Chaque année, de nombreux foyers renoncent à accueillir un enfant faute de place ou d’économies suffisantes pour changer de logement. Une proposition de loi récemment adoptée par la commission des finances envisage un nouveau prêt à taux zéro pour les familles. On vous explique si vous pourriez être concerné en 2026.
Le texte, porté par la députée Constance de Pélichy et adopté en commission le 19 mai 2026, vise à faciliter l’accès au logement des familles et à soutenir la natalité. Il créerait un prêt sans intérêts pouvant atteindre 100 000 € afin de financer l’achat, la construction ou l’agrandissement d’une résidence principale.
L’objectif est d’aider les parents à s’installer dans un logement adapté, de la déclaration de grossesse jusqu’aux cinq ans de l’enfant. Le dispositif serait cumulable avec le PTZ classique et les aides locales existantes.
Le PTZ classique (différent du nouveau PTZ proposé pour les familles) est un crédit gratuit réservé aux primo‑accédants qui financent l’achat ou la construction de leur première résidence principale. Il ne prend en charge qu’une partie du prix du logement et doit être complété par un autre prêt. L’accès dépend de plafonds de ressources et des zones géographiques. Les montants peuvent atteindre 180 000 € pour un logement neuf collectif et 132 000 € pour un logement ancien avec travaux.
Toutes les familles pourraient être concernées dès qu’une grossesse serait déclarée ou qu’un enfant de moins de cinq ans vivrait au foyer. Il n’y aurait aucune condition de revenus : salariés, indépendants, fonctionnaires ou inactifs pourraient déposer une demande. Les personnes déjà propriétaires de leur résidence principale pourraient aussi en profiter pour agrandir leur logement.
Le montant proposé est plafonné à 100 000 €. Ce plafond vise à soutenir des projets raisonnables tout en restant compatible avec les capacités d’emprunt des banques partenaires. Le prêt servirait à financer une partie du coût total : le reste du projet devrait être couvert par un crédit classique ou un apport personnel.
Si la loi est adoptée, la demande se ferait auprès d’un établissement bancaire conventionné. Voici comment vous pourriez en bénéficier :
Le texte a été adopté en commission des finances le 19 mai 2026 et doit être examiné en séance publique le 28 mai 2026. S’il est voté, il sera ensuite transmis au Sénat, puis un décret précisera les modalités (plafonds, durée de remboursement, banques habilitées).
À ce stade, le dispositif n’est pas encore entré en vigueur.