[Mis à jour le 16/01/2026] Le gouvernement relance l’idée d’une allocation sociale unique, qui regrouperait notamment le RSA, la prime d’activité et certaines aides au logement. Annoncé à l’automne 2025, le projet de loi était initialement attendu en décembre 2025, mais son calendrier se décale vers 2026 et ses modalités restent encore à préciser. Si vous percevez déjà ces aides, vous pourriez être concerné. Décryptage.
L’idée remise sur la table par le gouvernement est de simplifier l’accès aux droits en rapprochant plusieurs prestations aujourd’hui séparées. Concrètement, si vous percevez le RSA, la prime d’activité et une aide au logement (comme les APL), vous recevez aujourd’hui des paiements distincts et vous devez effectuer des démarches différentes.
Avec l’allocation sociale unique – parfois présentée comme une allocation sociale unifiée (ASU) – l’objectif serait de rendre le système plus lisible et de réduire les erreurs de calcul, les indus et le non-recours, notamment via une meilleure utilisation des données administratives.
L’exécutif met aussi en avant un deuxième objectif : garantir que la reprise d’emploi reste toujours plus avantageuse que l’inactivité, à situation comparable.
Ce chantier s’inscrit dans la continuité de la solidarité à la source : depuis mars 2025, une partie des ressources est préremplie dans la déclaration trimestrielle RSA / prime d’activité, à partir du montant net social, pour limiter les erreurs et les indus.
Annoncée le 14 novembre 2025 par le Premier ministre Sébastien Lecornu, l’allocation sociale unique devait faire l’objet d’un projet de loi présenté en décembre 2025.
Mais début 2026, le calendrier a glissé : selon La Tribune, le gouvernement termine encore des consultations, ce qui a retardé l’envoi au Conseil d’État puis la présentation en Conseil des ministres (initialement prévue en décembre).
La suite attendue est la suivante :
Parmi les pistes évoquées figure la création d’un compte social unique : il s’agirait d’une interface donnant une vue d’ensemble des ressources et des aides perçues, et permettant de simuler l’effet d’une reprise d’emploi sur le niveau d’aides
L’allocation sociale unique vise d’abord les personnes qui perçoivent aujourd’hui le RSA, la prime d’activité et certaines aides au logement (les APL sont souvent citées dans le débat public et par la presse, mais le périmètre exact reste à préciser).
Profils potentiellement concernés :
Si vous cumulez déjà RSA + prime d’activité + APL, vous êtes typiquement au cœur du chantier : l’objectif affiché est de simplifier (moins de démarches dispersées) et de mieux sécuriser les droits (moins d’erreurs / de ruptures), mais les montants et règles exactes ne sont pas encore connus.
Portée depuis plusieurs années dans le débat public (dans la lignée des chantiers de simplification annoncés dès 2018), l’allocation sociale unique vise d’abord à rendre l’accès aux droits plus simple et plus automatique.
Si elle est conçue avec des moyens et des garde-fous, elle pourrait apporter :
Les associations et plusieurs organisations alertent sur le fait qu’une réforme de cette ampleur peut créer des “perdants” si elle est menée à budget constant ou si elle revient à harmoniser par le bas.
La mission parlementaire insiste d’ailleurs sur un principe de vigilance : la réforme ne devrait pas faire baisser les allocations des ménages les plus modestes, ce qui suppose une transition avec protections/compensations si nécessaire.
À ce stade, il faut surtout retenir un calendrier qui a glissé. Le projet de loi sur l’allocation sociale unique avait été annoncé pour décembre 2025, mais la préparation du texte se poursuit (consultations en cours), ce qui a retardé son envoi au Conseil d’État puis sa présentation en Conseil des ministres.
Les repères connus (et les prochaines étapes attendues) :
Concernant une expérimentation puis une entrée en vigueur progressive (par exemple à partir de 2027), cela reste une hypothèse de travail souvent évoquée, mais pas un calendrier acté tant que le texte n’est pas présenté et discuté.
Un plafond à 1 500 € par mois est régulièrement cité dans le débat public, notamment par certains acteurs. Mais ce plafond n’apparaît pas, à ce stade, comme une mesure annoncée officiellement dans la communication gouvernementale de lancement (novembre 2025) sur l’allocation sociale unique.
Côté opinion, un sondage Odoxa réalisé pour la Fondation iFRAP (septembre 2025) indique que 77% des Français se disent favorables à un plafond global des aides sociales. Parmi ceux qui souhaitent un plafonnement, 72% placent ce plafond à 1 500 € par mois ou moins, ce qui correspond à 55% des Français une fois rapporté à l’ensemble de la population.