Réforme CPF 2026 : l’accord de l’employeur bientôt obligatoire ?

[Mis à jour le 23/07/2026] Le gouvernement envisage une nouvelle réforme du CPF. Chaque formation pourrait être contrôlée par l’employeur, l’Apec ou France Travail avant l’inscription. Cette mesure n’est pas encore appliquée. Voici ce qui pourrait changer et les règles à connaître avant d’utiliser vos droits.
Que prévoit la nouvelle réforme du CPF ?
Le ministre du Travail souhaite recentrer le compte personnel de formation (CPF) sur les projets liés à l’emploi. Avant tout achat, la formation pourrait être vérifiée pour savoir si elle correspond à une évolution professionnelle réaliste et aux besoins du marché du travail.
Selon les premières pistes, un salarié pourrait devoir passer par son employeur ou un conseiller en évolution professionnelle. Un cadre pourrait être orienté vers l’Apec et un demandeur d’emploi vers France Travail. Un questionnaire automatisé sur le projet professionnel est également envisagé.
Est-il déjà obligatoire de demander l’accord de son employeur ?
Non. En 2026, vous pouvez toujours utiliser votre CPF directement depuis Mon Compte Formation lorsque la formation se déroule hors de votre temps de travail.
L’accord de l’employeur reste nécessaire si la formation a lieu pendant vos heures de travail, notamment pour organiser votre absence.
Qui pourrait être concerné par cette réforme CPF ?
- Salarié : validation envisagée par l’employeur ou un conseiller
- Cadre : validation envisagée par l’employeur ou l’Apec
- Demandeur d’emploi : validation envisagée par France Travail
Pourquoi la réforme du CPF fait-elle débat ?
Le gouvernement souhaite mieux relier les formations financées à l’emploi et maîtriser une dépense proche de 2 milliards d’euros par an. Le Sénat estime également que l’effet du CPF sur les parcours professionnels reste inégal.
Les syndicats craignent toutefois une perte d’autonomie. La CFDT défend le CPF comme un droit individuel. La CGT redoute qu’un salarié ne puisse plus choisir une reconversion différente des besoins immédiats de son employeur. Le patronat soutient davantage le principe d’un contrôle.
- La réforme du CPF n’est pas encore entrée en vigueur.
- Une validation par l’employeur, l’Apec ou France Travail est envisagée.
- Les salariés, les cadres et les demandeurs d’emploi pourraient être concernés.