La menace d’une « année blanche », c’est-à-dire le gel des aides sociales et des pensions pour des millions de bénéficiaires, reste au cœur du débat. Le 12 novembre 2025, l’Assemblée nationale a largement supprimé cette mesure pour protéger le pouvoir d’achat des ménages les plus fragiles. Mais le 26 novembre 2025, le Sénat a rétabli un gel partiel en 2026, en épargnant notamment l’AAH et les petites retraites. Alors, qu’est-ce que ça pourrait changer pour vous ? Explications.
Le 12 novembre 2025, l’Assemblée nationale a massivement rejeté le projet de gel des prestations sociales et des pensions de retraite pour l’année 2026.
Le 26 novembre 2025, le Sénat a, au contraire, voté le rétablissement d’un gel partiel pour 2026 : certaines prestations et pensions seraient gelées, avec des exceptions (notamment pour l’AAH et les petites retraites).
Le texte doit maintenant revenir à l’Assemblée nationale pour une nouvelle lecture. Tant que la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 n’est pas définitivement adoptée et promulguée, l’avenir des revalorisations reste incertain.
En temps normal, vos prestations sociales (RSA, APL, prime d’activité, etc.) sont revalorisées chaque année au 1ᵉʳ avril, en fonction de l’inflation.
Aujourd’hui, deux visions s’opposent :
La version finale dépendra du texte adopté à l’issue des prochains votes à l’Assemblée. À ce stade, on ne peut donc pas encore dire avec certitude si vos prestations seront revalorisées en 2026 ou non.
Si le gel partiel voté par le Sénat était confirmé dans la loi définitive, il ne toucherait pas tout le monde de la même façon.
Seraient potentiellement concernés :
Seraient en revanche épargnés de ce gel des aides :
Ces règles ne sont pas encore définitives : elles peuvent encore évoluer lors de la nouvelle lecture à l’Assemblée.
Le gel des aides sociales, qu’on appelle aussi l’année blanche, consiste à geler partiellement ou totalement les dépenses publiques de l’État (liées à la Sécurité sociale par exemple). Cela signifie que les prestations sociales (RSA, AAH, prime d’activité, allocations familiales…) et les pensions de retraite ne seraient pas revalorisées, même si les prix (inflation) continuent d’augmenter.
En fonction de l’évolution des prix à la consommation (hors tabac) des douze derniers mois, de nombreuses prestations sociales sont revalorisées chaque année à compter du 1er avril :
Les pensions de retraite de base sont normalement revalorisées au 1ᵉʳ janvier, en fonction de l’inflation. Pour 2026, la hausse serait d’environ 1 % si la règle habituelle est appliquée.
Cependant, le gouvernement a proposé de geler cette revalorisation dans le cadre du budget de la Sécurité sociale, et le Sénat a voté en ce sens. L’Assemblée nationale, elle, s’y est opposée.
Résultat : la question reste ouverte tant que la loi définitive n’est pas adoptée.
Tant que le Parlement n’a pas adopté définitivement la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, les règles de revalorisation pour l’année 2026 ne sont pas figées.