peut vite peser dans un budget familial, surtout à l’âge où les dépenses explosent : vêtements, sorties, cantine, abonnement de transport…

Pour trois enfants de plus de 14 ans

Si vos trois enfants ont déjà passé 14 ans, vous cumulez actuellement trois majorations. Même si le report de la majoration est décalé à 18 ans, vous n’êtes pas touché par cette mesure, car vous bénéficiez déjà de l’augmentation de vos allocations familiales en amont du 1er mars 2026. Mais dans le cas contraire, si vos enfants n’ont pas encore 18 ans au 1er mars 2026, la majoration s’appliquera qu’à leurs 18 ans.

Selon plusieurs estimations (BFMTV, Le Parisien), le décalage de l’âge de la majoration pour une famille de trois enfants entraîne une perte de 2 700 € par an. Autrement dit, les familles nombreuses sont les plus touchées.

Témoignage
« Nos jumeaux ont 15 ans. Entre le lycée, le sport et les transports, chaque euro compte. Reporter la majoration à 18 ans, c’est une vraie perte pour notre budget. » confie Nora, 42 ans.

Allez-vous être concerné par cette baisse?

Vous n’êtes pas concerné si vous profitez déjà de la majoration (enfants de 14–17 ans avant l’entrée en vigueur) : le Gouvernement évoque une application « en flux », sans revenir sur les droits existants. En revanche, si votre enfant atteint 14 ans après l’entrée en vigueur, donc après le 1er mars 2026, la majoration est décalée à ses 18 ans.

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Quel est l’objectif de ce décret ?

L’exécutif présente cette réforme comme un rééquilibrage, et non une simple coupe budgétaire. Les 200 millions d’euros économisés grâce au report de la majoration serviront à financer le nouveau congé de naissance, plus long et mieux indemnisé, qui vient compléter le congé maternité et paternité existants.

Concrètement, ce futur congé permet à chaque parent de prendre jusqu’à deux mois supplémentaires pour accueillir son enfant, sans perte totale de revenu. L’objectif affiché : favoriser un meilleur partage des tâches parentales et donner plus de temps aux familles après l’arrivée d’un bébé.

Mais beaucoup dénoncent une priorité mal placée. Pour Capital ou Le Parisien, il s’agit d’une baisse déguisée de pouvoir d’achat pour les familles déjà installées. « C’est au moment où les enfants coûtent le plus qu’on réduit l’aide », regrette une mère interrogée par Le Parisien. De son côté, l’économiste Nicolas Bouzou y voit « une réforme cohérente sur le papier, mais socialement risquée », car elle pourrait accentuer le sentiment d’abandon chez les classes moyennes, déjà fragilisées par la hausse des prix.

A partir de quand s’applique ce décret ?

La majoration des allocations familiales dès 18 ans entre en vigueur dès le 1er mars 2026. Si vous bénéficiez déjà de la majoration pour un ou plusieurs de vos enfants, cette nouvelle mesure ne vous impacte pas.

En résumé :
  • La majoration des allocations familiales est repoussée de 14 ans à 18 ans dès le 1er mars 2026.
  • Cette mesure peut vous faire perdre jusqu’à 2 700 € par an si vous avez plusieurs enfants.
  • Si vous bénéficiez déjà de la majoration, vous n’êtes pas concerné.
  • L’objectif officiel : financer le nouveau congé de naissance plus long et mieux indemnisé.
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Camille Jouanne
Responsable éditoriale chez Mes Allocs, je rejoins l'équipe en février 2024 après une expérience en agence web. Je suis spécialisée sur les sujets liés aux aides sociales, aux impôts, à la Sécurité Sociale et à la retraite. Mon rôle est de garantir la qualité, la pertinence et la cohérence des contenus publiés. J'accompagne les rédacteurs et rédactrices de l’idée à la publication, avec le souci du détail. Ma priorité : proposer des contenus fiables, engageants et pensés pour les lecteurs.