Depuis le 1er février 2026, le taux du Livret A est fixé à 1,5 %. Mais la prochaine révision, prévue mi-juillet pour une application au 1er août 2026, pourrait conduire à une hausse du rendement. En cause : le retour de l’inflation. Selon l’estimation provisoire de l’Insee, les prix à la consommation ont augmenté de 2,2 % sur un an en avril 2026, après 1,7 % en mars. Cette accélération s’explique notamment par la forte hausse des prix de l’énergie, tirés par les produits pétroliers.
En appliquant la formule de calcul du Livret A, certains économistes estiment que le taux théorique pourrait ressortir autour de 1,865 %. Cela correspondrait à un taux proche de 1,9 % après arrondi. Toutefois, le taux finalement retenu pourrait être limité à 1,7 % ou 1,8 %, car le gouvernement peut s’écarter du résultat de la formule.
À ce stade, aucun nouveau taux officiel n’a été annoncé. Mais selon les premières estimations, le taux théorique du Livret A pourrait atteindre environ 1,865 % au 1er août 2026.
Ce chiffre est obtenu à partir de la formule de calcul du Livret A, qui prend en compte la moyenne de l’inflation hors tabac et la moyenne des taux interbancaires à court terme, notamment l’€STR. Le taux €STR se situe actuellement autour de 1,93 %.
En pratique, le taux du Livret A pourrait donc remonter :
Dans l’attente de la prochaine révision du taux du Livret A, il existe plusieurs solutions pour épargner de façon plus intéressante. L’assurance vie en fonds euros s’impose comme l’alternative naturelle au Livret A pour les épargnants prudents. Ce support d’investissement garantit le capital et permet de récupérer les sommes à tout moment, avec un délai de quelques jours.
Pour les épargnants prêt à immobiliser leur argent plus longtemps, les SCPI représentent une solution intéressante. En 2025, certaines SCPI ont affiché un taux de distribution proche de 10%, tout en affichant un risque modéré (niveau 3 à 4 sur 7).
La contrepartie : une liquidité plus faible (retrait plus complexe) et une fiscalité lourde. Les revenus fonciers sont soumis à l’impôt sur le revenu (selon votre tranche marginale) et aux prélèvements sociaux. L’horizon de placement recommandé est de 5 à 8 ans.
Autre option : les fonds obligataires, particulièrement les fonds datés ou à échéance. Ces fonds investissent dans un panier d’obligations publiques ou privées et offrent actuellement des rendements compris entre 4% et 5% pour des échéances à 2029 ou 2030.
Le niveau de risque est relativement bas (2 à 3 sur 7), et la liquidité est meilleure que celle des SCPI. Toutefois, les gains sont soumis à la flat-tax de 30%. Les obligations peuvent également être achetées directement via un compte-titres.
Réservé aux ménages modestes, le LEP propose un taux bien plus avantageux que le Livret A : 2,5% depuis le 1 er février 2026. À noter que les conditions d’accès sont strictes et dépendent du revenu fiscal de référence.
Le LDDS change lui aussi de taux dès le 1er février 2026 en passant à 1,50% (contre 1,70% précédemment). Il présente les mêmes avantages en termes de disponibilité, garantie du capital et exonération fiscale que le Livret A . Il est souvent utilisé comme complément au Livret A, lorsque celui-ci atteint son plafond de 22 950 euros.
Le Livret Jeune, réservé aux 12-25 ans, affiche un taux librement fixé par les banques, mais toujours supérieur à celui du Livret A. Il peut donc rester intéressant pour les jeunes épargnants, même si la baisse du taux du Livret A risque d’entraîner une révision à la baisse des taux des Livrets Jeune dans certaines banques.