[Mis à jour le 30/12/2025] Comme chaque début d’année, les Français vont faire face à de nombreux changements. Parfois avantageux pour vos droits et votre porte-monnaie, ces évolutions peuvent aussi avoir un impact négatif sur les aides que vous percevez. L’équipe de Mes Allocs fait le point sur ce qui va changer à partir du 1er janvier 2026 et les conséquences sur votre pouvoir d’achat.
En ce qui concerne le régime général, la pension de base des retraites augmentera au 1ᵉʳ janvier 2026. Après une hausse de 2,2 % en janvier 2025, elle sera de 0,9 % en 2026. Cette revalorisation paraît faible contrairement aux années précédentes et s’explique par le ralentissement de l’inflation. Cette revalorisation résulte des calculs de la Commission des comptes de la Sécurité sociale.
Les pensions de retraite du régime général auraient dû être gelées, mais cette mesure a été supprimée en première instance le 13 novembre 2025 avec les voix de la gauche, du RN et de certains LR (308 contre 99).
Alors que les pensions de retraite Agirc-Arrco sont revalorisées chaque année, cela a été la mauvaise nouvelle annoncée début novembre 2025. En effet, les retraités du secteur privé ne verront pas leur pension Agirc-Arrco revalorisée en 2026. Les partenaires sociaux n’ont pas réussi à se mettre d’accord le 17 octobre 2025.
Ce gel va malheureusement faire baisser votre pouvoir d’achat en 2026. Selon les calculs de Notre Temps, pour une pension totale de 1 400 euros, la perte du pouvoir d’achat atteindra environ 11 euros par mois, soit près de 136 euros sur l’année.
Mais une revalorisation peut encore avoir lieu en novembre 2026.
Les députés ont maintenu l’abattement fiscal de 10 % sur les retraites le 13 novembre 2025. Cette décision évite à des millions de retraités une hausse d’impôt. Sans ce maintien, de nombreux foyers modestes auraient basculé dans une tranche d’imposition supérieure.
Le SMIC sera revalorisé de 1,18% au 1ᵉʳ janvier 2026 en fonction de l’inflation subie par les 20 % des ménages les plus modestes et de la moitié du gain de pouvoir d’achat du salaire horaire de base des ouvriers et employés.
Voici les nouveaux montants du SMIC en 2026 :
| Montants des salaires nets/bruts | Montant brut | Montant net | Montant brut à Mayotte |
| Taux horaire | 12,02 € | 9,52 € | 9,33 € |
| Salaire mensuel | 1 823,03 € | 1 443,11 € | 1 415,05 € |
| Salaire annuel | 21 876,36 € | 17 317,32 € | 16 980,60 € |
Dès le 1er janvier 2026, la gratification horaire pour un stagiaire passe de 4,35 à 4,50 € par heure. Cela représente 15 % du plafond horaire de la Sécurité sociale. Pour être rémunéré lors de votre stage, vous devez être présent depuis plus de deux mois dans la même entreprise. Votre convention doit obligatoirement prendre en compte cette revalorisation si vous effectuez par exemple un stage du 16 décembre 2025 au 16 mars 2026.
Dès le 1er janvier 2026, votre CSE ne prendra plus en compte votre ancienneté pour vous attribuer une aide aux activités sociales et culturelles. Une ancienneté de 6 mois était demandée aux salariés, ce que la Cour de cassation a qualifié de discrimination. Si vous venez par exemple de rentrer dans une entreprise, vous pourrez bénéficier du CSE.
Attention, les CSE ont jusqu’au 31 décembre 2026 pour se mettre en règle.
Dès 2026, un parent pourra bénéficier d’un nouveau congé de naissance supplémentaire indemnisé après l’expiration de ses congé maternité, paternité ou d’adoption. Chaque parent aura le droit de choisir à 1 ou 2 mois supplémentaires pour s’occuper de son enfant. Ce nouveau congé permettrait aux parents une indemnisation plus élevée que le congé parental actuel.
L’indemnisation serait assurée par la Sécurité sociale :
Il a été repoussé au mois de juillet 2026. Malgré ce report, les parents dont les enfants naissent ou sont adoptés entre le 1ᵉʳ janvier et le 31 mai pourront aussi en profiter. Le ministère de la Santé et des Familles a précisé qu’un délai exceptionnel, valable jusqu’à la fin de l’année 2026, leur sera accordé pour prendre ce congé.
