[Mis à jour le 14/04/2026] Alors que les prix du carburant restent proches de leurs plus hauts niveaux en France, le gouvernement prépare désormais une nouvelle mesure exceptionnelle pour tenter de limiter la flambée à la pompe. L’exécutif travaille sur un encadrement des marges des distributeurs, voire un mécanisme de plafonnement automatique. On fait le point sur les mesures envisagées par le gouvernement.
Selon plusieurs informations concordantes publiées le 14 avril 2026, le gouvernement travaille actuellement sur un dispositif exceptionnel pour encadrer les marges des distributeurs de carburant. Un projet de décret est en cours de préparation et pourrait permettre à l’État d’intervenir directement sur les marges pratiquées par les stations-service.
Initialement, l’exécutif avait évoqué un plafonnement des prix à la pompe, mais la piste privilégiée serait finalement un encadrement des marges, afin de rester compatible avec les règles de la concurrence.
Selon les informations révélées par plusieurs médias :
L’objectif du gouvernement est d’éviter que les distributeurs profitent de la volatilité du marché pour augmenter leurs bénéfices.
À ce stade, aucune décision définitive n’a encore été prise. Sébastien Lecornu doit encore arbitrer entre plusieurs options, et le projet de décret devra également passer par :
Si elle est adoptée, cette mesure viserait surtout à désamorcer les tensions sociales liées à la hausse du carburant, dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
Contrairement à certains pays, la France ne peut pas facilement fixer directement le prix du carburant. En effet, les prix à la pompe sont normalement déterminés par la libre concurrence entre les distributeurs. L’État ne peut intervenir que dans des situations exceptionnelles prévues par le Code du commerce, par exemple en cas de crise économique ou énergétique.
C’est pour cette raison que le gouvernement privilégie aujourd’hui un encadrement des marges des distributeurs, une mesure plus simple à mettre en œuvre juridiquement.
Selon les dernières estimations disponibles mi-avril 2026, les prix des carburants restent à des niveaux très élevés en France :
Contrairement aux espoirs du gouvernement, la baisse observée depuis le cessez-le-feu temporaire au Moyen-Orient reste très limitée. Dans certaines zones, les prix n’ont diminué que d’environ 1 centime par litre, bien loin des 5 à 10 centimes attendus initialement.
Les prix restent ainsi largement supérieurs aux niveaux observés avant la crise liée aux tensions autour du détroit d’Ormuz.
La baisse observée depuis le 8 avril s’explique principalement par le recul du prix du pétrole sur les marchés internationaux. Après plusieurs semaines de tensions liées au conflit entre les États-Unis et l’Iran, un cessez-le-feu temporaire et la réouverture partielle du détroit d’Ormuz ont permis de détendre les marchés.
Le prix du baril de Brent, référence en Europe, est ainsi passé d’environ 112 dollars le 20 mars à 94 dollars le 10 avril, entraînant une baisse progressive des prix à la pompe dans les jours suivants.
Cependant, cette baisse reste fragile : le marché pétrolier réagit très rapidement aux tensions géopolitiques et aux décisions des grands pays producteurs.