[Mis à jour le 20/04/2026] Le travail le 1er mai a été ces derniers jours au cœur des débats parlementaires. Le gouvernement a annoncé le 17 avril 2026 que les boulangeries et fleuristes artisanaux pourront exceptionnellement faire travailler des salariés volontaires le 1er mai. Allez-vous devoir travailler ce jour-là ? On fait le point.
Une proposition de loi visant à autoriser le travail le 1er mai dans certains secteurs a été examinée le 10 avril 2026, mais elle a été rejetée par l’Assemblée nationale. Malgré ce rejet, le gouvernement a annoncé le 17 avril 2026 que les boulangeries et fleuristes artisanaux pourront exceptionnellement faire travailler des salariés volontaires le 1er mai 2026, grâce à une instruction donnée aux services de l’État.
Même si la proposition de loi a été rejetée, le gouvernement a annoncé le 17 avril 2026 une mesure exceptionnelle. Les boulangeries-pâtisseries artisanales et les fleuristes artisanaux pourront ainsi faire travailler des salariés volontaires le 1er mai 2026. Une instruction sera adressée aux services de l’État afin d’éviter des sanctions pour ces établissements.
Cette décision vise notamment à répondre aux difficultés rencontrées par certains commerçants de proximité qui avaient été contrôlés et verbalisés ces dernières années pour avoir ouvert le 1er mai.
L’autorisation annoncée par le gouvernement concerne le 1er mai 2026. Les boulangeries-pâtisseries artisanales et les fleuristes artisanaux pourront exceptionnellement faire travailler des salariés volontaires cette année.
À plus long terme, le gouvernement prévoit de présenter un projet de loi de sécurisation avant la fin du mois d’avril 2026. Si ce texte est adopté, les nouvelles règles pourraient entrer en vigueur à partir du 1er mai 2027.
Non, dans les cas où il est autorisé, le travail le 1er mai concerne généralement des salariés volontaires. L’objectif n’est pas de supprimer le caractère férié du 1er mai, mais d’offrir la possibilité aux entreprises qui le souhaitent d’ouvrir.
Le gouvernement a également annoncé qu’un projet de loi de “sécurisation” sera présenté avant la fin du mois d’avril 2026.
Ce futur texte vise à :
Si ce projet de loi est adopté, les nouvelles règles pourraient entrer en vigueur dès le 1er mai 2027.
Plusieurs conditions doivent être réunies pour travailler le 1er mai :
À ce jour, le 1er mai est le seul jour obligatoirement chômé pour tous les salariés de France. Contrairement aux autres jours fériés (comme le 8 mai ou le 14 juillet) qui peuvent être travaillés si un accord le prévoit, le 1er mai est protégé.
Seuls les établissements dont l’activité ne peut être interrompue ont le droit de faire travailler leur personnel. En pratique, l’application de cette règle peut créer des incertitudes juridiques. La Cour de cassation a jugé en 2006 que les entreprises autorisées à travailler le dimanche ne peuvent pas automatiquement faire travailler leurs salariés le 1er mai. Chaque situation peut donc être examinée au cas par cas.
La règle de rémunération pour le travail 1er mai est très avantageuse. Les salariés qui travaillent ce jour-là ont droit en plus du salaire à une indemnité égale au montant de ce salaire. Pour faire simple, votre rémunération est doublée.