Non, il n’y a pas eu de revalorisation des pensions Agirc-Arrco au 1er décembre 2025. La revalorisation éventuelle intervient une fois par an, à la date du 1er novembre.
Non. Le 17 octobre 2025, les partenaires sociaux n’ont pas trouvé d’accord sur la hausse annuelle des pensions Agirc-Arrco. Selon l’accord national interprofessionnel d’octobre 2023, le taux de revalorisation devait, en théorie, suivre l’évolution des prix à la consommation hors tabac, diminuée de 0,4 point. En 2025, l’inflation anticipée par l’Insee est d’environ 1 %, ce qui aurait conduit à une hausse théorique d’environ 0,6 %. Mais le blocage entre syndicats et organisations patronales a finalement abouti à un gel des pensions au 1er novembre 2025.
Le 17 octobre 2025, le conseil d’administration de l’Agirc-Arrco n’est pas parvenu à trouver un accord sur la hausse annuelle des pensions. Les organisations syndicales défendaient une augmentation d’au moins 0,6 %, voire jusqu’à 1 %, pour compenser l’inflation, tandis que les représentants du patronat refusaient de dépasser 0,2 %. Faute de compromis, la revalorisation n’a pas été décidée et la hausse des pensions Agirc-Arrco au 1er novembre 2025 est donc de… 0 %.
Pourtant, les finances du régime sont solides : l’Agirc-Arrco affiche un résultat positif en 2024 et des réserves d’environ 85 milliards d’euros, soit plus de 10 mois de pensions versées, alors que la “règle d’or” impose un plancher d’environ 6 mois. Aux yeux des syndicats, cette situation financière permettait donc une hausse des pensions sans fragiliser les réserves.
Le gel des pensions de base faisait également partie du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS 2026), dans un contexte de réduction du déficit public et d’endettement supérieur à 3 000 milliards d’euros.
Par ailleurs, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé, dans son discours de politique générale, la suspension de la réforme des retraites de 2023 jusqu’à l’élection présidentielle. Cette décision augmente l’incertitude pour les régimes de retraite, dont l’Agirc-Arrco, certains départs anticipés pouvant entraîner davantage de dépenses à court terme.
Avec l’inflation annoncée, ce n’est pas une surprise de vous annoncer que ce gel des pensions va faire baisser le pouvoir d’achat des retraités concernés.
Selon les calculs de Notre Temps, pour une pension totale de 1 400 euros, la perte du pouvoir d’achat atteindra environ 11 euros par mois, soit près de 136 euros sur l’année. Un retraité touchant 2 300 euros perdra 17 euros, 21 euros de perdu pour une pension de 2 800 euros. Enfin, pour une pension plus élevée de 4 000 euros, la perte va se situer à 28 euros par mois. Ces montants prennent en compte à la fois le gel des retraites de base et celui des pensions Agirc-Arrco.
Ces dernières années, les pensions de retraite complémentaires Agirc-Arrco ont été revalorisées comme suit :
La hausse pour 2025 aurait pu se situer entre 0,2 % et 1 %, selon l’application de la règle prévue par l’accord d’octobre 2023. La prochaine revalorisation éventuelle des pensions Agirc-Arrco interviendra au 1er novembre 2026, date à laquelle les partenaires sociaux seront à nouveau appelés à se prononcer. Encore un an d’attente.
En attendant, la valeur d’achat du point Agirc-Arrco reste inchangée au 1er janvier 2026. Cela signifie que les salariés du privé continueront d’acquérir le même nombre de points pour une cotisation identique.