APPEL GRATUIT
phone01 84 80 37 31
Simulez toutes vos aides en 2 min.
Aides allocations familiales

Baisse des allocations familiales en 2026 : allez-vous être concerné ?

Article rédigé par Camille Jouanne le 21 octobre 2025 - 5 minutes de lecture

Un changement majeur se profile : le gouvernement envisage de repousser de 14 à 18 ans l’âge de la majoration des allocations familiales. Concrètement, une partie des parents d’ados pourrait toucher moins d’aide dès 2026. Alors, à combien pourrait s’élever précisément la baisse des allocations familiales l’année prochaine et qui serait concerné ? On vous explique.

Fin de la majoration des allocations familiales pour le deuxième enfant dès 14 ans

Quelle est la majoration appliquée aujourd’hui pour le deuxième enfant ?

Actuellement, lorsque l’un de vos enfants atteint 14 ans, une majoration spécifique des allocations familiales est déclenchée. Dans les familles de deux enfants, elle concerne le deuxième enfant dès 14 ans. Dans les familles de trois enfants et plus, chaque enfant de 14 ans et plus déclenche une majoration. Cette aide vise à compenser le surcoût lié à l’adolescence : vêtements, alimentation, activités extrascolaires, transports … autant de dépenses qui augmentent à cet âge.

Cette majoration mensuelle varie selon les ressources de votre foyer. En 2025, si vous avez 2 enfants, la majoration s’élève à :

  • 75,53 € par mois si les revenus de votre foyer sont de 78 565 € ou moins
  • 37,77 € par mois s’ils sont compris entre 78 565 € et 104 719 € inclus
  • 18,88 € par mois s’ils sont supérieurs à 104 719 €

Ces montants, en vigueur entre avril 2025 et mars 2026, sont fixés par la CAF et réévalués chaque année au 1er avril. Ils concernent un ménage avec deux enfants. Si vous avez plus de deux enfants à charge, simulez votre montant avec notre simulateur en ligne.

Simulez toutes vos aides en 2 min.
Simulation gratuite

Qu’est-ce qui pourrait changer ?

Le projet de décret repousserait le déclenchement de la majoration à 18 ans. Ce décalage est présenté par l’exécutif comme un arbitrage budgétaire permettant de financer d’autres priorités, mais il suscite une forte controverse. Selon Capital, le gouvernement cherche à réduire les dépenses de la branche famille d’environ 200 millions d’euros dès 2026, dans un contexte de redressement des comptes publics.

Quelques exemples de la baisse

Pour deux enfants de plus de 14 ans

Aujourd’hui, si vous avez deux enfants, vous touchez une petite hausse d’allocations dès que le deuxième a 14 ans. Avec la réforme, cette hausse n’arriverait qu’à ses 18 ans.
Résultat : vous perdriez environ 900 € sur un an, selon votre niveau de revenus. Une somme qui peut vite peser dans un budget familial, surtout à l’âge où les dépenses explosent : vêtements, sorties, cantine, abonnement de transport…

Pour trois enfants de plus de 14 ans

Si vos trois enfants ont déjà passé 14 ans, vous cumulez actuellement trois majorations. Avec la nouvelle règle, ces compléments disparaîtraient jusqu’à leurs 18 ans.
Selon plusieurs estimations (BFMTV, Le Parisien), cela pourrait représenter jusqu’à 2 700 € de moins par an. Autrement dit, les familles nombreuses seraient les plus touchées par cette mesure.

Témoignage
« Nos jumeaux ont 15 ans. Entre le lycée, le sport et les transports, chaque euro compte. Reporter la majoration à 18 ans, c’est une vraie angoisse pour notre budget. » confie Nora, 42 ans.

Allez-vous être concerné par cette baisse?

Vous ne serez a priori pas concerné si vous profitez déjà aujourd’hui de la majoration (enfants de 14–17 ans avant l’entrée en vigueur) : le gouvernement évoque une application « en flux », sans revenir sur les droits existants. En revanche, si votre enfant atteint 14 ans après l’entrée en vigueur, la majoration serait décalée à ses 18 ans.

Simulez toutes vos aides en 2 min.
Simulation gratuite

Quel est l’objectif de ce décret ?

L’exécutif présente cette réforme comme un rééquilibrage, et non une simple coupe budgétaire. Les 200 millions d’euros économisés grâce au report de la majoration serviraient à financer un nouveau congé de naissance, plus long et mieux indemnisé, qui viendrait compléter le congé maternité et paternité existants.

Concrètement, ce futur congé permettrait à chaque parent de prendre jusqu’à deux mois supplémentaires pour accueillir son enfant, sans perte totale de revenu. L’objectif affiché : favoriser un meilleur partage des tâches parentales et donner plus de temps aux familles après l’arrivée d’un bébé.

Mais beaucoup dénoncent une priorité mal placée. Pour Capital ou Le Parisien, il s’agit d’une baisse déguisée de pouvoir d’achat pour les familles déjà installées. « C’est au moment où les enfants coûtent le plus qu’on réduit l’aide », regrette une mère interrogée par Le Parisien. De son côté, l’économiste Nicolas Bouzou y voit « une réforme cohérente sur le papier, mais socialement risquée », car elle pourrait accentuer le sentiment d’abandon chez les classes moyennes, déjà fragilisées par la hausse des prix.

Quand va s’appliquer ce décret ?

Le gouvernement vise une application en 2026. Plusieurs médias évoquent un calendrier possible dès le printemps 2026, sous réserve de publication du décret et des textes d’application. Mes Allocs vous informera rapidement quand le décret sera mis en place.

En résumé :
  • Le gouvernement prévoit de repousser la majoration des allocations familiales de 14 à 18 ans dès 2026.
  • Une mesure qui pourrait faire perdre jusqu’à 2 700 € par an aux familles avec plusieurs ados.
  • Les foyers bénéficiant déjà de la majoration ne seront pas concernés.
  • L’objectif officiel : financer un congé de naissance plus long et mieux indemnisé.
  • La réforme pourrait s’appliquer dès le printemps 2026, selon le projet de loi de financement de la Sécurité sociale.
Simulez toutes vos aides en 2 min.
Simulation gratuite

Camille Jouanne
Responsable éditoriale chez Mes Allocs, je rejoins l'équipe en février 2024 après une expérience en agence web. Je suis spécialisée sur les sujets liés aux aides sociales, aux impôts, à la Sécurité Sociale et à la retraite. Mon rôle est de garantir la qualité, la pertinence et la cohérence des contenus publiés. J'accompagne les rédacteurs et rédactrices de l’idée à la publication, avec le souci du détail. Ma priorité : proposer des contenus fiables, engageants et pensés pour les lecteurs.