Alors que le gouvernement cherche de nouveaux moyens de financer la relance du nucléaire, une piste est revenue sur la table le 12 mars 2026 : mobiliser en partie l’épargne des Français. Alors, le livret A sera-t-il utilisé pour financer le nucléaire ? Est-ce que votre épargne sera impactée ? On vous explique.
Oui, le livret A servira à financer le nouveau nucléaire, comme l’a annoncé l’Élysée le 12 mars 2026. Historiquement, le Livret A sert principalement à construire des logements sociaux. Cependant, face aux besoins massifs de la transition énergétique, le gouvernement a élargi ses missions via la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC).
L’utilisation du livret A pour financer le programme nucléaire ne change rien à votre épargne. Ce qui change, c’est l’usage que l’État fait de l’argent placé sur les Livrets A. Une partie de ces fonds servira à financer le programme nucléaire français, au même titre que d’autres projets publics comme le logement social ou les infrastructures écologiques.
Donc pour vous, rien ne change : votre épargne reste sûre et le taux du Livret A ne bouge pas. Seule l’utilisation d’une partie de l’argent collecté change.
Le livret A financera 60 % du coût total du programme de construction des nouveaux réacteurs EPR 2. Concrètement, sur un budget global évalué à environ 72,8 milliards d’euros pour les six premiers réacteurs, plus de 43 milliards d’euros proviendront directement des fonds gérés par la Caisse des Dépôts.
Le programme EPR 2 prévoit la construction de six réacteurs nucléaires de nouvelle génération, plus simples et plus standardisés que l’EPR de Flamanville. L’objectif est de produire une électricité décarbonée et de répondre à la hausse de la demande liée à l’électrification (industrie, transports, voitures électriques).
Le financement, auquel participe le livret A via la Caisse des dépôts, doit permettre de construire ces réacteurs sur trois sites : Penly (Seine-Maritime), Gravelines (Nord) et Le Bugey (Ain).
Selon le président de la République Emmanuel Macron, « on n’arrivera pas à gagner la bataille du climat, de la compétitivité et de la souveraineté sans le nucléaire ».
Le gouvernement justifie donc ce choix par ces trois piliers :
L’objectif gouvernemental est d’assurer une première mise en servicede ces nouveaux réacteurs d’ici 2038 pour le premier réacteur de Penly.