Le Complément de libre choix du mode de garde (CMG) est une aide financière versée par la Caisse d’allocations familiales (Caf) ou la Mutualité sociale agricole (MSA). Son objectif est de couvrir une partie des frais liés à la garde d’enfants, notamment lorsque les parents emploient directement un assistant maternel ou une garde d’enfants à domicile.
Cette aide permet ainsi de réduire le reste à charge des familles en fonction de leurs ressources, du nombre d’enfants à charge et des heures de garde nécessaires.
Le mode de calcul du CMG, en place depuis plusieurs années, ne reflétait plus pleinement la diversité des besoins des familles ni les évolutions du coût réel des modes de garde. Certaines familles, notamment monoparentales ou ayant des besoins élevés d’accueil, se retrouvaient avec des aides insuffisantes. De plus, un écart important subsistait entre le coût net supporté par les familles recourant à la crèche et celles employant un assistant maternel, alors que la qualité des services proposés était comparable.
La réforme a donc visé à moderniser ce dispositif pour mieux prendre en compte la réalité des familles : leur composition, leurs ressources, le nombre d’heures de garde nécessaires, et à réduire les inégalités entre modes de garde.
Les changements principaux ont été appliqués à partir du 1er septembre 2025. Depuis cette date, le calcul du montant du CMG est modifié et les familles ont été informées du nouveau montant lors de leur déclaration de septembre. Par ailleurs, deux nouveautés spécifiques sont entrées en vigueur à des dates distinctes :
Le calcul du CMG est désormais directement lié aux ressources des parents, au nombre d’enfants à charge et au nombre d’heures de garde nécessaires. Cela signifie que la prestation est mieux calibrée selon les besoins réels de chaque famille, avec une meilleure prise en compte du temps d’accueil.
Autre point important, le coût résiduel supporté par les familles entre le recours à la crèche et à un assistant maternel est désormais plus proche.
Avant, les familles monoparentales pouvaient bénéficier du CMG seulement jusqu’aux 6 ans de l’enfant. Cette limite a été repoussée jusqu’aux 12 ans, leur permettant ainsi de couvrir des besoins de garde plus larges, notamment les temps extrascolaires, souvent coûteux et mal pris en charge.
Pour les parents séparés qui ont mis en place une résidence alternée, la réforme ouvre un nouveau droit : chacun des deux parents pourra bénéficier du CMG en fonction des heures de garde à sa charge, sous réserve de remplir les conditions d’éligibilité.
Ce droit s’applique depuis le 1er décembre 2025.
Auparavant, les familles devaient toujours payer au moins 15 % du coût de la garde. Désormais, certaines familles, notamment les plus modestes, peuvent avoir un reste à charge inférieur à 15 %.
Le calcul du CMG ne dépend plus de ces deux tranches d’âge. Les règles sont désormais les mêmes quel que soit l’âge de l’enfant, ce qui simplifie le dispositif.
Les familles qui emploient un assistant maternel ou une garde d’enfants à domicile sur un nombre important d’heures bénéficient en général d’une augmentation de leur CMG. Cette revalorisation correspond à une meilleure prise en compte du temps d’accueil réel et à un ajustement des montants pour soutenir davantage les familles modestes.
À l’inverse, certaines familles avec des besoins d’accueil plus modestes ou des revenus plus élevés peuvent voir leur CMG diminuer.
Grâce à la réforme, le coût net de l’accueil d’un enfant en crèche ou par un assistant maternel est plus proche. Cela devrait encourager les familles à choisir un mode de garde en fonction de leurs préférences et contraintes plutôt que sur un critère économique trop marqué.
La réforme est mise en œuvre automatiquement par l’Urssaf service Pajemploi. Aucune démarche n’est donc nécessaire pour les familles déjà bénéficiaires : elles ont été informées du nouveau montant lors de la déclaration de septembre 2025.
Pour les familles monoparentales ayant des enfants de plus de 6 ans et qui n’étaient pas bénéficiaires, il suffit de faire une demande classique auprès de la Caf ou de la MSA.
En cas de résidence alternée, chaque parent doit informer la Caf ou la MSA de la situation, partager les allocations familiales lorsque c’est nécessaire et disposer de son propre contrat de garde déclaré auprès de l’Urssaf service Pajemploi. Une déclaration spécifique pourra donc être demandée, en particulier si un seul parent percevait jusqu’ici les prestations familiales.
Pour anticiper vos droits, vous pouvez utiliser le simulateur CMG de Mes Allocs . Il vous permet d’estimer le reste à charge en fonction de vos ressources, du nombre d’enfants, des heures de garde et du mode de garde choisi. Il est facile, rapide, et surtout gratuit.