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Aides sociales

Découvert bancaire 2026 : ce qui va changer pour vous

Article rédigé par Camille Jouanne le 30 octobre 2025 - 6 minutes de lecture

Fini le découvert bancaire accordé automatiquement ! À partir du 20 novembre 2026, les banques ne pourront plus vous accorder de découvert bancaire automatique. Vous devrez désormais en faire la demande, et votre banque devra vérifier votre capacité à rembourser. Ce changement, imposé par une directive européenne, touche directement votre budget du quotidien. On vous explique concrètement ce que cela implique, qui sera concerné et comment vous préparer.

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Qu’est-ce qui va changer concrètement en 2026 ?

Une autorisation de découvert qui ne sera plus automatique

Concrètement, votre banque devra désormais étudier votre solvabilité avant de vous accorder un découvert. Cela signifie qu’elle analysera vos revenus, vos charges et vos habitudes de dépenses pour déterminer si vous êtes en mesure de supporter ce découvert sans mettre vos finances en danger.

Jusqu’ici, il suffisait souvent d’un simple accord tacite ; à partir de 2026, il faudra remplir un dossier, obtenir une réponse formelle et signer un contrat. Cette autorisation aura donc un statut comparable à celui d’un petit crédit à la consommation, avec des obligations d’information et un taux annuel effectif global (TAEG) clairement affiché.

Une réforme issue de l’Europe

Cette évolution découle de la directive européenne 2023/2225 sur le crédit à la consommation, que la France a transposée en septembre 2025. L’objectif ? Mieux encadrer les crédits du quotidien, dont le découvert bancaire, souvent utilisé sans mesurer son coût réel. À partir du 20 novembre 2026, chaque nouveau découvert ou « facilité de caisse » sera considéré comme un crédit à part entière.

Un contrôle plus léger pour les petits montants

Bonne nouvelle : les démarches ne seront pas les mêmes selon les montants. En dessous d’environ 200 €, les vérifications resteront allégées, avec une procédure simplifiée. Au-delà, les banques devront effectuer un contrôle complet de votre situation financière avant de valider le découvert.

Qui n’est pas concerné par cette réforme ?

Pas de panique si vous disposez déjà d’un découvert autorisé : la réforme ne s’appliquera qu’aux nouvelles demandes formulées après le 20 novembre 2026. Les autorisations existantes continueront à fonctionner normalement jusqu’à leur renouvellement. En revanche, toute modification de votre plafond ou ouverture d’un nouveau compte sera soumise aux nouvelles règles.

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Qui sera impacté par la fin des découverts automatiques ?

Vous êtes probablement concerné si vous avez déjà recours à un découvert, même ponctuellement.

Les ménages modestes et les classes moyennes en première ligne

Pour les foyers aux revenus modestes, cette mesure risque de peser lourd. Le découvert est souvent un outil de gestion de fin de mois : un moyen de régler les courses ou le plein d’essence avant le versement du salaire. Selon plusieurs banques interrogées par TF1 Info et Franceinfo, ces profils seront les plus impactés, car leur solvabilité sera jugée fragile.

Témoignage
« Sans mon petit découvert, je ne tiendrais pas jusqu’à la fin du mois. » confie Sophie, 38 ans, aide-soignante à Nantes. Chaque mois, son compte passe brièvement dans le rouge, entre 150 € et 200 €, le temps que son salaire tombe. « Je ne dépasse jamais mon autorisation, mais c’est une sécurité. Si ma banque me demande des justificatifs à chaque fois, ça risque de devenir compliqué. »

Les jeunes actifs et indépendants également concernés

Les jeunes travailleurs et les indépendants, souvent avec des revenus variables, pourraient eux aussi rencontrer des difficultés. Un découvert sera toujours possible, mais après examen. S’il est jugé risqué, la banque pourra le refuser ou proposer une alternative (crédit court terme, micro-prêt, accompagnement budgétaire).

Les comptes avec de petites autorisations (moins de 200 €) ou déjà ouverts avant la réforme ne seront pas immédiatement affectés. Mais à long terme, l’accès à ce type de facilité sera plus encadré pour tout le monde.

Quel est le but de cette réforme sur les découverts autorisés ?

Ce durcissement n’a pas pour objectif de vous compliquer la vie, mais de mieux vous protéger. Le découvert est aujourd’hui l’un des crédits les plus coûteux du marché. En moyenne, le taux annuel effectif global (TAEG) dépasse souvent 15 %, bien plus qu’un prêt classique. Et pourtant, beaucoup d’utilisateurs ne le perçoivent pas comme un crédit.

Limiter le surendettement et les mauvaises surprises

Le gouvernement veut éviter les « spirales invisibles » d’endettement : ces situations où vous restez en découvert permanent, sans solution de sortie, tout en payant des frais élevés chaque mois. En obligeant les banques à vérifier votre solvabilité et à vous informer sur les coûts, la réforme vise à rendre les découverts plus transparents et responsables.

Harmoniser les règles en Europe

Cette mesure s’inscrit aussi dans un mouvement européen : la directive impose aux États membres de traiter de la même manière les petits crédits du quotidien (crédits renouvelables, paiements fractionnés, découverts bancaires). L’idée est d’assurer une protection uniforme des consommateurs sur l’ensemble du continent.

Quelles conséquences concrètement pour vous ?

Des démarches plus longues, mais plus claires

Jusqu’ici, obtenir un découvert pouvait se faire en quelques minutes via votre appli bancaire. Après 2026, il faudra passer par un examen, fournir des justificatifs et signer un contrat. Le processus sera plus long, mais il vous donnera une vision claire du coût réel de votre découvert.

Un accès plus difficile pour certains profils

Les banques pourront refuser une autorisation si votre budget est jugé trop serré. Par exemple, un salarié gagnant 1 500 € net par mois, avec 1 200 € de charges fixes, pourrait se voir refuser un découvert de 500 € : la banque estimera que cela augmente trop son taux d’endettement.

Des frais toujours présents

Les frais de découvert (agios, commissions) ne disparaîtront pas, mais ils seront mieux encadrés. La différence, c’est que vous saurez à l’avance combien ils vous coûteront. Vous signerez un document mentionnant le taux, la durée et les conditions. Vous pourrez ainsi comparer plus facilement avec d’autres solutions de financement.

En résumé :
  • À partir du 20 novembre 2026, le découvert bancaire ne sera plus automatiquement accordé.
  • Les banques devront vérifier vos revenus et vos charges avant d’accorder ou renouveler un découvert.
  • Les petits montants (environ 200 € ou moins) resteront soumis à une procédure simplifiée.
  • Les découverts déjà autorisés avant 2026 resteront valables jusqu’à leur renouvellement.
  • Objectif : protéger les consommateurs et limiter les situations de surendettement.
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Camille Jouanne
Responsable éditoriale chez Mes Allocs, je rejoins l'équipe en février 2024 après une expérience en agence web. Je suis spécialisée sur les sujets liés aux aides sociales, aux impôts, à la Sécurité Sociale et à la retraite. Mon rôle est de garantir la qualité, la pertinence et la cohérence des contenus publiés. J'accompagne les rédacteurs et rédactrices de l’idée à la publication, avec le souci du détail. Ma priorité : proposer des contenus fiables, engageants et pensés pour les lecteurs.