Avec la hausse de 2 % du plafond de la Sécurité sociale (48 060 €), les plafonds de déduction fiscale des versements volontaires sur un plan d’épargne retraite augmentent.
Chaque 1er janvier, le Plafond Annuel de la Sécurité Sociale est réévalué (PASS). Le PASS sert de base pour les calculs des montants des pensions, retraites, des indemnités journalières pour maladie, accident du travail ou maternité. En 2026, le PASS augmentera de 2%. Au 1er janvier, le PASS sera de 48 060 € (contre 47 100 € en 2025). Le plafond mensuel sera quant à lui à 4 005 € (contre 3 925 € en 2025).
Voici les plafonds annoncées pour l’année 2026 :
À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, un malus écologique rétroactif s’appliquera uniquement à certains véhicules d’occasion très spécifiques (comme des voitures immatriculées depuis 2015, qui n’avaient pas payé de malus lors de leur première immatriculation et dépassent certains seuils). Ce malus est dû lors d’un changement de carte grise ou de propriétaire, mais il ne concerne pas tous les véhicules d’occasion.
Le montant du malus diminue avec l’ancienneté du véhicule.
La taxe s’applique uniquement lors d’une revente ou d’un changement de carte grise.
Le calcul du diagnostic de performance énergétique évolue. Le coefficient de conversion de l’électricité passe de 2,3 à 1,9. Cela permettra d’améliorer la note des logements chauffés à l’électricité.
Aucun logement ne verra son DPE baisser. Environ 850 000 logements sortiront des classes F ou G.
À compter du 1er janvier 2026, les frais d’agence seront indexés sur l’Indice de Référence des Loyers (IRL). Pour l’année 2026, c’est l’IRL du 3ème trimestre de 2025 (145,77) qui sera pris en compte pour l’augmentation des frais d’agence. Ces nouvelles règles s’appliqueront uniquement aux baux signés à partir du 1er janvier 2026. Les frais d’agence comprennent la visite du logement, la constitution du dossier, la rédaction du bail et l’état des lieux.
À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, le taux d’intérêt du plan d’épargne logement (PEL) passe à 2 % pour les nouveaux contrats. Ceux ouverts en 2025 restent, eux, rémunérés à 1,75 %. Cette augmentation concerne uniquement les PEL nouvellement créés et ne change rien pour les plans déjà en cours
Des rumeurs sur les réseaux sociaux annoncent la gratuité des transports en commun à partir de 2026. Ces informations sont fausses.
Le ministère des Transports a démenti :
« À ce jour, aucune disposition légale ou réglementaire n’est envisagée en ce sens ».
À compter du 1ᵉʳ janvier, plusieurs tarifs des transports en Île-de-France vont augmenter. Le passe Navigo mensuel coûtera 90,80 euros, soit 2 euros de plus qu’en 2025.
Pour ceux qui paient à l’année, l’abonnement toutes zones passera à 998,80 euros, ce qui représente une hausse de 22 euros.
Les abonnements destinés aux jeunes sont aussi concernés : le passe Imagine R augmentera de 9 euros et atteindra 393,30 euros, tandis que l’Imagine R junior passera de 16,80 à 17,20 euros.
Enfin, le billet spécifique pour aller ou revenir des aéroports d’Orly et de Roissy coûtera désormais 14 euros, soit 1 euro de plus.
Dès le 1ᵉʳ janvier, le prix des carburants à la pompe devrait augmenter de 4 à 6 centimes par litre. Cette hausse serait liée aux changements apportés au système des certificats d’économies d’énergie (CEE), selon l’Union française des industries pétrolières.
À partir du 1er janvier, l’Assurance maladie remboursera des analyses qui permettent de détecter une soumission chimique. Ce dispositif est une expérimentation prévue par la loi de financement de la Sécurité sociale. Ce sont 4 régions, l’Île-de-France, les Hauts-de-France, les Pays de la Loire et la Guadeloupe, qui bénéficieront de cet accompagnement. L’objectif est d’améliorer la prise en charge des victimes, en leur permettant d’accéder rapidement aux analyses sans avoir déposé plainte. En cas de résultat positif, un parcours accompagnant le patient pourra être mis en place pour l’aider dans ses démarches (dépôt de plainte et autre procédure administrative).